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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:41

Aujourd'hui encore, l'homophobie et la transphobie servent de prétextes au harcèlement. J'aimerais faire un petit point non exhaustif sur cette question très compliquée.

 

Nous vivons dans un monde très "hétérocentré" et "ciscentré" (pardonnez-moi si mon vocabulaire est approximatif, je ne suis pas une experte). Dans les livres, les films et à la télé, le héros (qui est un homme cis) finit presque toujours par embrasser l'héroïne (qui est une femme cis). Or, dans le monde réel, il y a des homosexuels, des bisexuels, des transsexuels, des pansexuels, des asexuels, j'en passe.

 

L'adolescence est une période pendant laquelle il est NORMAL de se poser des questions. Enormément de personnes hésitent sur leur orientation sexuelle et/ou romantique à l'adolescence, et même à l'âge adulte. On peut être un garçon et vouloir embrasser un autre garçon. On peut être assigné fille et savoir qu'on est un garçon. On peut n'être pas du tout intéressé(e) par les rapports sexuels tout en désirant avoir une relation romantique. On peut ne s'identifier ni comme un homme, ni comme une femme, mais comme un peu des deux ou encore autre chose. On peut expérimenter plusieurs situations différentes au cours d'une vie. Toutes les possibilités sont acceptables tant qu'elles se font de manière consentie.

 

Le problème, c'est qu'à l'adolescence, ceux et celles qui ne correspondent pas à la "norme classique" doivent souvent en baver. Que le harcèlement homophobe ou transphobe soit "fondé" ou non (un(e) ado peut très bien être traitée de "goudou" ou de "pédé" alors qu'il/elle est ouvertement dans une relation hétéro), il s'avère TOUJOURS inacceptable. Il ne faut pas le laisser passer.

 

(Au passage, l'argument des "rapports sexuels hétéros qui sont les seuls acceptables parce qu'ils servent à se reproduire" ne tient pas debout. Autant que je sache, énormément de gens qui pratiquent les rapports hétérosexuels le font pour d'autres raisons, par exemple pour le plaisir ou pour montrer leur affection à leur partenaire. Je le répète, la seule règle obligatoire pour tous, c'est le consentement mutuel.)

 

 

Maintenant, voici mes conseils aux ados qui connaissent ce genre de situations:

 

- Cela va sans dire mais ne harcelez pas vous-mêmes: il y a déjà assez de malheur sur cette Terre sans en rajouter.

- Ne culpabilisez pas vis-à-vis de ce que vous ressentez. Il n'y a AUCUN mal à être homo, bi, a, pan, trans ou n'importe quoi d'autre. Ne laissez personne vous dire le contraire.

- Parlez-en à quelqu'un. Dans toutes les régions, il existe des associations gérées par des gens qui sont déjà passés par là. Vous verrez, ça fait un bien fou d'en parler. Si vous appréhendez de pousser la porte d'une association ou si vous habitez loin, vous pouvez commencer par fréquenter leurs forums sur Internet.

- Si on vous agresse, réagissez! Vous pouvez très bien porter plainte. Là encore, il y a des associations pour vous aider.

 

- Et surtout, gardez espoir! :)

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:22

Le slut-shaming (en français « humiliation des salopes ») est un phénomène qui s’apparente au harcèlement et qui consiste à humilier ou rabaisser une fille/femme sous prétexte de sa sexualité réelle ou supposée. Dès qu’une adolescente « s’éloigne de la norme » et même quand elle n’a strictement rien fait, elle doit subir des brimades.

 

Le slut-shaming peut se manifester de façon suivante :

 

-   Insultes;

-    Rumeurs (hé, unetelle a couché avec trois mecs en une semaine…) ;

-    Commentaires désobligeants concernant la tenue, le comportement ou même l’anatomie de la cible ;

-    Demandes abusives (si t’as couché avec truc, tu dois coucher avec moi…) ;

-   Harcèlement électronique (par le biais des réseaux sociaux, des blogs...);

-    Etc.

 

Le slut-shaming constitue une forme de harcèlement. En tant que tel, il ne peut pas et ne doit pas être toléré.

 

Voici quelques idées reçues sur le slut-shaming :

 

Ça ne fait pas de mal, on veut juste rigoler

Toute forme de harcèlement est inacceptable. Le slut-shaming peut avoir des conséquences très graves, comme dans le cas de Rehtaeh Parsons. C’est un problème à prendre très au sérieux.

 

Moi, je n’embrasse jamais dès le premier soir. Celles qui le font sont des sa***.

Le fait d’attendre ou non le deuxième rendez-vous (ou le dixième, ou même le mariage) avant d’embrasser, d’avoir des rapports sexuels ou de faire n’importe quoi est un choix personnel. Chacun fait ses choix et il n’y a aucun mal à prendre ses propres décisions.

