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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 13:23

marjorie2-copie-1.jpg

 

Marjorie Raymond était quelqu’un de sans histoires. Son entourage la décrivait comme une élève modèle et comme une enfant jolie et sociable. Malheureusement, elle devint la cible de brimades et d’actes d’intimidations de la part d’autres élèves quand sa famille déménagea, au Canada.

 

Son enfer dura trois ans. Quand les brimades cessaient à l’école, elles reprenaient sur internet. Alarmée, sa maman alerta la direction à plusieurs reprises, avec des résultats peu probants.

 

Marjorie avait quinze ans quand sa maman la trouva pendue dans leur garage, avec près d’elle la lettre qu’aucune mère ne devrait jamais lire :

 

 

Chère maman! Je suis énormément désolée de ce que j'ai fait et sache que c'est loin d'être ta faute.

 

Au contraire, je te ferai du mal sans le vouloir. Tu es la meilleure maman au monde. C'est juste que la vie, je n'en peux plus. Montre cette lettre aux gens qui vont te blâmer! AVIS À TOUS : Chantal Larose est une personne exceptionnelle et une mère formidable!

 

Je ne t'aurais échangée pour rien au monde!

 

Maman, je vais veiller sur toi. À chaque seconde qui va passer, je vais être près de toi pour te soutenir. En d'autres mots, je vais être ton ange gardien pour toujours. Je t'adoreeeeeeeeeeee.

 

Je ne veux pas que tu aies de la peine. Je crois que ma place est en haut.

 

Je ne méritais pas d'être entourée par des trésors comme toi. Je m'en veux tellement de t'avoir donné la vie dure...

 

Je dis fuck le proverbe qui dit "loin des yeux, loin du coeur!" Tu ne me verras plus, mais je serai là à chaque instant. Excuse-moi, maman, vous allez tous me manquer! Dis-toi que j'ai eu du mal à quitter ce monde, car je ne peux pas m'imaginer de ne pas vous côtoyer, toi, Greg et Destou. Mais, au moins, je pars pour un monde meilleur.

 

Ne fais surtout pas de connerie. Continue de nous aimer, nous, tes trois enfants, de prendre soin d'eux et surtout de toi.

 

Tu mérites tout l'or du monde. Au plaisir de te revoir en haut. Je vais t'attendre avec papi Yves à mes côtés et sache que lorsque tu te sentiras observée ou touchée, c'est moi qui te sers dans mes bras de toutes mes forces.

 

Je t'aime à l'infini. Aucun mot ne peut te décrire.

 

Greg, mon cher frère, occupe-toi de maman comme une prune. Ça va me manquer de m'obstiner. Je t'adore même si toi ça laisse à désirer.

 

Prends soin de toi! Et aide notre précieuse maman.

 

Destiny, mon petit chaton, tu ne comprendras pas ce qui s'est passé. Et je ne veux pas non plus. Continue de bien grandir, tu es mon petit amour! Je vais suivre ton parcours, parce que je ne veux pas que tu prennes les mêmes chemins que moi!

 

Maintenant je suis avec ton papa! Je t'aime.

 

Papa, je ne sais pas quoi te dire à part que tu es quelqu'un de bien et même si on ne se voyait pas souvent, tu comptais beaucoup à mes yeux.

 

Vous êtes tous dans mon coeur! Et je vais le répéter! Ce n'est pas la faute à ma superbe de maman!

 

C'est la faute de la vie et des gens jaloux, qui veulent seulement gâcher le bonheur des autres.

J'espère que vous allez me pardonner.

 

Je vous AIME et je vais veiller sur chacun de vous.

 

 

Vous avez tout lu ? Maintenant, je vous pose une question : pensez-vous que quelqu'un qui écrit des lettres aussi gentilles peut mériter d'être harcelé jusqu'à la mort ?

 

C’était le 28 novembre dernier. Depuis, plusieurs pages Facebook se sont créées pour rendre hommage à Marjorie.

 

Toutes nos pensées vont vers elle, vers ses parents, son frère de treize ans et sa sœur de cinq ans.

 

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 12:58

Bonjour 


Voici mon témoignage : Tout a commencé lors de ma première année de maternelle; dans une école en Bretagne.
J'ai été prise à partie par un groupe d'élèves, qui lors des récréations, s'amusaient à m'enterrer dans le bac à sable de l'école, je me retrouvais alors avec du sable partout dans mes vêtements, dans les cheveux etc. Ils me tapaient également, j'avais des bleus partout en rentrant de l'école 
et je pleurais....
Petite fille gentille; trop gentille même; je ne me défendais pas c'est très difficile...
Ma mère s'est rendue alors à l'école pour explications, mais malheureusement cela n'a rien changé, tous les midis la directrice appelait ma mère pour qu'elle vienne avec des vêtements propres etc.
Les élèves en question ont été réprimandées, les parents convoqués ne sont jamais venus !! 
Finalement j'ai du être changée d'école et cela s'est tout de suite très bien passé...


En 1995, je rentre alors en CM2 dans une école primaire toujours en Bretagne...
Et là je suis prise comme victime par une camarade de classe, Audrey N...
Je suis insultée, mon cartable est balancé, elle me dit sans arrêt que je pue, je me m'asperge alors de parfum chez moi Audrey N, me fait vivre un véritable calvaire, elle téléphone à mon domicile nuits et jours, insulte ma famille, en classe, pendant la récréations, elle me suit partout se moque de moi (avec d'autres élevés emportés dans son sillage), je ne dors plus la nuit, je me mets à avoir des idées suicidaires mais ma mère se refuse à me changer d'école, mon professeur fait l'autruche sur ce qui se passe et le directeur de l'école dit "Qu'il ne faut pas faire de vagues..." car nous apprenons que l'élève en question à de la famille "bien placée", et que cette Audrey N s'en prends chaque année de nouveau à un élève, mais que personne ne dit rien... sa famille est connue dans le village ou j’habitais à cette époque pour présenter de gros soucis... 
je suis restée malgré tout dans cette école toute mon année de CM2, j'ai perdu mes cheveux à cette époque, tout mes cheveux, on m'a alors diagnostiqué une pelade universelle on se demande bien pourquoi...


La suite de ma scolarité s'est mieux passée, mais je reste assez traumatisée par ce qui a pu se passer, d'ailleurs, aujourd'hui à 28 ans j'ai très peu d'amies, j'ai du mal à faire confiance aux personnes que je fréquente, je ne sais jamais "sur quel pied danser"...

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 12:30

jamey.jpg

 

 

A quatorze ans, Jamey Rodemeyer vivait un enfer tous les jours. Il s’était découvert bisexuel depuis peu et les ados de son âge ne cessaient de le harceler. On le frappait, on le traitait de « pédé », on lui reprochait d’être honnête, sensible, de traîner avec une bande de filles…

 

Les parents de Jamey essayaient bien de l’aider comme ils le pouvaient. Jamey se confiait à un psychothérapeute et essayait de régler ses problèmes via internet, en essayant de parler de ce qui lui arrivait et en dialoguant gentiment. Malheureusement, sa page perso fut elle aussi assaillie d’insultes et de commentaires blessants. Entre autres, on lui disait que « les pédés vont en enfer » et on lui conseillait de se tuer…

 

Jamey eut le courage d’enregistrer et de mettre en ligne une vidéo dans laquelle il déclarait qu’il se sentait beaucoup mieux. En autre, il faisait référence à la chanteuse Lady Gaga, précisant que ses chansons, « Born this way » en particulier, lui redonnaient courage et espoir.

