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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 15:24

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Cette brochure est éditée par l'association Les Petits Citoyens, en partenariat avec l'Unicef. A travers des situations simples, elle explique les différentes formes de harcèlement aux enfants à partir de sept ans. Je la recommande à tous les enseignants et membres du corps enseignant, ainsi qu'aux parents.

 

Pour la commander, c'est ici.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:41

Aujourd'hui encore, l'homophobie et la transphobie servent de prétextes au harcèlement. J'aimerais faire un petit point non exhaustif sur cette question très compliquée.

 

Nous vivons dans un monde très "hétérocentré" et "ciscentré" (pardonnez-moi si mon vocabulaire est approximatif, je ne suis pas une experte). Dans les livres, les films et à la télé, le héros (qui est un homme cis) finit presque toujours par embrasser l'héroïne (qui est une femme cis). Or, dans le monde réel, il y a des homosexuels, des bisexuels, des transsexuels, des pansexuels, des asexuels, j'en passe.

 

L'adolescence est une période pendant laquelle il est NORMAL de se poser des questions. Enormément de personnes hésitent sur leur orientation sexuelle et/ou romantique à l'adolescence, et même à l'âge adulte. On peut être un garçon et vouloir embrasser un autre garçon. On peut être assigné fille et savoir qu'on est un garçon. On peut n'être pas du tout intéressé(e) par les rapports sexuels tout en désirant avoir une relation romantique. On peut ne s'identifier ni comme un homme, ni comme une femme, mais comme un peu des deux ou encore autre chose. On peut expérimenter plusieurs situations différentes au cours d'une vie. Toutes les possibilités sont acceptables tant qu'elles se font de manière consentie.

 

Le problème, c'est qu'à l'adolescence, ceux et celles qui ne correspondent pas à la "norme classique" doivent souvent en baver. Que le harcèlement homophobe ou transphobe soit "fondé" ou non (un(e) ado peut très bien être traitée de "goudou" ou de "pédé" alors qu'il/elle est ouvertement dans une relation hétéro), il s'avère TOUJOURS inacceptable. Il ne faut pas le laisser passer.

 

(Au passage, l'argument des "rapports sexuels hétéros qui sont les seuls acceptables parce qu'ils servent à se reproduire" ne tient pas debout. Autant que je sache, énormément de gens qui pratiquent les rapports hétérosexuels le font pour d'autres raisons, par exemple pour le plaisir ou pour montrer leur affection à leur partenaire. Je le répète, la seule règle obligatoire pour tous, c'est le consentement mutuel.)

 

 

Maintenant, voici mes conseils aux ados qui connaissent ce genre de situations:

 

- Cela va sans dire mais ne harcelez pas vous-mêmes: il y a déjà assez de malheur sur cette Terre sans en rajouter.

- Ne culpabilisez pas vis-à-vis de ce que vous ressentez. Il n'y a AUCUN mal à être homo, bi, a, pan, trans ou n'importe quoi d'autre. Ne laissez personne vous dire le contraire.

- Parlez-en à quelqu'un. Dans toutes les régions, il existe des associations gérées par des gens qui sont déjà passés par là. Vous verrez, ça fait un bien fou d'en parler. Si vous appréhendez de pousser la porte d'une association ou si vous habitez loin, vous pouvez commencer par fréquenter leurs forums sur Internet.

- Si on vous agresse, réagissez! Vous pouvez très bien porter plainte. Là encore, il y a des associations pour vous aider.

 

- Et surtout, gardez espoir! :)

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:22

Le slut-shaming (en français « humiliation des salopes ») est un phénomène qui s’apparente au harcèlement et qui consiste à humilier ou rabaisser une fille/femme sous prétexte de sa sexualité réelle ou supposée. Dès qu’une adolescente « s’éloigne de la norme » et même quand elle n’a strictement rien fait, elle doit subir des brimades.

 

Le slut-shaming peut se manifester de façon suivante :

 

-   Insultes;

-    Rumeurs (hé, unetelle a couché avec trois mecs en une semaine…) ;

-    Commentaires désobligeants concernant la tenue, le comportement ou même l’anatomie de la cible ;

-    Demandes abusives (si t’as couché avec truc, tu dois coucher avec moi…) ;

-   Harcèlement électronique (par le biais des réseaux sociaux, des blogs...);

-    Etc.

 

Le slut-shaming constitue une forme de harcèlement. En tant que tel, il ne peut pas et ne doit pas être toléré.