En revanche, il y a un problème quand on veut contrôler la vie des autres. Si votre voisine décide d’embrasser son copain dès le premier soir, d’embrasser sa copine dans un lieu public, de porter une jupe courte ou au contraire de rester chaste jusqu’à la fin de ses jours, c’est elle que cela regarde, pas vous.

 

Si elle se fait violer, c’est qu’elle l’a un peu cherché. On n’a pas idée de porter une tenue pareille/boire de l’alcool/mettre sa photo en tenue légère sur son blog.

On n’a surtout pas idée de blâmer la victime !

Le fait de prétendre qu’une femme violée l’a cherché sous-entend que les hommes en général sont des êtres primaires, faibles, bestiaux, obsédés par le sexe, incapables de contrôler leurs pulsions et qui pensent avec leurs hormones, jamais avec leur tête ou leur cœur. Si tous les hommes étaient comme ça, ça se saurait. La pratique du slut-shaming insulte non seulement toutes les femmes, mais aussi tous les hommes.

 

Moi, je dis que c’est pas normal : il y a des fillettes de 13 ans qui se promènent avec le string qui dépasse. Il faut bien les remettre à leur place !

Cette affirmation, Laci Green (éducatrice en sexualité et auteure de vidéos fort intéressantes et sous titrées vf) y a déjà répondu bien mieux que moi sur cette page. Si vous ne parlez pas anglais, voici un résumé de sa réponse :
 
Oui, il y a un problème avec ce genre de situations. Non, vous ne valez pas mieux que les filles en question. Et non, CELA NE JUSTIFIE EN RIEN LE SLUT-SHAMING.  (…)
Il y A une raison pour que de très jeunes filles adoptent ce genre de comportements, et à l'âge tendre de 13 ans, ce n'est pas parce qu'elles assument consciemment leur corps et leur sexualité.  C'est parce qu'on leur a déjà pris leur pouvoir sexuel. A 13 ans, elles ont déjà appris que la seule chose considérée comme valable chez les jeunes femmes, c'est leur capacité à être considérées comme sexuellement attirantes pour les hommes. C'est une forme d'auto-chosification qui est causée par le sexisme et qui ne le justifie en rien.
Nous vivons dans une culture dysfonctionnelle dès qu'il s'agit du sexe. On laisse croire aux gens qu'ils ont le droit de penser que le slut-shaming, c'est 'la fote de cé cones ki s'habiyent come dé pute'. Il faut que les gens arrêtent de traiter à nouveau en victimes ces jeunes filles qui NE FONT QU'AGIR EN FONCTION DE CE QU'ELLES ONT APPRIS. Au lieu de les traiter de haut et de continuer ce cercle vicieux en leur disant qu'elles ne valent rien, il faut leur faire comprendre qu'elles sont IMPORTANTES. Pas uniquement parce qu'elles sont attirantes et désirables, mais parce qu'elles sont également fortes, intelligentes, drôles, intéressantes, gentilles, douées et n'importe quelles autres qualités qu'une personne qui apprend à se considérer comme un objet  ne reconnaîtra peut-être pas tout de suite.

 

Merci, Laci. J’aimerais ajouter qu’en outre, il arrive souvent qu’un(e) enfant adopte un comportement hyper-sexualisé à cause d'un traumatisme, parce qu’il/elle a subi des abus sexuels ou incestuels. Rabaisser quelqu’un qui a déjà souffert, c’est stupide.

 

Ma religion m’interdit de faire ceci ou cela.

Si vous aimez votre religion, tant mieux pour vous. Si le fait de pratiquer votre religion vous rend heureux, continuez ! En revanche, si vous voulez imposer votre religion à votre voisin, il y a un problème. Chacun a foi en ce qu’il veut : j’ai déjà rencontré des gens formidables qui aiment leur religion, s’en portent très bien et ne pratiquent ni l’intégrisme, ni le slut-shaming.

 

On a tous fait du slut-shaming un jour.

Oui, on a tous fait ce genre de bêtises un jour. On est tous humains, on a tous ‘dérapé’ à un moment ou à un autre, ne serait-ce que par ignorance ou dans un moment d’égarement. Seulement, ce n’est pas parce qu’on a fait une grosse bêtise un jour qu’on doit continuer à faire des bêtises toute sa vie. C’est parce qu’on est humains qu’on doit apprendre à respecter les autres et à les traiter comme on aimerait soi-même être traités.

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 10:57

J’ai trouvé un très beau texte à cette adresse. En voici la traduction.


Comment reconnaître et affronter les harceleurs cachés à l’école.


Les gosses qui harcèlement ouvertement sont faciles à reconnaître: ils sont bruyants, odieux et menaçants.

Les brimeurs sournois sont plus difficiles à identifier. Mais si on ne reconnait pas leurs techniques pour les identifier en tant que tels, on ne peut pas trouver l’énergie pour se monter contre eux et les arrêter.