 

Malheureusement, ce garçon courageux a mis fin à ses jours le 18 septembre 2011. Militante de la cause homosexuelle, Lady Gaga s’est déclarée bouleversée par cette fin tragique et a déclaré son intention d’aller parler à Barack Obama pour demander une loi contre les actes de harcèlement. Nous espérons tous qu’elle obtienne gain de cause.

 

Repose en paix, Jamey…

 

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 14:01

phoebe.jpg

 

 

Elle s'appelait Phoebe.

Ses parents venaient de quitter leur Irlande natale pour s'installer aux Etats-Unis avec leurs cinq enfants. Phoebe, inscrite au lycée, s’était fait des tas de copains. On la disait mignonne, futée, gentille comme tout.

Mais les problèmes commencèrent le jour où le capitaine de l'équipe de football du lycée, Sean Mulveyhill, invita Phoebe à sortir avec lui, vers la fin de l'année 2009. Il avait déjà une petite copine, Kayla Narey, mais il s’était abstenu de le lui dire. Phoebe rompit vite avec lui. Cependant, il était trop tard.

Vous avez déjà vu une de ces séries américaines où les pom-pom-girls sans cervelle s'acharnent sur la fille intelligente de service ? (mes excuses aux pom-pom-girls du monde réel) C'est ce qui se passa pour la pauvre Phoebe. Sa vie au lycée – et sur Internet car les pestes du lycée eurent vite fait de repérer sa page Facebook – devint un enfer.

Les surveillants et les autres élèves voyaient bien ce qui se passait, mais ils ne dénonçaient rien. Sean ne prit jamais sa défense, bien au contraire. Un jour, Phoebe s’entendit traiter plusieurs fois de « salope irlandaise ». En rentrant chez elle à pieds, elle fut agressée par une des garces qui lui balança une canette de boisson à la tête depuis sa voiture. Quand la petite sœur de Phoebe rentra chez elle à son tour, elle trouva sa sœur de quinze ans pendue dans son placard. Phoebe souffrait tellement que la mort lui semblait plus supportable.

Par la suite, la mère de Phoebe décida de faire un procès à ceux qui ont pourri la vie de leur fille. Six mineurs en tout. Le procès a eu lieu récemment, avec des résultats qui me laissent sans voix.

C’est tellement triste qu’il faille que quelqu’un meure pour que les gens se rendent compte que le harcèlement est quelque chose d’inacceptable…

 

Des liens ici et ici.

 

 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 17:45

Bonjour,



J’ai été souffre-douleur de la sixième jusqu’au lycée. C'est-à-dire que rares furent les jours sans craindre, sans avoir peur, sans avoir mal au ventre. Une véritable guerre !

A mon avis, tout commence avec les règles de bonne conduite que l’on nous impose de respecter dès le plus jeune âge : « Ne réponds pas aux profs car ils te grondent pour ton bien», « ne fait pas de mal à tes copains » bref, on nous apprend et nous impose le respect. Le souffre-douleur est le plus souvent honnête avec ces mignons principes que lui imposent ses parents et les autres adultes.
C’est bien là le problème ! Les grands connaissent-ils ce que subissent leurs petits à l’école de leurs camarades de classe, voir de leurs profs ? La réponse est non ! J’en sais quelque chose et donc je signe et je persiste : Non, peu de grands savent ce que subissent les petits.

Quand, je suis arrivé en classe de CE2, ma maitresse me martyrisais quotidiennement quand je faisais quelque chose quelque soit cette chose. Lorsque je faisais un devoir, que je lui rendais la copie et que je ne comprenais pas ce qu’elle tentait de m’expliquer, j’avais le droit à des baffes et elles étaient fortes. Ou bien, elle me traitait de cinglé, moi un môme de huit ans. Comme si l’on est obligé d’être clair d’esprit à cet âge ! Il y avait donc violence physique et verbale agressive sur mineur. Cela suffisait largement pour la suspendre de ses fonctions et je n’en ai pas parlé pendant des années. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’on me disait que je méritais ces punitions, qu’elle faisait cela pour mon bien ou que je raconte des conneries et, on me rappelait sans cesse d’obéir scrupuleusement aux règles du respect. On est bel est bien comme à l’armée. Lorsque l’on est un enfant on ne peut que croire ces âneries et on subit en pensant qu’on l’a cherché.

Mes années suivantes en primaires ne se sont pas mal passées mais le souvenir de ce que j’ai subit en CE2 est resté bien présent dans mon esprit jusqu’à aujourd’hui.

De mon entrée au collège jusqu’en classe de troisième, un problème supplémentaire s’est ajouté aux profs : c’était mes collègues de classe.

C’est en effet là que j’ai appris à connaitre les durs à cuire, les caïds, ceux qui dominaient. En général, ce sont eux qui mènent les brimades (garçon d’abord mais les filles s’y joignent). Et peu importe pour les profs que cela se déroule sous leurs yeux car ils se contentent de donner leurs cours et rien d’autre. On se croirait à la Mafia avec les parrains qui dominent parce qu’ils ont plus d’hommes, les autres qui laissent faire car ils sont plus faibles et donc plus influencés et, les autorités corrompues : Là au lieu des flics et des juges, c’étaient les profs. Bref, une véritable Mafia ! Et cela n’a rien à voir avec le romantisme de certains films !

Quelle perte de temps pour le personnel éducatif ! En effet à quoi bon tenter d’enseigner si l’on ne repère pas ce que subissent certains élèves ? Tout ce qu’on tente d’apprendre aux victimes ne leur sert à rien ! Dans la plupart des cas, l’élève souffre-douleur ne réussit pas à obtenir de bons résultats car il manque de confiance en lui-même et il sera donc d’autant plus victime de brimades compte tenu de ses résultats car pour les autres, ses mauvais résultats ne viennent que de lui-même. Il passera pour le con de la classe et subira insultes, moqueries, y compris de certains professeurs, comme si l’on n’avait pas assez à subir des bourreaux ! Tout cela ne fera qu’aggraver son cas (ce que j’ai subit) : Pas d’amélioration des résultats, décrochage scolaire et absentéisme car enfin, entre subir des humiliations à l’école ou rester au chaud à la maison, le choix est vite fait ! Moi, j’ai choisit la maison.

Quel est le quotidien de nombreux souffre-douleurs ?

Lorsque l’on se lève, on a déjà mal au ventre car avant d’être allé se coucher, on n’a pas cessé d’avoir peur de ce qui allait nous arriver le lendemain. Et l’on est traité de peureux ou de fainéant.

Lorsque l’on arrive à proximité de l’établissement, on y entre le plus tard possible pour retarder les premières railleries.

En classe, il y a toujours quelqu’un qui se trouve devant ou derrière ou sur les cotés ou de partout pour vous embêter discrètement sans que le prof intervienne et les autres, voyant ce qui se passe en rigolent. Pire, ils participent à la raillerie.

Pourquoi ne pas demander de l’aide au prof ? Il y a plusieurs réponses :

-On a peur des représailles. On peut toujours recevoir plus d’humiliations durant l’intercours. Moi, ca m’est souvent arrivé et, lorsque le prof du cours suivant arrivait, je me faisais engueuler parce que je bougeais pour me défendre alors que j’étais la victime. Le prof étant plus du coté des bourreaux, l’humiliation était pire et les rires moqueurs étaient plus nombreux et plus intenses.
A ce moment là on est vraiment seul face aux autres puisque même le prof fait partie des bourreaux.