 

Voici quelques idées reçues sur le slut-shaming :

 

Ça ne fait pas de mal, on veut juste rigoler

Toute forme de harcèlement est inacceptable. Le slut-shaming peut avoir des conséquences très graves, comme dans le cas de Rehtaeh Parsons. C’est un problème à prendre très au sérieux.

 

Moi, je n’embrasse jamais dès le premier soir. Celles qui le font sont des sa***.

Le fait d’attendre ou non le deuxième rendez-vous (ou le dixième, ou même le mariage) avant d’embrasser, d’avoir des rapports sexuels ou de faire n’importe quoi est un choix personnel. Chacun fait ses choix et il n’y a aucun mal à prendre ses propres décisions.

En revanche, il y a un problème quand on veut contrôler la vie des autres. Si votre voisine décide d’embrasser son copain dès le premier soir, d’embrasser sa copine dans un lieu public, de porter une jupe courte ou au contraire de rester chaste jusqu’à la fin de ses jours, c’est elle que cela regarde, pas vous.

 

Si elle se fait violer, c’est qu’elle l’a un peu cherché. On n’a pas idée de porter une tenue pareille/boire de l’alcool/mettre sa photo en tenue légère sur son blog.

On n’a surtout pas idée de blâmer la victime !

Le fait de prétendre qu’une femme violée l’a cherché sous-entend que les hommes en général sont des êtres primaires, faibles, bestiaux, obsédés par le sexe, incapables de contrôler leurs pulsions et qui pensent avec leurs hormones, jamais avec leur tête ou leur cœur. Si tous les hommes étaient comme ça, ça se saurait. La pratique du slut-shaming insulte non seulement toutes les femmes, mais aussi tous les hommes.

 

Moi, je dis que c’est pas normal : il y a des fillettes de 13 ans qui se promènent avec le string qui dépasse. Il faut bien les remettre à leur place !

Cette affirmation, Laci Green (éducatrice en sexualité et auteure de vidéos fort intéressantes et sous titrées vf) y a déjà répondu bien mieux que moi sur cette page. Si vous ne parlez pas anglais, voici un résumé de sa réponse :
 
Oui, il y a un problème avec ce genre de situations. Non, vous ne valez pas mieux que les filles en question. Et non, CELA NE JUSTIFIE EN RIEN LE SLUT-SHAMING.  (…)
Il y A une raison pour que de très jeunes filles adoptent ce genre de comportements, et à l'âge tendre de 13 ans, ce n'est pas parce qu'elles assument consciemment leur corps et leur sexualité.  C'est parce qu'on leur a déjà pris leur pouvoir sexuel. A 13 ans, elles ont déjà appris que la seule chose considérée comme valable chez les jeunes femmes, c'est leur capacité à être considérées comme sexuellement attirantes pour les hommes. C'est une forme d'auto-chosification qui est causée par le sexisme et qui ne le justifie en rien.
Nous vivons dans une culture dysfonctionnelle dès qu'il s'agit du sexe. On laisse croire aux gens qu'ils ont le droit de penser que le slut-shaming, c'est 'la fote de cé cones ki s'habiyent come dé pute'. Il faut que les gens arrêtent de traiter à nouveau en victimes ces jeunes filles qui NE FONT QU'AGIR EN FONCTION DE CE QU'ELLES ONT APPRIS. Au lieu de les traiter de haut et de continuer ce cercle vicieux en leur disant qu'elles ne valent rien, il faut leur faire comprendre qu'elles sont IMPORTANTES. Pas uniquement parce qu'elles sont attirantes et désirables, mais parce qu'elles sont également fortes, intelligentes, drôles, intéressantes, gentilles, douées et n'importe quelles autres qualités qu'une personne qui apprend à se considérer comme un objet  ne reconnaîtra peut-être pas tout de suite.

 

Merci, Laci. J’aimerais ajouter qu’en outre, il arrive souvent qu’un(e) enfant adopte un comportement hyper-sexualisé à cause d'un traumatisme, parce qu’il/elle a subi des abus sexuels ou incestuels. Rabaisser quelqu’un qui a déjà souffert, c’est stupide.

 

Ma religion m’interdit de faire ceci ou cela.

Si vous aimez votre religion, tant mieux pour vous. Si le fait de pratiquer votre religion vous rend heureux, continuez ! En revanche, si vous voulez imposer votre religion à votre voisin, il y a un problème. Chacun a foi en ce qu’il veut : j’ai déjà rencontré des gens formidables qui aiment leur religion, s’en portent très bien et ne pratiquent ni l’intégrisme, ni le slut-shaming.