Voici sept caractéristiques des harceleurs sournois des cours d’écoles:

  1. Ils s’imaginent que leur sens de l’humour est correct. Ils vous utilisent comme un punching-ball émotionnel. Ils croient qu’ils peuvent dire tout ce qu’ils veulent et que vous êtes supposés l’encaisser. Ils font des remarques vicieuses, méchantes, dévalorisantes et blessantes à votre sujets en public. Ils soulignent toutes vos erreurs et échecs et ils vous confient des secrets embarrassants. Ensuite, ils rigolent comme s’il s’agissait d’une blague. Si vous émettez une objection, ils dissent que vous êtes trop sensible ou qu’ils plaisantaient. Ils considèrent vos sentiments comme stupides et illogiques. Mais si vous dites quoi que ce soit contre eux, gare à vous.
  2. Ils vous filent des coups de coude ou font tomber vos livres, prennent l’air innocent et font comme si c’était un accident. Et ils sourient.
  3. Les harceleurs forment des bandes et des gangs. Ils vous excluent. Ils manipulent ou contraignent d’autres enfants pour qu’ils vous briment. Ils disent que le harcèlement est de votre faute parce que vous êtes différent. Mais la seule personne coupable, c’est eux. Ils veulent le pouvoir, le contrôle et se sentir bien en vous rabaissant.
  4. Ils sont certains d’être plus importants que vous. Ils croient que votre vie devrait être consacrée à leurs besoins, désirs et caprices. Si vous refusez, ils vous donneront mauvaise presse. Ils font semblant d’être votre meilleur ami mais font semblant d’être blessés quand vous ne faites pas tout ce qu’ils veulent. Ils répandent des rumeurs et des mensonges à votre sujet.
  5. Tout le monde est un pion dans leur jeu. Ils pensent que vous avez de la valeur tant que vous pouvez les aider ou les idolâtrer. Ils sont égoïstes, arrogants et exigeants: ils croient que tout le monde devrait s’occuper d’eux. Ceux qui ne les aident pas ou s’opposent à eux deviennent des ennemis. Vous craignez qu’ils se vengent si jamais vous exprimez un désaccord.
  6. Ils pensent que leurs excuses peuvent tout excuser. Ils croient que leurs raisons justifient tous leurs actes. Ils pensent que si vous n’êtes pas d’accord, vous ne les comprenez pas, ou alors c’est que vous êtes maléfique. Les certitudes absolues de ces personnes narcissiques et manipulatrices peuvent vous amener à douter de vous et à vous harceler vous-mêmes. Vous n’êtes plus certains de votre propre jugement et de vos propre sagesse et vous finissez par céder.
  7. Ils croient que leur logique, raisonnements et règles ont valeur absolue. Ils pensent qu’ils ont le droit de faire tout ce qu’ils veulent – prendre ce qu’ils veulent, harceler, maltraiter, attaquer ou répliquer comme ils le souhaitent – mais que tout le monde devrait se soumettre à leurs règles. Si vous êtes blessé par ce qu’ils ont dit ou fait, ils dissent que c’est votre faute et votre problème. Ils pensent qu’ils ont toujours raison et que tout est de votre faute.

Les harceleurs sournois sont des manipulateurs émotionnels. Ils essaient de vous faire vous sentir désespérés et désemparés. Ils vous isolent.


Ignorez votre auto-harcèlement; cette petite voix qui ne vous aime pas, qui vous dit que le narcissique obsédé du contrôle pourrait bien avoir raison. Si vous ne faites pas confiance à vos propres instincts, vous pourriez vous faire aspirer dans un trou noir émotionnel.


Vous ne pourrez jamais être assez gentil pour les changer. Ce n’est pas vous, le thérapeute qui va résoudre leurs problèmes émotionnels. Ce sont les adultes responsables qui sont censés les arrêter, puis les changer ou les isoler. Ce sont des maniaques du contrôle qui ont un sérieux problème. Ne discutez pas avec eux mais ne les ignorez pas non plus.


Ces harceleurs sont là depuis toujours. Une citation d’un des plus vieux livres du monde, “Le Mahabharata,” dit, “Si vous êtes doux, [les brutes] croiront que vous avez peur. Ils n’arriveront jamais à comprendre les motifs de votre douceur. Ils penseront que vous êtes faibles et que vous ne résisterez pas.”


Voyez les comme les manipulateurs sournois qu’ils sont. Répliquez verbalement. Demandez de l’aide.

Demandez à vos amis d’enregistrer ce qu’ils disent ou font. C’est à ça que servent les téléphones portables. Demandez de l’aide à un professeur digne de confiance et à vos parents. Répondez physiquement s’il le faut.

Si on n’arrête pas les petites brutes, ils nous prennent pour des proies faciles. Comme des requins, ils en demandent toujours plus.


Gardez une flamme qui brûle dans votre cœur. Vous êtes peut-être une cible mais ne soyez pas une victime. Défendez-vous.


Le harcèlement ne doit pas être toléré.