-On a peur d’être insulté de « balance ». En effet, la loi du silence s’impose.

-On sait que si le prof intervient, il ne se contentera que d’un sage rappel au calme, de faire moins de bruit. Est ce vraiment suffisant ?

-On peut être traité de peureux, et être peureux est aux yeux des autres un défaut, un aveu de faiblesse, là ou la loi du plus fort l’emporte.

-On a peur de perdre les rares copains que l’on a. Ils peuvent en effet être influencés par les bourreaux et avoir honte d’être du coté de la victime.

-On ne veut tout simplement pas subir davantage d’humiliations. On en a déjà assez comme ça.

Mais le plus souvent tous ces facteurs se combinent et c’est largement plus efficace que de mettre un sparadrap sur la bouche.



A midi, on évite de manger au self. Mieux vaut être externe ou se planquer à midi pour souffler un peu avant de retourner dans cet enfer car si l’on mange au self, on a le droit aux entartrages, aux insultes : « tiens regardes l’autre con en train de manger. », « Qu’est ce que tu fous à coté de moi, vas y casses toi, tu ne manges pas à coté de moi ! ». Les autres font de même et rigolent haut et fort. L’effet de contagion est là !

Lorsqu’il y a récré il vaut mieux se planquer à un endroit isolé ou l’on ne sera pas repéré, car si l’on s’expose pendant la récré, on sait ce que l’on risque (moqueries, humiliation devant tout le monde…).On le sait car on a est habitué a cela.

La fin de la journée est le meilleur moment car le calvaire prend officiellement fin. Il s’agit de sortir de l’établissement en vitesse si l’on ne veut pas être bousculé ou moqué dans la rue.

Il y a également autre chose de pénible : C’est de voir les autres et surtout les bourreaux réussir à être heureux, à se faire respecter alors qu’ils ne respectent pas les plus fragiles, réussir à draguer alors que les victimes sont tellement fragilisées et tellement dévalorisées qu’elles ne peuvent pas. C’est ainsi une partie importante de la jeunesse sinon essentielle qui est gâchée et ca, les victimes ne l’oublient pas.



Pourquoi ne pas en parler aux parents ?

Lorsque l’on est humilié on a honte de soi même et on se sent dévalorisé. On pense que si l’on en parle aux parents, cela les attristera car ils sont attachés à nous. Pire, on se sentira honteux d’être humilié.



Cela n’est bien sur pas sans conséquences sur la vie adulte car lorsque l’on a été humilié, dévalorisé on n’a plus confiance aux gens, on ne sait pas comment leur parler, on a toujours peur d’être rejeté, et ca arrive assez souvent. L’ancien bouc émissaire risque de le rester encore longtemps et de rester solitaire.



Tout cela marque à vie et l’on aurait tort de ne prendre en compte que les jeunes qui sont souffre-douleurs sur le moment. Il faut également s’occuper de ceux qui ont été souffre-douleur pour faire
en sorte à ce que ce genre de drame ne soit plus qu’une parenthèse dans leur vie.

QUEL IMMENSE GACHIS!



Ces années décrites vont de 1996 à 1999.
Cela a bien sûr des conséquences sur la vie adulte de bien des souffre-douleurs car quand on grandit, notre construction et notre façon d’agir se font sur les rapports que l’on a avec autrui.
Evidemment, il y a les souvenirs qui marquent et l’on se dit que notre vie de jeunesse aurait pu être meilleure et que l’on a perdu des années durant lesquelles on aurait du être heureux. Mais plus encore, hormis ces regrets, on a toujours peur que lorsque l’on commence une relation avec une personne (professionnelle ou amicale ou autre chose), ça recommence. Et bien souvent, ca recommence parce que l’on appréhende nos rapports avec autrui et, pour ne pas prendre ce risque, au lieu de se défendre on reste replié et non offensif. Les autres deviennent ainsi dominants et sans gène.
Bref, ça continue, rien ne change par rapport à la période école. Et puis, sachez qu’il n’y a pas d’âge pour être souffre-douleur.

Actuellement, ce n’est plus le cas pour moi car je suis devenu plus offensif lorsque l’on m’attaque (qu'on vienne me chercher maintenant !) et puis, je maitrise bien le domaine dans lequel je travaille, ce qui fait que je suis �

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 16:43

Je suis une mamie à la retraite. Les mercredis, je garde mes deux petits enfants ainsi que deux petites voisines.
Mercredi dernier, ma petite fille et l'une de mes petites voisines, qui sont toutes les deux en CM2 dans la même école, m'ont raconté ce que l'ensemble des élèves de leur classe, surtout les filles, faisaient subir à l’une de leur camarade et j'ai été scandalisée, catastrophée, épouvantée. C'est inimaginable ! Je ne croyais pas que cela pouvait exister au XXIème siècle !
J'ai élevé mes 4 enfants, j'ai moi-même fait des études assez longues pour une personne de mon âge et je n'ai jamais connu une telle situation ni pour moi-même ni pour mes enfants. Notre monde va de plus en plus mal !

Cette petite élève est apparemment timide, sensible, fragile et introvertie. Aussi deux meneuses ont décidé d'en faire leur bouc-émissaire et l'ensemble de la classe les suit, garçons et filles.
Elle subit humiliations en tous genres, moqueries, insultes… elle est bousculée, tapée dans le dos et dans les jambes... on lui tire les cheveux, on lui vole ses affaires, on les détruit... et surtout elle est complètement isolée, personne ne lui parle, personne ne veut jouer avec elle et elle reste toute seule dans un coin à toutes les récréations. Des filles de la classe inventent des histoires abracadabrantes pour lui faire du tort (du style qu'elle fait pipi dans sa culotte ou qu'elle mange ses crottes de nez...) font courir de fausses rumeurs sur elle (du style qu'elle a déchiré la veste de l'un ou volé la gomme de l'autre...) afin de plaire aux deux meneuses. C'est un enchaînement de violences physiques et verbales.

Les parents de cette jeune fille sont allés trouver l'enseignante ainsi que la directrice de l'école. Ces deux dernières se sont contentées de convoquer les élèves incriminées pendant une récréation pour leur faire une toute petite leçon de morale qui n'a eu strictement aucun effet. A la sortie du bureau de la directrice, les meneuses ont dit aux autres que, non seulement elles n’allaient pas arrêter, mais qu’elles allaient même intensifier leurs actions contre leur victime. En effet, c'est ce qui se passe et ça devient de plus en plus dramatique.

Ma petite fille et ma petite voisine qui n'ont pas voulu entrer dans ce "jeu" pervers et cruel commencent elles aussi à en subir les conséquences néfastes. Lorsqu'elles se rapprochent de leur petite camarade, elles se font à leur tour exclure, insulter, bousculer et dernièrement elles ont reçu quelques coups. La majorité des élèves de CM2 font bloc autour des deux meneuses et les soutiennent en toutes circonstances. Ils vont même jusqu’à mentir effrontément pour les servir si bien que leurs parents se sont rangés à leur tour du côté des harceleuses et de leur famille.