 

On a tous fait du slut-shaming un jour.

Oui, on a tous fait ce genre de bêtises un jour. On est tous humains, on a tous ‘dérapé’ à un moment ou à un autre, ne serait-ce que par ignorance ou dans un moment d’égarement. Seulement, ce n’est pas parce qu’on a fait une grosse bêtise un jour qu’on doit continuer à faire des bêtises toute sa vie. C’est parce qu’on est humains qu’on doit apprendre à respecter les autres et à les traiter comme on aimerait soi-même être traités.

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 10:04

 

 

Chaque personne mérite d'être respectée pour ce qu'elle est. Je fais le serment de faire passer ce message à mes amis, à ma famille et à mes voisins. Je prendrai parti contre la haine et l'intolérance à chaque fois que j'y serai confronté(e), à l'école et au travail. J'apporterai de l'espoir aux ados, qu'ils soient homosexuels, bisexuels, transgenres ou harcelés pour d'autres raisons en leur faisant savoir que ça va mieux.

 

C'est en prononçant ce serment qu'on entre sur le site "It Gets Better" (ça va mieux). Ce projet réunit des milliers de gens et permet de lutter contre le harcèlement et la haine anti-homos. Voici un petit historique.

 

En 2010, l'auteur Dan Savage et son partenaire Terry Miller mirent en ligne une vidéo dans le but de réconforter et d'encourager les ados cibles de brimades anti-homosexuels. Ainsi naquit le projet "It Gets Better".

 

Sur leur site internet, on trouve des liens vers des lignes d'écoute, une boutique permettant d'acheter des tee-shirts promotionnels, un livre de témoignages et d'autres produits, des liens vers l'international, des pages tumblr, facebook, twitter et youtube, et surtout des milliers de témoignages et de messages positifs venant de milliers de personnes généreuses. Tous les jours, des internautes postent des vidéos et des messages sur ces réseaux pour dire que "ça va mieux" et qu'il ne faut jamais se laisser décourager. Parmi les sympathisants du mouvement, on compte Barack Obama, Hillary Clinton, Nancy Pelosi, Adam Lambert, Anne Hathaway, Colin Farrell, Matthew Morrison, Joe Jonas, Joel Madden, Ke$ha, Sarah Silverman, Tim Gunn, Ellen DeGeneres, Suze Orman, et beaucoup d'autres encore...

 

Ce mouvement a connu des hauts et des bas. L'une des histoires les plus tristes est celle du jeune Jamey Rodemeyer, qui est mort en 2011 après avoir mis en ligne sa propre vidéo d'encouragement. En revanche, d'autres ados ont déclaré que ce site leur a sauvé la vie. A la fin du clip de la chanson "Make it stop" de Rise Against, on peut voir des extraits de vrais témoignages de ce projet (attention, vidéo violente, même si la fin est très belle).
 
Le projet "It Gets Better" existe à l'internationale (par exemple au Danemark, en Italie, en Suisse et au Portugal). Malheureusement, on n'a pas encore de filiale en France. Dommage...

 

Un grand bravo à tous les participants de ce projet!

 

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EDIT: J'étais mal renseignée. Il existe bel et bien un projet similaire en France, Demain sera meilleur. Bravo à tous ses participants!

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 11:54

Je suis journaliste pour une des nouvelles chaines de la TNT "Chérie25" et prépare actuellement une émission sous forme de débat qui traitera du chantage sur internet, comment protéger nos ados ?

L'émission se déroulera de la manière suivante :
- Diffusion d'une fiction éditorialisée
- Retour plateau avec un témoin ayant une histoire personnelle proche de la fiction
- Interview du témoin par le présentateur Boris EHRGOTT
- Intervention de spécialistes : psys, avocats, associations...

Je suis à la recherche d'adolescents (ou de parents d'ados) qui sont ou ont été victimes d'harcèlement sur internet ou téléphone portable (sexting) et qui accepteraient de témoigner dans l'émission.
L'enregistrement se fera à Paris (16eme) dans la matinée du 30 mai (les frais de déplacements sont bien sur à notre charge).

Vous pouvez me joindre au 06.95.97.35.86 ou par mail dorotheem6.catchon@gmail.com

Je vous remercie et reste à votre disposition pour toutes questions ou informations complémentaires.
Très cordialement,
Dorothée

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 13:51

A chaque fois que je vous parle d'un enfant qui est mort après avoir été harcelé, j'ai le coeur serré. Cependant, l'histoire de Rehtaeh Parsons est peut-être la pire dont j'ai jamais entendu parler.