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 10:09

Je suis tombée hier sur un très beau texte, très vrai. En voici la traduction:

 

 

La plupart d'entre nous avons été des cibles de brimades et de harcèlement mais cela ne veut pas dire que nous devons être des victimes. En fait, quand nous ne sommes pas des victimes, nous pouvons stopper plus efficacement les abus et le harcèlement.

 

Par exemple, imaginons un enfant qui doit subir des moqueries, des brimades et du harcèlement à l'école.

 

Il peut s'agir d'un garçon visé par une brute, un groupe ou un gang. Le harcèlement peut s'avérer physique ou verbal - surnom, moqueries ou dévalorisation.

 

Ou pensons à une fille qui est visée par les pestes de l'école.  Elle est maltraitée, harcelée ou mise à l'écart parce qu'elle est moins jolie ou moins riche, n'a pas les derniers vêtements à la mode ou est copine avec le garçon qui fait chavirer toutes les pestes. Toutes les filles s'y mettent pour l'attaquer verbalement, physiquement ou via internet.

Pire encore, les enseignants et les directeurs ne font souvent rien pour protéger les cibles.  Parfois, ils ne savent pas quoi faire ou ils ont peur d'affronter les petites brutes et leurs parents tout aussi déséquilibrés, ou ils blâment la cible.  Parfois, ils vont même jusqu'à cautionner ou encourager les actes de harcèlement. Il peut même arriver que les pestes soient encouragées par leurs parents, qui préfèrent que leurs filles fassent partie des "gens cools" et n'ont cure de la cible.

 

Souvent, les directeurs et les professeurs essaient simplement de changer la cible. Ces personnes irresponsables semblent penser que si seulement les cibles pouvaient changer et contenter leurs agresseurs, ces vilains cesseraient de les agresser. Ou ils pensent que le harcèlement est une forme de sélection naturelle, la survie des meilleurs, et que quiconque ne se fond pas dans la foule devrait subir les conséquences du "crime" qu'est la différence. Ou ils croient que c'est juste un comportement de gamin normal et que ça passera tout seul quand les persécuteurs grandiront.

 

J'espère que je vous ai rendus dingues avec l'injustice de ces situations. Elles n'ont absolument rien d'exagéré. En tant que coach, je reçois souvent des appels de la part de parents frustrés qui ont essayé sans succès depuis plus de six mois d'arrêter les agressions et d'amener les professeurs, directeurs et responsables à protéger leurs enfants.

 

Les victimes pensent que ce sont elles qu'ils faut blâmer. Les victimes minimisent, ignorent, pardonnent, appaisent, suplient, donnent en espérant être épargnés, sont gentils, acceptent les excuses et les justifications, sympathisent avec les harceleurs sans pitié du monde réel, essaient de les comprendre et d'utiliser la raison. Les victimes répondent à l'agressivité par la gentillesse pour stopper ces prédateurs ignorants et insensibles. Les victimes souffrent en silence. Pour finir, les victimes acceptent la maltraitance et le harcèlement. Les victimes se laissent aller à la peur, au désespoir et à la défaite ; ils abandonnent ; ils se sentent désemparés et désespérés. Ils sont envahis par l'anxiété, le stress, les pensées négatives et le doute. Ils perdent en confiance en eux et en estime de soi. Ils souffrent souvent de dépression et risquent davantage de faire une tentative de suicide. Les directeurs d'école passifs sont toujours impliqués dans les cas de suicides de victimes de harcèlement.

 

Les cibles gardent un feu qui brûle en eux. Ils ne le prennent pas personnellement ; ils savent qu'ils sont de bonnes personnes et que la faute incombe aux harceleurs, à leurs parents narcissiques et aux ratés qui gèrent l'école. Ils combattent et apprennent à mieux combattre. Ils maintiennent leur courage, force, détermination, endurance, persévérance et résistance ; ils ne se laissent pas abattre par la défaite. Les cibles recherchent des alliés qui veulent agir ensemble et pas se contenter de geindre, se plaindre et s'apitoyer ensemble.

 

Les cibles peuvent se sentir en colère à cause de l'injustice mais ils ne sont pas anéantis par leur propre sentiment de colère. Comme on ne peut pas gagner chaque bataille, même si la justice est de notre côté, les cibles peuvent simplement passer à autre chose et se créer une vie merveilleuse ailleurs. Et espérer qu'un jour, ils retrouveront leurs oppresseurs.

 

On peut voir la même différence entre cibles et victimes chez les conjoint(e)s qui sont critiqué(e)s, corrigé(e)s, sermonnés, réprimandés, contrôlés, isolés, soumis à l'hostilité, la jalousie ou à une attitude négative, manipulés et blâmés, à qui on impose de la honte et de la culpabilité, et qui sont battus par leur conjoints abusifs. La tâche de ces cibles adultes est la même que celle des enfants.  Ne soyez pas une victime. Ne le prenez pas personnellement ; apprenez à résister, dites "ça suffit" et "Non". Demandez de l'aide, prenez les choses en main, répondez à l'attaque par l'attaque, partez, repartez de zéro s'il le faut mais repartez quand même.