Mon fils qui siège au conseil d’école m'a dit que le harcèlement entre élèves est un phénomène récurrent dans l'école de ma petite fille. Tous les ans cela se reproduit en CM2 (uniquement) avec une nouvelle classe. Chaque fois, c’est une véritable cabale qui est montée contre un élève et sa famille. Mon fils m’a affirmé que, bien sûr, il ne prenait pas part à cette folie mais qu’il se sentait impuissant face à ce problème parce que la directrice elle-même refusait d’en parler et d’en entendre parler.
Cette dernière est proche de la retraite. Elle semble vouloir terminer sa carrière en beauté sans faire de vagues alors elle se montre laxiste et fait un véritable déni de cette situation grave dans son école mais aussi du phénomène en lui-même. Elle prétend que, de tout temps, il y a toujours eu des querelles entre les enfants mais que le harcèlement entre élèves n’existe pas, que c’est une pure invention des médias en quête de sensationnel et de gens en souffrance cherchant à attirer l’attention sur eux.
De plus, elle aurait même une fâcheuse tendance à se ranger du côté du plus fort c’est-à-dire du côté des harceleurs et à faire porter tous les torts sur les victimes. Elle aurait même été vue en train de secouer une élève harcelée et de la disputer en hurlant devant la fenêtre ouverte de son bureau pendant une récréation pour que tous les autres élèves dans la cour l’entendent bien. Elle aurait fait cela sans doute dans le but de dissuader tout autre élève d’aller se plaindre si un jour il devient victime à son tour. Ces faits ont été rapportés par des enfants et malheureusement n'ont jamais pu être prouvés...

Je ne connais rien à ce problème de harcèlement entre élèves et jusqu'à mercredi dernier je ne me sentais même pas concernée. Depuis, j'ai passé la semaine à chercher sur internet des forums, des blogs, des sites traitant ce problème. J'ai l'impression que c'est encore un sujet tabou qui n'est même pas reconnu par le milieu enseignant. De plus, je n'ai trouvé dans ce domaine aucune association de défense et d'aide aux victimes et je pense que ce serait la première chose à faire car les familles de ces élèves harcelés ont bien du mal à se faire entendre et se sentent bien seules face au front qui se forme contre elles.

Mon témoignage ne servira sans doute à rien pourtant j'aimerais qu'il contribue à réveiller les consciences des parents des harceleurs et à faire que ceux-ci recadrent leur progéniture.

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:20

Voici le témoignage de Cassandra, tel que recopié (à sa demande) depuis le blog http://piedsale.wordpress.com/ , que je recommande.

 

 

De la 6ème à la 3ème je fus victime de rumeurs, insultes (sur mon nom de famille et mon physique la plupart du temps), humiliations et coups et blessures! Quand je demandais à mes bourreaux ce qu’ils avaient à me reprocher: soit ils ne répondaient pas soit ils se contentaient de m’insulter en m’affirmant que c’était à cause de mon physique! Soit-dit en passant, j’ai souvent constaté que la plupart des personnes qui se moquent du physique des autres sont moins « belles » que la moyenne!


Malgré mon caractère timide à cette époque, je les insultais (peut-être n’aurais-je pas dû!), essayant de leur faire rabaisser leur caquet; j’étais une fille impulsive! Dès le début de la 6ème j’ai averti mes parents, qui m’ont cru: ils ont tenté de contacter les parents des tarés mais, pas de chance, la plupart étaient sur liste rouge!!! Mais je me suis vite rendu compte que quoique l’on fasse, ces personnes se calment pendant 3 jours puis recommencent! C’est un cercle vicieux! Puis, à la fin de la 6ème, mes parents se sont lassés et ont commencé par me soupçonner d’être responsable, de les avoir provoqué plus ou moins consciemment! Mon intuition m’indiquait alors de faire gaffe, je sentais le vent tournait! Je ne leur ai plus rien dit jusqu’à la 4ème: cette année a été la pire de ma vie : plus le temps passait et plus je devenais parano! Ma classe était supra-bordélique! Contrairement aux autres années, les élèves se battaient, s’insultaient en cours! Les profs n’avaient aucune autorité!! À partir de cette période, j’ai commencé à avoir des mauvaises notes et à psychosomatiser! Résultat: je suis spasmophile et sujette à des crises d’angoisses depuis cette époque maudite!!Mes parents sont allés discuter avec l’adjoint du principal qui leur a fait des promesses non tenues! comme d’hab! tout le monde s’en fout! J’ai réalisé grâce à ça la véritable personnalité de mes proches et le mauvais côté de l’être humain: ma mère m’a dit que si je prenais aussi mal ce que les autre m’infligeaient c’est que j’ai un caractère « entier », « que je n’essaie pas de me mettre à leur place »!!!!


J’ai continué à avoir de mauvaises notes en 3ème même si j’ai réussi, je ne sais comment, à obtenir le BEPC! Malheureusement, ayant du retard et démotivée à cause de tout ça, j’ai dû redoubler la 2nd et suivre une filière qui ne me plaisait pas! Je n’arrive toujours pas à réaliser le fait que j’ai le BAC, c’est dire!


Morceaux choisis 1996- 2000:
- à mon prof qui vient de voir une de mes copines se faire frapper par plusieurs garçons et qui ne réagit pas: « on boycottera votre cours tant que vous ne prendrez pas vos responsabilités! c’est dégueulasse! » réaction: il me regarde et s’en va!
-après m’être plainte auprès d’un prof pour coups et blessures de la part d’un garçon, le psychopathe s’adresse à moi: « tu te rends compte de ce que tu me fais! c’est pas sympa, à cause de toi j’ai eu un mot sur le carnet « ce n’est pas bien de taper les filles »j’espère que t’es fière de toi!  »
-alors que les élèves refusent de m’intégrer dans leur équipe de foot en classe de sport, le prof d’eps me balance: « t’auras beau avoir 20/20 en cours (je plafonnais à 12 mais tout le monde me prenait pour un génie, une « fayotte ») si t’arrives pas à te socialiser t’es 0, tu vaux rien! »
-alors qu’elles voyaient qu’il me harcelait certaine filles ont osé me dire : « mais enfin, tu trouves pas qu’il est beau?! », « il te frappe parce que vous êtes amoureux l’un de l’autre! », « arrête de t’en prendre à lui, il est beau! »
- « t’es qu’une salope! c’est rien ce qu’il te fait! à cause de ta plainte au proviseur le pauvre risque de se faire jeter par ses parents! »
etc…etc…


En gros, pour les gens j’étais : « foute-merde, caractérielle, asociale, parano, malade mentale, entière, sans psychologie, coincée, sans sens de l’humour, trop sensible, trop susceptible  » etc…
J’aurais de quoi en écrire un roman, vraiment!

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 18:04

Voici le témoignage de Timothée, extrait (à sa demande) de son blog.

 

 

 

La sixième et la cinquième

 

 

Je rentre au collège le 3 Septembre 1998.
J'arrive rapidement à m'intégrer parmi les autres élèves et mes résultats scolaires sont plutôt satisfaisants.

Un bonne partie de l'année se déroule sans histoire, puis vers le mois de Mars 1999, je vais être victime à 2 ou 3 reprises de faits graves, notamment un coup de raquette en plein dans la gueule pendant un cours de sport, et un bel hématome.

Puis il y a un fait plus grave qui se produit le 30 Avril, en rentrant de l'école, des élèves font claquer des pétards, parmi eux un gars de ma classe (Nicolas L.) qui va pour s'amuser m'en lancer un depuis l'autre côté de la rue, ça tombe sur mon épaule et ça explose, j'ai été protégé par le col de ma veste qui a pris le plus gros de l'impact, j'en ressortais quand même avec quelques centimètres carrés de peau brulés dans le cou.