 

rehtaeh-parsons.jpg

 

Il y a deux ans, Rehtaeh, alors âgée de quinze ans, se trouvait à une soirée qui a particulièrement mal tourné. En état d'ébriété, à moitié consciente, elle dût subir des actes sexuels de la part de quatre garçons. L'un de ses agresseurs présumés n'a eu aucun scrupule à prendre une photo de la scène et à la publier sur les réseaux sociaux.

 

Pendant des mois, l'adolescente a été la cible d'injures, de quolibets et d'intimidations. Certains camarades de son lycée l'ont traitée de "pute". Sur Internet, les insinuations et les insultes étaient presque quotidiennes. "On ne la laissait jamais tranquille" a expliqué la mère de Rehtaeh Parsons sur la chaîne canadienne CBC. "Ses amis étaient contre elle, des garçons inconnus lui envoyaient des textos et des messages sur Facebook pour lui demander de coucher avec eux puisqu'elle l'avait fait avec leurs copains. Cela ne s'arrêtait jamais".

 

Après un an d’enquête, l’affaire avait été non-classée : pas de charges légales contre les agresseurs de la jeune fille, faute de preuves. Sa mère s’était déclarée « dévastée » et les insultes n’avaient pas cessé. Rehtaeh, qui n'en pouvait plus, s'est pendue. Elle est décédée trois jours après, ce dimanche 7 avril 2013. Son père crie son chagrin.

 

"Je veux que la justice poursuive les garçons qui ont posté les photos", a déclaré la maman de Rehtaeh. "Je ne veux pas que quelqu’un d’autre les poursuive." Nous espérons tous qu'elle obtiendra gain de cause.

 

Repose en paix, Rehtaeh.

 

 

Retour au mémorial

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 07:47

tintin.jpeg

 

Assez souvent, il y a des journalistes qui m'envoient un message pour m'annoncer qu'ils ont besoin de témoins pour une émission sur le harcèlement scolaire.

 

A vous, vaillants combattants de l'information, j'aimerais vous dire plusieurs choses:

 

1) Bravo. Je pense que c'est une très bonne idée d'attirer l'attention du public sur un problème de société méconnu.

 

2) Si vous voulez que je fasse passer un appel à témoins, ce sera avec plaisir. Il suffit de m'envoyer un message privé. Tant que j'y suis, je vous conseille également les pages suivantes:

 

http://lesvoixdelaverite.skyrock.com

http://www.facebook.com/pages/Harc%C3%A8lement-Scolaire-VENEZ-BRISER-LE-SILENCE/127558587335846

http://harcelement-entre-eleves.com/pages/appeltemoins.html

 

3) Je sais que ça fait un peu prétentieux mais j'aimerais vous donner quelques petits conseils pour intéragir avec les personnes qui sont ou ont été harcelées:

 

- S'il leur est possible de témoigner à visage caché ou sous un faux nom, précisez-le.

- Autant que possible, faites en sorte de ne pas leur donner l'impression que vous les jugez négativement. Les personnes harcelées entendent souvent des phrases culpabilisantes telles que "t'as cherché les problèmes" ou "t'avais qu'à leur envoyer des baffes/t'avais qu'à les ignorer". Essayez plutôt les formulations telles que "pourquoi pensez-vous qu'on s'en est pris à vous en particulier?".

- Certains pays comme le Royaume-Uni ou le Canada ont mis en place des méthodes efficaces pour lutter contre les brimades. Ce serait bien si vous pouviez les mentionner: ça donnerait une note positive dans votre reportage et nous avons tous besoin d'espoir.

 

Bon courage!

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:33

J’ai trouvé un très beau texte, à cette adresse. En voici la traduction :

 

 


Les bullies se donnent toujours des raisons qu’ils considèrent comme valables pour harceler et maltraiter leurs cibles. C’est toujours de la faute des autres. Les petites brutes pensent que leurs excuses et justifications devraient les dispenser de faire face aux conséquences de leur comportement.

 

Ils sont profondément narcissiques et se bercent d’illusions.

 

Qu’est-ce qui ne va pas dans ces histoires ?