 

La même distinction s'applique au harcèlement, à l'hostilité, à l'intimidation, à la manipulation, aux collègues toxiques, à la maltraitance et même à la violence au travail.

 

Vous pouvez être une cible mais ne soyez pas une victime. Apprenez les meilleures méthodes pour les combattre. Et combattez pour gagner. c'est notre meilleure chance de mettre fin au harcèlement.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 12:51

Je vous ai déjà parlé de Pauline, cette enfant de douze ans qui est morte à cause du harcèlement scolaire. Ses parents m’ont demandé de vous transmettre le message suivant :

 

 

Nous sommes les parents de la petite Pauline Fourment qui s'est donné la mort le 2/01/2012 en France à la veille de la rentrée scolaire, la peur au ventre elle ne supportait plus de se rendre là où l'attendaient ses agresseurs, les moqueries au début, les injures, l'humiliation, les coups.

Avant d'en finir avec sa courte vie elle a dit à ses petits frères : "je préfère mourir que de retourner à l'école, voilà ce que nous souffrons chaque jour, la douleur, ce vide immense, le manque.

Suite a de nombreux témoignages il semblerait que la direction de ce collège connaissait les faits et n'a pas trouvé utile de protéger notre enfant ou même de punir les agresseurs afin de les dissuader de recommencer, nous avons déposé plainte contre le collège J. Jaurès de Lens dans le Pas-de-Calais pour non assistance à personne en danger et manquement au service.


Notre avocat Maître Frank Berton se porte partie civile.
Mr et Mme Fourment Olivier

 

 

Si vous souhaitez envoyer un message de soutien à la famille Fourment, un blog s’est créé pour honorer la mémoire de Pauline. Personnellement, j’espère de tout cœur que ces parents obtiendront gain de cause.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 18:54

 stop bullying now kids

 

KB, Melanie, Milton et Josh ont entre 10 et 13 ans. Ils fréquentent la même école et ne se connaissent pas mais sont tous confrontés au harcèlement d'une façon ou d'une autre, soit parce qu'ils vivent l'enfer à l'école, soit parce qu'ils l'ont vécu, soit parce qu'ils en sont témoins au quotidien. Dans ces webisodes sous forme de dessins animés de quelques minutes, on fait connaissance avec eux et on observe la façon dont ils vivent les brimades dans la vie de tous les jours.

 

Je recommande ces petites histoires qui expliquent le harcèlement de façon très réaliste et donnent des pistes aux personnes qui y sont confrontées. Les personnages sont attachants et la tonalité, nettement plus positive que dans certaines fictions. Un seul bémol: tous ces webisodes sont en anglais, non doublés et non sous-titrés. A quand l'équivalent en français?

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 09:36

Le Fonds d'expérimentations pour la jeunesse (FEJ) lance un appel à projets intitulé « prévention et lutte contre le harcèlement à l'école » auprès des établissements scolaires, 1er et 2nd degré.

 

Plus d'infos en cliquant sur ce lien.

 

 

Un grand merci à la responsable de cette page pour l'info.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 11:32

petunia.JPG

Dans Harry Potter, Pétunia Dursley apparaît d’abord comme un personnage étroit d’esprit, cruel et peu sympathique. Cependant, on réalise vite que son comportement s’explique assez facilement : elle a apparemment souffert d’une rivalité avec sa sœur, qui recevait toute l’attention de leurs parents, et elle ne s’en est jamais complètement remise.

 

Pétunia vit dans son monde à elle, un monde où tous les gens qui sont sorciers (comme sa sœur) représentent le mal absolu. Elle maltraite son neveu, qui a le ‘malheur’ d’être sorcier, et tente de compenser l’injustice qu’elle a subie en gâtant son propre fils jusqu’à mettre en danger la santé physique et psychologique de ce dernier. Au lieu de penser à ce qu’elle a maintenant (un mari qui l’aime, un certain talent de cuisinière, assez d'argent pour mener une vie confortable), elle se ronge le cœur. Il lui est pratiquement impossible de comprendre et même d’écouter un point de vue qui n’est pas le sien.

 

Ce genre de choses arrive parfois dans le monde réel. Certaines personnes qui ont souffert (par exemple en étant harcelées à l’école) peuvent très bien réagir en agressant d’autres personnes et/ou en se coupant du monde. Je me souviens d’une fille qui, après avoir été brimée à l'école, s'était mise à "troller" les blogs de jeunes homos sur internet tout en répétant à tout bout de champ qu’elle était nettement plus mûre et ouverte d’esprit que la moyenne (comme si une personne mûre se vantait de sa maturité et comme si le harcèlement et l'homophobie étaient des marques d’ouverture d’esprit, voilà qui est bien triste). Il est extrêmement difficile de dialoguer avec ce genre de personne.