Mes parents ont alors voulu porter plainte, mais le lendemain le gars est venu s'excuser en chialant devant chez moi alors mes parents ont retirés la plainte (on avait cru sur le coup que c'était un acte délibéré).

Après ça le gars avec qui il n'y avait jamais eu de problème commence à manifester un comportement antipathique envers moi, disant limite que je suis responsable de ce qui est arrivé, et le restant de l'année fût marquée par un conflit entre nous deux.

en 6ème j'ai eu 13,3 de moyenne sur toute l'année scolaire.

Passons à la 5ème, c'est vers cette année qu'un lent déclin s'est amorcé.
Le 7 Septembre 1999 je reprends les cours et je retombe dans une classe où il y avait un peu tout les meilleurs de la 6ème l'an passé.
On peut penser que ça va bien se passer, erreur!!
Déjà même si je travaillais toujours bien (12,5 de moyenne générale sur l'année) je me retrouvais tout le temps dans les 3 où 4 derniers de la classe alors que les autres années j'étais toujours dans les premiers, et ça je le vivais mal, et d'ailleurs à partir de cette époque, systématiquement je vais être dans les derniers de la classe, jusqu'à la fin de ma scolarité.

Mes relations avec les autres ont commencé à mal tourner, je me faisais souvent snober et ils me rejetaient ouvertement, et je commençais plus à parler à des élèves d'autres classes, j'étais quelqu'un de très épanoui qui s'intéressait à beaucoup de choses et avec les autres qui étaient plutôt ignorants fiers de l'être ça ne faisait pas bon ménage.
Ils me traitaient de mongol ou de triso.

Mais j'arrivais encore à surmonter ces problèmes, ça ne pourrissait pas ma vie.

 

La quatrième

 

Cette année scolaire commence le 6 Septembre 2000, et de nouveaux problèmes vont apparaitre.
Je fus d'ailleurs délégué de classe.

Commençons par mes résultats scolaires, en chute libre pour plusieurs raisons:
-Le nombre important de matières à étudier(une douzaine),car de nouvelles s'ajoutaient tous les ans, il y avait l'Espagnol que j'avais choisi comme deuxième langue vivante, où j'étais bon au premier trimestre de la 4ème et que j'allais trainer comme un boulet tout le reste de ma scolarité, j'étais aussi descendu par les matières moins importantes,
Je me rappelle qu'en sport on ne m'avait pas laissé courir à un teste d'endurance et qu'on m'avait flanqué un double zéro!!Tout le monde s'était foutu de moi!!
Et puis en math on avait une prof trop souvent absente et sur le bulletin du 1er trimestre m'avait affiché des notes fantaisistes, je l'ai signalé, elle a dit qu'elle vérifierait mais en réalité elle m'a validé quand même le résultat du bulletin fantaisiste,10 de moyenne au lieu de 12  en réalité. D'ailleurs on a perdu beaucoup d'heures en math cette année là.
Résultat du trimestre:10,3 moyenne générale
16,8 en anglais
14 en français
6 en SVT
4 en sport, pour illustrer grosso modo.

Le 2ème trimestre j'ai remonté dans plusieurs matières et descendu dans d'autres, et j'affichais
encore 10,3 de moyenne générale.
Et c'était pareil pour le 3ème trimestre, donc j'étais très moyen et très fragile niveau scolaire.

Parlons à présent de mes relations avec mes camarades, encore pire qu'en 5ème.
Dans notre classe il y avait quelques élèves qui avaient des résultats médiocres, et avec lesquels j'avais parfois des problèmes, notamment Nicolas L.,qu'on a refourgué dans ma classe, et aussi Loïc M., qui n'avait jamais été avec moi avant.
Ces 2 là m'ont pourri une partie de l'année.
en sport c'était pire car on avait cours avec une autre classe de 4ème où il y avait aussi des élèves comme ça je m'arrangeait pour éviter de rester trop longtemps dans les vestiaires.
Et tous ces lascars, hé bien une bonne partie des autres élèves leur prêtaient allégeance.

3 incidents m'ont illustré à merveille la mentalité de ma classe.

Le premier se produit le 29 Novembre 2000, en rentrant à la maison après un cours de sport, je découvre que ma trousse a disparu avec tout son contenu, et bien sur comme si ça suffisait pas ma mère va m'engueuler en disant que je fais pas attention à mes affaires, pendant celui  qui a fait le coup devait bien se marrer.
Aucune mesure n'a été prise pour éviter que ça se reproduise et j'ai dû augmenter de manière drastique les mesures de sécurités pour protéger mes affaires, je savais que si je me faisais voler personne ne dirait rien.
En Mars,Loïc M. m'a dit que c'était lui qui m'avait volé ma trousse et menaçait régulièrement de m'en voler encore, heureusement il n'y est jamais parvenu!

Le deuxième incident se produit le 10 Avril 2001,pendant un cours d'arts plastique, on a tous fait un travail et on devait faire une démonstration en se soumettant à la critique des autres, quand ce fût mon tour ils ne se gênèrent pas pour me critiquer ouvertement, après j'étais  derrière les autres élèves et un gars s'amusait avec un bonhomme en plastique qui faisait  parti du travail d'un élève d'une autre classe, et puis il a cassé le bonhomme, le prof n'a rien vu mais a entendu.
il a demandé ce qui s'était passé, et aussitôt Loïc M. a dit "c'est Timothée je l'ai vu!"
Sans chercher à en savoir plus, le prof me punit et me demande de copier 100 fois pour le lendemain une phrase qui fait 3 lignes, et comme 3 jours après j'avais toujours pas fait sa punition j'ai écopé d'une heure de colle.
Je lui disait qui c'était qui a cassé le bonhomme, et il répondait toujours:
Mais je ne veux rien savoir!
Phrase que j'adore entendre!!
Merci au gars qui ne s'est pas dénoncé et aux autres qui ont fait semblant de rien voir.

Le troisième incident se produit le 21 Juin et là ça dépasse l'entendement.
Nous sommes en 2ème heure de la matinée pendant un cours de math, 2 élèves parmi lesquels Nicolas L. perturbent le cours ce qui agace sérieusement  la prof (une remplaçante).
Soudain Nicolas L. rote bruyamment, et tout le monde savait que c'était lui, alors la prof se retourne et dit à lui et à son pote "j'en ai marre vous deux vous sortez!"
Pendant quelques secondes ils vont tenter de dire que ce n'est pas eux, mais comme la prof ne marche pas, Nicolas L. me pointe du doigt et dit "c'est Timothée qui a roté!"
La prof me demande si c'est vrai, je lui réponds bien sur que non.
Sur ce, plusieurs élèves se mettent à dire "Si c'est Timothée on l'a vu!"
Et là, ni une ni deux, la prof me vire et pour m'envoyer dans le bureau, désigne l'autre délégué de classe qui faisait parti de mes accusateurs.
En quittant la salle je leur ai dit "Un jour vous me payerez ça bande d'enfoirés!"
Dans le couloir je disais à l'autre délégué "Surtout dis pas que c'est moi qu'à roté!"
Et l'autre mort de rire "Si si c'est toit qu'à roté hi hi!"
Il arrive complètement hilare devant le principal adjoint et lui dit:
-Il s'est fait viré parce que hi hi il a roté en classe!
-En effet c'est très amusant lui dit la P.A.
Après en récréation Nicolas L. venait plein se foutre de moi et honnêtement il m'a donné une envie de meurtre, autant vous dire que si j'avais eu un M-64 entre les mains ce type je lui aurait vidé 50 chargeurs dessus pour qu'il n'en reste que de la bouillie!!
et ils s'amusaient tous à dire Timothée il s'est fait viré parce qu'il a roté.