 

*          Walter bousculait les jeunes enfants à l’école. Il les attaquait dans les couloirs, dans la cour, dans la cafeteria et dans les toilettes. Walter prétextait que les autres enfants n’étaient pas assez gentils avec lui et que de toute façon, ils exagéraient la douleur qu’il leur causait. Le directeur savait que Walter n’était pas sympathique et que son père le maltraitait mais qu’il ne pouvait pas porter plainte pour ce genre de maltraitances. La stratégie anti-harcèlement du directeur consistait à demander aux autres enfants de se montrer plus compréhensifs envers Walter, d’être plus gentils avec lui et d’attendre qu’il soit sorti de ses problèmes.

 

*          Sonja était connue comme la fille la plus vicieuse de l’école. Quelques filles, qui admiraient son apparente assurance ou avaient peur d’elle, obéissaient à ses ordres. Elles l’aidaient à faire des remarques sarcastiques à propos des autres filles, les bousculaient, les harcelaient et se moquaient de toutes les particularités physiques ou mentales qu’elles appelaient des « défauts ». Sonja prétendait que les autres filles avaient commencé en se montrant méchantes avec elle et qu’elles méritaient ce qui leur arrivait. De toute façon, elle ne faisait que s’amuser un peu. Le directeur savait qu’en fait, Sonja manquait terriblement de confiance en elle et que ses parents la critiquaient continuellement. Rien de ce qu’elle faisait n’était jamais assez bon pour eux. La méthode anti-harcèlement du directeur consistait à encourager les cibles de Sonja à se montrer plus compréhensives avec elle, à essayer de gagner son affection et son amitié et à attendre qu’elle apprenne à être gentille, en dépit des exemples désastreux que lui montraient ses parents.

 

Dans les deux cas, ces directeurs avaient accepté les excuses que Walter et Sonja avaient données. Ils avaient également accepté les explications psychologiques et socialement acceptables du comportement de ces enfants comme des excuses et des justifications afin que rien ne leur retombe sur le nez. Ils souffaient déjà assez comme ça chez eux.

 

Dans les deux cas, les directeurs avaient changé leurs cibles en victimes.

 

Il n’y eut pas de conséquences pour Walter et Sonja : pas d’heures de colles, pas de renvois. Comme rien ne leur arrivait, ils n’avaient aucune raison de changer. En fait, comme ils avaient le droit de continuer à harceler, ils étaient en position de force à l’école.

 

En plus de ne rien faire pour protéger les élèves, les directeurs n’essayèrent pas une seule fois d’inciter les élèves à se regrouper pour lutter contre le harcèlement. Quand les gens ne peuvent pas amener les autorités responsables pour les protéger, ils n’ont plus le choix qu’entre des possibilités très simples : se soumettre aux petites brutes ou former des groupes d’autodéfense pour assurer eux-mêmes la justice. Evidemment, ces directeurs les punissent, même s’ils n’ont jamais rien fait à Walter et Sonja.

 

Le message qu’on peut tirer de ces histoires est que même si on peut avoir de la sympathie et de la compréhension pour les excuses, justifications et problèmes des brimeurs, il nous faut quand même faire en sorte qu’ils cessent de harceler.

 

Evidemment, pour expliquer mon point de vue, j’ai simplifié les cas présentés. Mais le problème est simple. Les complications et difficultés signifient simplement qu’il nous faut simplement nous montrer plus déterminés et plus astucieux pour mettre en place un plan efficace. Mais ces complexités ne changent pas la direction qu’on doit prendre. Elles peuvent vouloir dire qu’en tant que parent, on peut devoir faire pression  et faire parler des directeurs qui ne font rien contre le harcèlement.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 12:15

Bonjour, 

 

Dans le cadre d'une émission sur la radio RCF sur le harcèlement scolaire dans la région lilloise, je recherche un ou une lillois (e) qui accepterais de témoigner du harcèlement qu'il/elle a subi au cours de sa scolarité et des conséquences qui pèsent encore sur son quotidien. 

 

Si vous souhaitez témoigner, n'hésitez pas à me contacter rapidement : Diane au 03 20 14 91 35 ou d.lheritier@wanadoo.fr


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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 13:14

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Edité par l'Association Noélanie, ce livre illustré de 48 pages se compose de trois parties: une histoire facile à lire, une rubrique "contacts et recommandations" et une rubrique "jeux".

 

Il s'adresse à tous: enfants, frères et soeurs, enseignants, parents... Selon le public, il peut être utilisé de nombreuses façons.

 

En outre, en achetant cet ouvrage, vous ferez une bonne action car les bénéfices vont à l'Association Noélanie, reconnue d'intérêt général, qui lutte contre la violence scolaire.

 

Pour commander un exemplaire et/ou pour plus de renseignements, cliquez ici!

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