 

Ce comportement a sûrement déjà un nom mais comme je ne suis ni psy, ni savante, j’appelle ça le piège de Pétunia. Ce piège a des effets pervers : une personne qui tombe dedans aura de moins en moins de chances de recevoir la compassion et la sympathie d’autres personnes. Elle aura beau dire « mais ce sont les autres qui sont méchants », on n’aura pas forcément envie de l’écouter.

 

Que faire si on pense être tombé dans ce piège ? Voici quelques conseils :

 

- Allez voir un psy, il n’y a absolument aucune honte à cela. Si le courant ne passe pas, essayez avec un autre : on ne trouve pas forcément « le bon » du premier coup.

- Restez modeste, même sur internet. Si on se vante de valoir mieux qu’autrui, les gens ne risquent pas de vous aimer. Il faut savoir faire la différence entre une bonne estime de soi et un comportement arrogant.

- Intéressez-vous aux autres. Quand quelqu’un vous parle, écoutez-le et posez-lui des questions. Chaque être humain a quelque chose à apporter au monde.

- Quand on vous expose une idée, attendez un peu avant de porter un jugement. Ne partez pas du principe que les gens qui vous parlent sont forcément immatures, stupides ou superficiels. Pensez qu’ils peuvent vous apprendre des trucs.

- Si quelqu’un vous reproche votre intolérance, votre immaturité ou n’importe quoi et si cela vous met en rage, isolez-vous et prenez le temps de vous calmer, de pleurer, de lire, de courir, de manger du chocolat, ou n’importe quoi qui vous fasse du bien. Ensuite, essayez de vous mettre à la place d’autrui et réfléchissez à ce qu’on vous reproche. Tout le monde a des défauts, y compris vous. Les admettre et tenter de les corriger constitue une preuve de sagesse et de maturité. Souvent, la critique peut être une main tendue. Oh, et dans la vie, vous rencontrerez toujours des gens qui ne vous aiment pas. Sachez qu’ils ont autant le droit d’exister que vous.

- Jugez-vous aussi sévèrement que vous jugez les autres.

- Si vous vous rendez compte que vous avez blessé quelqu'un, excusez-vous, même brièvement. Mettez-vous à la place des autres: ils ont des sentiments, eux aussi. S'ils n'acceptent pas vos excuses, éloignez-vous et ne jouez pas les victimes incomprises.

- Eventuellement, utilisez l'humour quand vous vous sentez agressé (par exemple en disant: "oui, j'ai des tas de défauts. Tu veux bien me faire une liste, s'il te plait?") ça peut détendre l'atmosphère.

- Trouvez-vous un exutoire positif, comme par exemple le dessin, la course à pieds ou le bénévolat dans une association (liste non exhaustive).    

 

Quelques conseils si vous connaissez une personne qui est tombée dans ce piège :

 

- Conseillez-lui, avec beaucoup de tact, d’aller voir un psy.

- Parlez-lui de ce qui est important pour vous. Dites-lui que vous vous intéresserez à sa vie si il/elle s’intéresse à la votre. Expliquez-lui que vos priorités ne sont pas les siennes ; ce n’est pas de l’égoïsme, c’est dans l’ordre des choses.

- Ecoutez-le/la si vous le voulez, compatissez si vous constatez une souffrance mais ne dites pas amen à ce qu’il/elle dit si vous n’êtes pas d’accord. S’il/elle vous harcèle ou vous agresse, dites stop !

- Si vous voulez faire remarquer à cette personne que quelque chose ne va pas dans son comportement, essayez autant que possible de garder votre calme. Expliquez-lui que vous lui dites ça pour l’aider. Si il/elle prend la mouche quand même, ne culpabilisez pas : vous avez fait de votre mieux !

- Gardez à l'esprit que cette personne a de sérieux problèmes. Son agressivité ouverte ou latente est le symptôme de troubles sérieux. Ne le prenez pas personnellement et concentrez-vous essentiellement sur ce qui est important pour vous au lieu d'essayer à tout prix de guérir cette personne.

- Eventuellement, utilisez l'humour quand il/elle vous énerve (par exemple en disant: "il faut tout de suite que je quitte cette pièce, ton ego prend vraiment trop de place").

- Si c’est trop dur, fuyez cette personne sans hésiter. Si vous êtes obligés de la cotoyer, gardez un espace de sérénité et n'y laissez entrer aucune personne ou attitude toxique.

 

Bon courage !

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 10:59

110505_BULLE_phoebePrinceEX.jpgJe vous avais déjà parlé de Phoebe, cette adolescente de quinze ans harcelée à son école et via Internet, et qui avait fini par se suicider. Le procès de ses harceleurs a finalement eu lieu. Ceci est une traduction d’un article que j’ai trouvé via ce lien. La traduction a été faite à la va-vite, je suis désolée si elle n’est pas très bonne.