Ma seule consolation était que l'année se terminait et qu'on me disait que tous ces élèves aux résultats mauvais allaient partir en apprentissage et qu'ils ne seraient plus là en 3ème.
J'espérais aussi ne plus être dans une classe avec tous ces lâches qui les avaient cautionnés.

 

La troisième

 

Je viens de passer de belles vacances dans l'insouciance.

Les cours reprennent le 5 Septembre 2001.

Mauvaise nouvelle, Loïc M. est toujours là et comble de l'horreur on le répète dans la même classe que moi ainsi que Luke B.,un gars avec qui il y avait eu des problème quelques  années plus tôt. J'ai alors su que ces 2 là allaient me pourrir mon année scolaire et que  personne n'allait rien y changer, d'autant plus que les lâches de la 4ème retombent aussi avec moi, j'ai tout de suite compris que mon sort était déjà scellé dans une classe comme
celle là. En cours ils disent qu'on a pas voulu d'eux soi-disant parce que leurs résultats étaient insuffisants, et comme l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans ils sont venu repostuler au collège et on a accepté qu'ils y passent une 3ème. Le prof principal nous les présente alors comme étant des élèves en difficulté et demande aux autres si ils veulent bien les aider à travailler en classe, le pire c'est que certains acceptent sans hésiter alors qu'on sait bien que les autres ils ne vont rien cirer de l'année. Donc d'entrée la racaille a droit à un traitement de faveur.

Dès les premiers jours je commence à être la cible de moqueries d'un goût douteux,  puis de coup de pieds notamment pendant les intercours. Bientôt un troisième lascar, sensé également partir en apprentissage après la 4ème s'y met. Les autres lâches les couvrent et si je me plains que le gars assis devant moi en classe m'a mis une baffe les autres disent que je suis mythomane.

Je me rappelle aussi le conseil de classe au cours duquel sont triomphalement élus délégués Luke B. ainsi que Valérian V. qui deviendra plus tard un agresseur, ça illustre à merveille la mentalité qu'il y avait dans cette classe, alors qu'en parallèle je découvrais les joies du vote blanc.

Niveau études j'arrive à suivre dans un peu toutes les matières, ma moyenne générale étant de 10,5.
Je croyais pouvoir continuer comme ça toute l'année et avoir mon Brevet, j'étais loin d'imaginer la suite.


A partir du 2ème trimestre mes agresseurs mettent les bouchées doubles, les coup de pieds se multiplient et même en cours je me fais agresser parce qu'ils trouvent des prétextes pour se déplacer en classe et me mettent discrètement des baffes sous les regards amusés des autres, j'essuie aussi des jets de projectiles.
Je me découvre alors un 4ème agresseur en la personne de Valérian V., le second délégué, un intello avec 16 de moyenne, qui est le premier de la classe, qui se prend pour un leader, et il mettait des plaquettes de bois aiguisées sous l'avant de ses chaussures et s'en servais pour me mettre des coups de pieds douloureux qui laissaient des ecchymoses, quand il était seul il m'attaquait par surprise et lorsqu'il m'attaquait de face c'était avec un ou deux acolytes ,il me surnommait tchotte racaille et des fois il se foutait de moi avec un petit sourire que je saurais même pas vous refaire.

Refusant de passer pour quelqu'un de soumis, je me rebelle contre mes agresseurs et contres les lâches qui les cautionnent, je leur attribue des surnoms grotesques, je tourne la réputation de ma classe en ridicule auprès d'autres élèves avec lesquels je parle en récréation, et il m'arrive aussi d'aller mettre une baffe à l'un deux,
après tout je ne vais pas être le petit garçon gentil qui dit merci chaque fois qu'on lui met une claque.
Les autres commencent alors à sous-entendre que c'est moi qui les persécute et certains allaient jusqu'à s'en plaindre à leur famille.
Ce qui m'a valu dans l'après-midi du 25 Février 2002 alors que je me rendais à l'école de me faire engueuler par le grand-père d'une fille de ma classe, et vous auriez dû être là pour voir ça...
Mes agresseurs avaient tous les droits, ils pouvaient se lever et aller voler du matériel, personne ne les dénonçait.
Les professeurs disaient ne rien constater au harcèlement dont j'étais victime, seuls les surveillants s'apercevaient qu'il se passait des choses pas normales dans notre classe, je dois dire que les élèves avaient une sale mentalité, en classe ils bavardaient et mâchaient des chewing-gum sans arrêt  alors que c'était interdit.

Mes résultats scolaires commencent à chuter parce que dans certaines matières je ne peux plus travailler, notamment les sciences physique et les sciences naturelles où il y a des matériaux  dangereux, je craignais les cours de sports car j''y étais souvent agressé, et le pire c'était les cours de technologie, Luke B. venait avec des morceaux de fil électrique recourbés qu'il me claquait dessus au moyen d'un élastique.
Quand je rentrais chez moi j'étais lessivé, je commençais à ne plus faire mes devoirs, et je n'arrivais pas à apprendre mes leçons, je virais élève en difficulté sauf que dans mon cas tout le monde s'en foutait, Timothée ça nous intéresse pas de l'aider, il va avoir des mauvaises notes et on se foutra de sa gueule.
En Mars nous avons les résultats, je n'ai plus que 8,43 de moyenne générale, et comme si ça suffisait pas, pendant le conseil de classe Loïc M. commence à demander si il n'y a pas moyen de prendre des mesures contre moi, disant que j'insulte certaines personnes à longueur de journée et que je met une mauvaise ambiance dans la classe, et plusieurs lâches lui emboîtent le pas.
J'ai alors tenté de me défendre mais le prof principal ne voulait rien entendre car pour lui on est la  classe qui donne l'exemple dans le collège(hé oui,2/3 des élèves sont des lâches et des racailles, mais on donne l'exemple)!!!
Concernant mes résultats il convoque mon père et ils vont se rencontrer après les vacances de Pâques et pour le prof la solution est toutes trouvée, si j'ai des mauvaises notes, c'est parce que je ne fiche plus rien.


Le 3ème trimestre va être pire, parce que maintenant les adultes me mettent la pression, dès que je me
divertis j'essuie une remarque genre:
-Si tel élève a 16 de moyenne c'est parce qu'il travaille tout le temps et qu'il s'amuse pas comme toi tu fais!
-T'es déjà crevé avant de commencer ta vie!
-Ce qui se passe au collège c'est des gamineries, au lycée ça va être sérieux tu dois penser à ton avenir!

De l'autre côté en classe ils continuent de plus belle personne ne leur dit rien, je me retrouve seul au monde dans une situation pas possible, et vont tellement mettre la dose que je termine avec 7,48 de moyenne générale, je devais être le dernier de la classe car même mes agresseurs avaient plus que moi, normal on les aidait, eux!!
voici quelques moyennes que j'avais:
-Français:11,2(meilleure moyenne)
-Musique:11
-Anglais:9,8
-Math et Histoire Géo: environ 9
-Arts plastiques:6
-Espagnol:5
-Sciences physique:4,7(dire que j'excellais dans cette matière en 4ème)
-SVT:1,8(le prof me mettait des notes fantaisistes pour dire que j'ai une moyenne)

Mon orientation ça a été du n'importe quoi, au fond de moi je voulais redoubler ma troisième, mais les autres ils n'ont pas voulu, on nous a bombardé avec l'orientation pendant les 2ème et 3ème trimestres, nous disant "à la fin de l'année vous aurez tous quitté le collège vous devez songer immédiatement à votre avenir!"
en aucun cas le redoublement fût proposé.
Les prof parlaient de me mettre en pensionnat, mais d'autres on préféré me faire passer en seconde.
J'ai choisi la seconde et on a accepté que j'y aille malgré mes résultats!!

Voilà ce que je pouvais dire sur cette pitoyable année de 3ème.

 

La seconde

 

Je suis entré au Lycée le3 Septembre 2002.

Déjà j'ai beaucoup de mal à m'adapter et niveau scolaire je suis complètement largué. On nous demande souvent de nous exprimer en faisant des rédactions, et même si je comprends pas mal de choses et que je m'exprime bien, on me flanque sans arrêt des 5 et des 6 sur 20.
Les autres qui ont une orthographe déplorable on leur met 2 fois plus que moi, et j'avais l'impression que les prof ne corrigeaient même pas mes copies et qu'ils distribuaient  les notes comme ça.
Au premier trimestre j'ai 6,47 de moyenne générale, dernier de la classe, deuxième trimestre pareil 6,53 de moyenne, on me demande "Tu veux faire quoi plus tard?"
Je répondais une 1ère S, et on me disait "Avec des notes pareilles tu vas déjà même pas  pouvoir redoubler la seule issue ça va être un BEP, tu vas te retrouver avec tous les zouaves"!
au troisième trimestre j'avais 7 de moyenne et ils ont accepté que je redouble.
Je n'avais pas l'impression que les professeurs me prêtaient attention tout simplement.

Avec les camarades c'était pas top non plus, ils me rejetaient souvent et j'ai l'impression que c'était à cause de mes résultats inférieurs aux leurs, ils sous-entendaient que j'étais con ou que je ne foutais rien, ce qui faisait plaisir à entendre.
Il y avait notamment dans cette classe une fille, Marie-Sophie B. qui faisait de la boxe et à qui  ma tête ne revenait pas non plus, car je sais pas pourquoi, mais dès qu'il y avait un emmerdeur dans ma classe il s'en prenait à moi.
Cette fille commence à m'observer, à rire de mes moindres faits et geste, puis vient s'assoir derrière moi pour taper dans ma chaise, puis me mets des claques en riant comme une sotte, un jour j'en  ai eu marre alors j'en ai parlé à la CPE, la fille a eu droit à un avertissement comportement et s'est mise à chialer parce qu'elle ne trouvait pas ça normal.
Elle m'a laissé pendant quelques semaines et après c'est reparti de plus belle, elle n'hésitait  plus à expérimenter sur moi des trucs qu'elle apprenait en boxe française, genre des coups de pieds et en cours elle renversait des fois mes affaires.
J'ai même souvenir d'un jour à la fin de l'année où dès qu'elle me croisait elle me flanquait une rafale de coups de pieds et de claques.
Elle faisait ça par méchanceté pure et simple.
Le problème c'est qu'elle me disait "Essaye de me taper et mon copain qui est champion de boxe  française il va te casser la gueule devant tout le lycée"!
Et en plus elle était genre grande gueule et s'est fait plein d'amis.

Heureusement c'était la dernière personne ce cette catégorie.

 

Redoublement

 

Je reprends les cours le 2 Septembre 2003, je suis dans une classe où il n'y a pratiquement que des garçons et pour la première fois je vais me sentir à l'aise dans ma classe, personne en particulier n'était la cible de tout les autres, on se faisait parfois des vannes, mais sans plus.
Le problème va venir des profs, car ils ont établi un climat de dictature au sein du lycée, ils sont particulièrement autoritaires, nous mettent des heures de colles pour un oui ou pour un non, et j'étais ciblé par leurs attaques, pendant les 3 premiers mois mes parents ont été convoqués 3 fois par les profs qui disaient que j'étais persécuté par mes camarades(étonnant parce qu'en 3ème on ne  voyait rien)puis après c'était moi qui les incitais à mal se comporter.

Niveau résultats scolaires c'était reparti comme l'année précédente, d'entrée c'est à moi qu'on met les plus mauvaises notes et j'ai rapidement compris que ça allait être ma dernière année scolaire, car ça ne pouvait plus continuer comme ça.
En Décembre tombe le résultat:7,5 de moyenne générale.

A partir du 2ème trimestre je ne m'embêtais plus à travailler, je bossais et on disait que je ne foutais rien donc si je ne fous plus rien pour de vrai, qu'est-ce que ça va changer?!
Un coup j'étais même rentré subitement chez moi en disant que je ne voulais plus aller dans ce lycée parce qu'un prof m'avait viré de son cours SANS LA MOINDRE RAISON!
Puis j'y suis retourné passer les mois de Février-Mars 2004 et 6 des 9 professeurs que j'avais notaient mes moindres faits et gestes:
-Timothée a parlé avec tel camarade pendant mon cours.
-Timothée a dessiné quelque chose sur un bout de papier
ils ne notaient que le négatif ,et si je travaillais pendant leur cours, ils n'en tenaient pas compte.
En Mars ils ont fait savoir qu'un conseil de discipline était organisé pour le 31 Mars et qu'ils allaient décider de mon avenir, on n'y est pas allé à leur conseil car on nous aurait bombardé de questions sans nous laisser y répondre.
A la fin Mars il n'y avait plus qu'en SVT que je travaillais car le prof était sympa, j'ai même eu 14/20 à un dernier devoir que j'ai rendu, au moins j'aurais terminé ma scolarité là-dessus.

La dernière fois que je suis allé à l'école c'était le 30 Mars 2004, seulement le matin, à 12h05 c'était la fin des cours et de ma scolarité.
Je n'oublierai jamais ce jour.


APRES LE 30 MARS

Le matin du 2 Avril on a reçu une lettre annonçant que j'étais viré DEFINITIVEMENT du lycée.

Dans un premier temps mes parents ont cherché à me réorienter, mais sincèrement je n'étais pas pressé d'y songer, ma scolarité était devenue comme une prison depuis 2002,un tunnel sombre dont je voyais la fin, je n'avais nulle envie de replonger là dedans.
J'ETAIS LIBRE!

Les mois suivants furent plus cools, mais j'ai ensuite recommencé à avoir une très mauvaise sensation en repensant à tout ça, pourquoi avais-je si mal terminé alors que tous ces pourris s'en tiraient?
Le 4 novembre 2004 j'ai fais ma journée militaire et pendant un test ils ont conclu que j'avais  des difficultés en français et que je devais faire du soutien, franchement comment après ça je peux me sentir accepté dans la société?
Si je suis nul en français, qu'on m'explique comment écrire!
En 2005 on a déménagé et j'ai mis du temps à me faire à ma nouvelle région.
Je me suis beaucoup marginalisé sur cette période 2004-2006.

en 2007 j'ai recommencé à m'épanouir ce que je croyais encore impossible peu avant, ça a continué en 2008 où j'ai découvert les joies d'internet, grâce à ça j'arrive enfin à avoir des conversations avec les autres.
2009 a été une année difficile, à la fin de laquelle j'ai eu mon blog, ce qui me permet encore  plus de choses!!