 

Très franchement, l’affaire me met mal à l’aise. Tout ce que j'arrive à penser, c'est que j'ai de la peine pour la maman de Phoebe.

 

C’est terminé

Aucun des six ados mis en examen à la suite du suicide de Phoebe Prince n’ira en prison.

 

D’après un article d’ Emily Bazelon

Les procès engagés contre six adolescents à la suite du suicide de Phoebe Prince sont terminés.

Lors de la deuxième journée d’audiences, trois autres ados ont admis les faits pour appuyer la thèse des petites infractions. Ils ont tous reçu une probation et effectueront des services d’utilité publique. Et le juge Daniel J. Swords a continué avec chacun de ces cas, ce qui signifie que s’ils vont aux bouts de leurs peines, leurs casiers judiciaires seront blanchis. Les accusations criminelles graves à leur encontre ont été abandonnées.

 

Sans qu’il y ait eu audience, les procureurs ont également abandonné l'accusation en instance contre un quatrième adolescent, Austin Renaud, qui n'a jamais été accusé d’avoir harcelé Phoebe Prince mais qui a été mis en examen pour viol sur la base des allégations selon lesquelles il avait des rapports sexuels avec Prince quand elle avait 15 ans et lui 18 - une accusation qu'il a toujours niée.

 

Les procédures chargées de tensions et parfois de larmes habituelles dans un tribunal pour mineurs de Hadley, Mass., ont commencé avec l’audience de Sharon Chanon Velazquez, âgée de 17 ans. Velazquez était accusée de délits très graves après avoir été vue l’an dernier en train de harceler Prince au lycée South Hadley, où Prince, âgée de 15 ans, était en seconde et Velazquez en première. Velazquez a admit avoir harcelé Prince. Le procureur Steven Gagne a énoncé les faits sur lesquels la défense et l’avocat général se sont mis d’accord. Selon lui, en début d’année 2010, Velazquez s’est approchée de Prince dans un des couloirs du lycée et l’a appelée par un nom d’oiseau, assez fort pour que les autres l’entendent. Ensuite, le 8 janvier, Velazquez s’est approchée de Phoebe dans le réfectoire, l’a de nouveau insultée et lui a intimé très fort de garder ses distances avec le petit copain de Flannery Mullins, Austin Renaud. Selon Maître Gagne, Velazquez s’est de nouveau approchée de Prince plus tard dans la journée, cette fois-ci en cours de latin. "Velazquez a réprimandé Prince sous le nez d’autres élèves," a déclaré Maître Gagne, et un des élèves a témoigné que Prince était "physiquement bouleversée." Prince à rapporté à un des principaux adjoints de South Hadley High ce qui avait eu lieu. Quand il parla à Velazquez, elle avoua s’en être prise à Phoebe en cours de latin.

 

Flannery Mullins, aujourd’hui âgée de 18, a admis avoir semé le trouble au cours d’une assemblée scolaire (c’est-à-dire un rassemblement d’élèves) et avoir commis une violation des droits civils, même si pour ce qui est de la seconde offense, elle a pris la responsabilité des actions de Velazquez. Selon Maître Gagne, en janvier 2010, Mullins entendit des rumeurs selon lesquelles Renaud avait eu une relation avec Prince. Le 6 janvier, durant un cours d’éducation physique, Mullins "exprima par oral sa frustration à ce sujet." Prince n’était pas présente mais Mullins annonça à une camarade de classe que "quelqu’un devrait lui botter le cul." Elle déclara également à son prof de gym qu’elle était aussi en colère. Selon Maître Gagne, ces faits supportent l’accusation d’avoir mis du désordre lors d’une assemblée scolaire, ou un cours d’EPS.

 

 Toujours selon le procureur, des élèves ont entendu Mullins faire des commentaires désobligeants sur Prince entre le 8 et le 10 janvier. Il ajouta que, "on a pu entendre Velazquez dire à Mullins qu’elle était prête à frapper Prince ou à demander à quelqu’un de le faire." Quand les responsables de l’école parlèrent à Velazquez, elle leur annonça qu’elle prenait parti pour son amie, "bien que selon elle, Flannery ne lui avait pas demandé de faire quoi que ce soit en son nom." Selon Maître Gagne, à cause des rumeurs sur la colère de Mullins, Prince sécha des cours pour aller à l’infirmerie. Ceci interféra avec son droit à l’éducation, ce qui constitue une violation des droits civils, selon le procureur.

 

Ashley Longe, également âgée de 18 ans, a admis avoir harcelé Prince sur la base d’une infraction civile. Maître Gagne a annoncé que Longe avait lancé des propos insultants à l’adresse de Prince dans la bibliothèque de South Hadley High pendant l’heure du déjeuner le jour de son décès, le 14 janvier 2010. Elle a également hurlé après Prince dans le couloir à l’heure de la sortie. Quand elle vit Prince rentrer seule chez elle à pied, Longe lui lança une boîte de boisson vide depuis sa voiture. La boîte ne toucha pas Prince.