 

 

Conclusion

 

Bon maintenant expliquez-moi comment j'aurais pu réussir en étant entouré par des gens pareils?

Est-il possible pour moi de reprendre une formation professionnelle si je le souhaite un jour?

Le harcèlement dont je fus victime autrefois m'a laissé des séquelles:

-Du mal à aller demander quelque chose aux autres par crainte d'être rejeté.

-Manque de confiance en moi, peur de subir encore l'échec.

-Un léger sentiment de honte vis-à-vis de personnes qui ont mieux réussi que moi (potentiel mépris de leur part).

 

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 07:19

Voici le témoignage d'Elisa, tiré (à sa demande) du blog Les voix de la vérité, que je recommande. La page d'origine se trouve ici.

 

 

Bonjour. Je m'appelle Élisa, j'ai 15 ans.


J'ai vécu et vis encore cela...


Je vous raconte.


Ça a commencé en 6°. J'étais la petite naïve, qui croyais que les "méchants" n'existait que dans les contes de fées. Trop naïve. Donc mon année en 6ème, je l'ai passée à me faire agresser par des gens que je ne connaissait même pas ! La raison : je ne m'habille pas comme il "le faudrait". Je vous explique : les gens, dans mon collège jugent par les apparences, c'est du genre "Tu es belle donc tu sera ma meilleure amie", "Tu es moche donc je vais te haïr" !

Évidemment, je HAIS ceux qui font cela. Donc je disais que moi, j'ai passé mon année à me faire agresser dans les couloirs et j'en passe. Et ce n'est pas le pire : dans mon collège, la CPE et le principal défendent... les agresseurs !! Surtout la CPE (oh que je le hais aussi !) ! Et en plus de ne pas me défendre quand je me faisait agresser, elle... m'engueulais !!! Et ça, je le jure sur mes propres yeux ! Je me rappellerais TOUJOURS la fois où elle m'a engueulée la première fois. Ma grande sœur (qui a deux ans de plus que moi) venait de se faire agresser par un gars de ma classe dont j'étais devenue la souffre-douleur. Et la CPE l'a d'abord convoquée pour lui dire... de ne plus me défendre. Et après, elle m'a convoquée pour me dire que c'était de ma faute (là, je suis en train de pleurer...).


Et ça a continuée tout au long de l'année ! Mon père a faillit me faire changer de collège mais le principal l'en a dissuadé...


En 5°, pas mieux... Enfin, comme dit mon père, j'ai pris le poil de la bête. Et donc je me retrouve dans une classe qui n'est pas mieux. J'avais une meilleure amie. Qui n'est plus une amie. Elle n'arrêtais pas de se venter comme quoi elle était une fille pourrie gâté, qu'elle avait ce qu'elle voulait et elle se moquait de moi, du coup. On s'est disputés. Elle a mis TOUTE la classe contre moi. Les gens m'insultaient, etc... Un jour, je me suis énervée et je me suis bagarrée contre elle. Et la CPE a engueulée... Moi, sans surprise. Et rien que moi. Donc j'ai dit à la CPE " Vous me détestez". Elle n'a pas aimé mais c'était vrai !


Après, les gens de ma classe continuaient donc je me suis bagarrée contre une autre fille. Pareil, c'est moi et rien que moi qui s'est fait engueulée. J'en avait assez.


La CPE continuais de "me mettre des battons dans les roues". Exemple : un jour, j'avais super mal au genoux. Je voulais aller à l'infirmerie et le CPE ne voulais pas, elle disait que personne n'avais le droit d'y aller. En classe, deux personnes étaient en retard...car elles étaient à l'infirmerie ! J'en ai pleins, des exemples de ce genre !!


Ensuite, j'ai fait une 3° bagarre avec un gars qui m'avait giflé (et qui n'était pas dans ma classe). Je précise bien une chose : je ne cherche JAMAIS les histoires ! Et je ne me bagarre pas pour rien. Le truc, c'est que je suis tranquille, je ne demande RIEN et à personne et il y a toujours des gens "prêts à m'agresser, à m'insulter" !


En 4° (l'année dernière) il n'y a eu que des petites histoires. A part que je me suis fait agresser par toute une bande ! Ils étaient au moins 8 autour de moi !! Il y avait une fille en particulier qui voulais me taper ! Mais bon, je ne suis allée voir personne (je veut dire des grandes personnes du collège), si c'est pour me faire engueuler...


Cette année, en 3°, pas mieux ! Je me suis retrouvée dans la classe, avec la fille qui était à la tête de la bande. Et aussi, quand j'ai vu ma classe, je savais qu'il y aurais des histoires ! Et déjà le lendemain de la rentrée, tout les gens de ma classe me haïssaient ! Je n'avais pas d'amie et tout ! J'étais seule. Et aussi, les gens jugent toujours sur mon apparence. Une fille de ma classe m'avait dit "Élisa, si tu habillerais mieux, tu aurais plus d'ami". Vous pouvez pas savoir à quel point ça m'a blessé. Et toute la classe m'insultait déjà. Je suis rentrée de chez moi en pleurant.


L'après midi, on était mon père et moi dans le bureau du principal. Mon père n'arrêtais pas de crier contre le principal. Mon père voulait que je change de collège mais a encore changé d'avis...


Dans la classe, il y avait aussi une autre fille qui n'arrêtais pas de se moquer de moi et de m'insulter. Un jour, je lui ai rentré dedans. Elle a bien pleuré. Les gens de ma classe n'en revenait pas, il croyaient que j'étais "la petite naïf qui se laisse faire". Du coup, la fille qui était en tête de la bande me faisait plus c****, au contraire, elle me disais "J'en reviens pas" et elle m'avais même défendue durant la bagarre !!!


Mais bon, les gens de ma classe me détestaient quand même, même si ça s'est calmé.


Une 3° fille me faisait ch*** ! Et elle me traitait et tout. Un jour, elle m'a menacée dans le vestiaire des filles. Et une fille a filmé avec son portable !! Et personne ne faisait rien ! Mon père voulait me faire changer de collège mais a encore changé d'avis... L'après midi, je ne suis pas allée en cours, je ne voulais pas, je n'arrêtais pas de pleurer.
Après, ça s'est calmé petite à petit, même si là, ça a recommencé.


Un gars n'arrête pas de me traiter de "Godzila", une autre fille n'arrête pas de se moquer de moi, comme une bonne partie de la classe. Je n'ai que deux copains de la classe mais je sais que s'il y a une histoire, ils ne seraient pas prêts à m'aider...


En gros, j'ai passé mon année scolaire à être la tête de turc !


L'année prochaine, je rentre au Lycée et j'ai déjà peur d'avoir des histoires !

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 14:44

Cette page accueillera des témoignages de gens que vous avez peut-être croisés dans la rue, que vous côtoyez peut-être tous les jours. Si vous voulez en soumettre un, vous n'avez qu'à me l'envoyer par message privé. Merci de soigner votre orthographe.

 

 

 

 

Elisa

 

Timothée

 

Cassandra

 

  Monique

 

David

 

Lorraine

 

Galina 

 

  Noelia

 

 Anonymeuuu

 

Malorie 

 

      Marc

 

 

 

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