 

La maman de Phoebe, Anne O'Brien, a parlé hier au tribunal, comme elle l’a déjà fait mercredi lors de l’issue des procès de deux autres ados mis en examen à propos du décès de Phoebe. Longe est la seule des six ados pour qui elle eut des paroles gentilles. "Hier, j’ai rencontré Ashley Longe," a déclaré O'Brien. "Même si je ne cautionne pas la façon dont elle a traité Phoebe, elle est la seule à avoir reconnu ce qu’elle a fait." O'Brien a dit qu’elle ne voulait pas discuter de ce dont elle a parlé avec Longe, mais a ajouté "je suis très satisfaite du fait que la seule personne qui a pris ses responsabilités et a manifesté des remords sincères, ce que nous avons demandé depuis le 14 janvier, est Ashley Longe."

 

Au contraire, O'Brien avait auparavant accusé Velazquez de "terroriser" Phoebe. "N’aurait-elle jamais pu s’arrêter, respirer un bon coup et réaliser que ce n’est pas bien de plonger un être humain dans un pareil abîme de peur et de détresse?" a demandé O'Brien. Elle a également accusé Velazquez d’avoir déclaré, après le suicide de Prince, qu’elle se foutait de la mort de Phoebe. Velazquez se mit à sangloter en entendant cela. Après l’audience, l’avocat de Velazquez nia que sa cliente ait dit quoi que ce soit de ce genre. Il n’avait pas vu les déclarations de Mme O'Brien avant l’audience. Cette accusation n’apparaît pas non plus dans le rapport du procureur d’arrondissement sur la conduite de Velazquez. Son avocat a souligné le fait qu’elle n’a admis que les faits exposés par Maître Gagne lors de l’audience. "J’ai dit dès le premier jour que les charges visant à la tenir criminellement responsible de la mort de Phoebe Prince seraient rejetées ou qu’elle serait acquittée," a-t-il déclaré. "C’est ce qui se passe aujourd’hui."

 

Les avocats de Mullins ont fait une déclaration en son nom et en celui de sa famille pour exprimer "leur plus grande sympathie" à la famille de Prince, "dont la mort fut une tragédie à bien des niveaux, nous le reconnaissons tous." Toujours selon cette déclaration: "Aujourd’hui, nous reconnaissons qu’il nous faut nous montrer plus civilisés et compatissants les uns envers les autres dans la vie de tous les jours. … Le bureau du procureur général du nord-ouest reconnaît également qu’on fait payer trop cher pour ces questions."

 

Elizabeth Scheibel, le procureur général qui s’est occupée de l’affaire au début et qui a depuis quitté le bureau, n’est pas d’accord. Dans une déclaration, elle considère les charges comme "appropriées." Le nouveau procureur général, David Sullivan, a également défendu les charges lors d’une conférence de presse.

 

Et cependant la question demeure: si les procureurs pensaient qu’ils pouvaient prouver que les cinq ados accuses de violation des droits civils ont cause le suicide de Phoebe, pourquoi ont-ils laissé ces gosses en liberté sous surveillance et, à l’exception de l’un d’eux (Sean Mulveyhill), avec la promesse d’un casier judiciaire blanchi? S’ils ne pensaient pas pouvoir le prouver, pourquoi une accusation aussi brutale et qui attirait autant l’attention?

 

Selon l’American Bar Association (association américaine du barreau), les procureurs ne devraient porter des accusations que quand ils savant qu’ils disposent de preuves suffisantes pour les appuyer.* Depuis plus d’un an que je couvre cette affaire, il est difficile pour moi de concilier ce devoir avec la façon dont ces cas se sont déroulés. "Si on harcèle quelqu’un à mort, c’est un meurtre," m’a expliqué Joseph Kennedy, professeur de droit criminel à l’université de Chapel Hill, en Caroline du Nord, quand je l’ai appelé plus tôt cette semaine. "Mais si on harcèle quelqu’un, que cette personne se tue et que ce n’est pas quelque chose que vous aviez anticipé, ce n’est pas un crime." Même si le bureau du procureur d’arrondissement ne le dira pas, la résolution de cette semaine signifie peut-être que les procureurs ont dû accepter cette affirmation.

 

 

Correction, 9 mai 2011: A l’origine, cette phrase disait que "l’éthique oblige les procureurs à n’amener des charges qu’ils peuvent prouver dans la limite d’un doute raisonnable." Selon les normes éthiques de l’état du Massachusetts, les procureurs peuvent porter des accusations qui sont soutenues par une cause probable. L’association du barreau d’Amérique met la barre plus haut.

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 15:14

Une recherche menée par l'Unicef et dirigée par Eric Debarbieux et Georges Fotinos, évalue à un enfant sur dix le nombre d'élèves subissant un harcèlement répété à l'école.

 

La suite se trouve ici...

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