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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:37

Dans le cadre de l'émission "Allo Rufo", la chaîne France 5 recherche des témoignages d'enfants et/ou de parents confrontés au harcèlement.

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Clémentine avant le 25 août 2014 au clementine.suquet@martange.fr .

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 17:33

http://cleoprod.com/wp-content/uploads/2013/05/logocleodef2.png

 

Aujourd’hui, c’était l’avant-première des films d’Amandine Stelletta sur le harcèlement à l’école. Ne reculant devant rien et parce que j’avais moi-même versé quelques euros pour permettre à ces films d’être produits, je me suis précipitée dans le RER pour assister à la projection.

 

J’arrive en retard à cause d’un incident dans le bus. Je me heurte à des molosses à l’entrée de l’école et après des explications, ils m’indiquent gentiment la bonne porte. J’arrive dégoulinante de sueur (il faisait une chaleur monstre) et je m’explique auprès de Sarah : une fillette de deux ans s’est coincé le pied dans la porte du bus, ça m’a retardée. Elle compatit et me propose une boisson en m’expliquant qu’on va commencer en retard de toute façon. Ensuite, c’est Amandine qui me salue et me dit qu’elle espère que je vais aimer les films. Je la remercie et étant phobique sociale depuis mon adolescence, je me tiens à l’écart.

 

Enfin, on nous fait entrer dans la salle : 120 sièges pour une vingtaine de personnes. On s’installe et après un mot de bienvenue d’Amandine, Sarah et Thibault, la projection commence. Le premier film décrit la solitude d’un enfant qui doit subir un harcèlement silencieux. Le deuxième montre un père désemparé en apprenant que sa fille de 13 ans est brimée via Internet et le troisième parle d’un homme qui, 20 ans après les brimades, est encore traumatisé. Vite, un mouchoir : j’ai tous mes mauvais souvenirs qui remontent…

 

Les lumières se rallument et tout le monde applaudit. Je sors mon carnet et les principaux intéressés prennent la parole : Amandine évidemment, Eric Debarbieux et Jacky Pamart. Après plusieurs explications sur la nécessité de la prévention, on applaudit encore, on se lève et on va reprendre un verre. Une femme charmante me demande mon avis sur les court-métrages. C’est la maman d’Amandine. Je ne peux pas m’empêcher de penser à toutes les mères, y compris à la mienne, à ce qu’elles ressentent quand elles apprennent que leur enfant est harcelé…. J’arrive pas à l’imaginer.

 

Etant (toujours) phobique sociale, je pars la première tandis que la plupart des gens resteront pour la deuxième projection. Bon weekend à tous.

 

Au final, je recommande ces court-métrages. Je mettrai à jour cet article si j’ai du nouveau à leur sujet.

 

 

Ps : si vous voulez lire le même article avec des gifs mignons (traduisez : si vous avez du temps à perdre), c’est ici.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 10:07

http://cdn.morguefile.com/imageData/public/files/j/jade/preview/fldr_2009_08_02/file9181249263243.jpgUne importante étude, réalisée au début des années 60 par des scientifiques, nous donne un aperçu de cette perte de l’instinct d’autoprotection chez les femmes. Ils effectuèrent des expériences sur les animaux afin d’étudier « l’instinct de fuite » chez l’être humain. Dans l’une d’elles, ils grillagèrent la moitié droite du fond d’une grande cage, de sorte qu’un chien placé dans cette cage recevait une décharge électrique chaque fois qu’il marchait sur ce côté. Le chien apprit rapidement à se tenir du côté gauche de la cage.


On grillagea ensuite la partie gauche du fond, en laissant la partie droite sans décharges électriques. Le chien se réorienta rapidement et apprit à se tenir du côté droit. On grillagea alors la totalité du fond de la cage, de sorte que les décharges étaient susceptibles de survenir n’importe où, quelle que soit la position occupée par le chien. Celui-ci, désorienté au début, paniqua bientôt, puis finit par « laisser tomber ». Il ne tenta plus d’échapper aux décharges et resta allongé, les subissant quand elles se produisaient.


Ce n’était pas terminé. On ouvrit la cage. Les scientifiques s’attendaient à ce que le chien s’échappe. Ce ne fut pas le cas. Bien qu’il eut la possibilité de sortir à tout moment, le chien continuait à rester allongé et à recevoir des décharges électriques au hasard. Les scientifiques en déduisirent qu’un animal exposé à la violence va tenter de s’adapter au problème, de sorte que, lorsque la violence va cesser ou qu’il pourra retrouver sa liberté, son instinct de fuite s’en trouvera considérablement diminué et il restera là.


Extrait de « Femmes qui courent avec les loups » de Clarissa Pinkola Estés, format livre de poche, page 337.

 

 

Je suppose que tous ceux d’entre vous qui aiment les animaux ont eu de la peine pour le chien en lisant ce passage. Il s’agit en effet d’une expérience cruelle mais en même temps, je la trouve éclairante car j’ai été dans la même situation que ce chien (et je suppose que si vous lisez ce blog, c’est aussi votre cas ou celui d’un de vos proches). Quand on est exposé à des actes de violence pendant trop longtemps, on finit par perdre tout ou partie de son « instinct de survie ».

 

Le même phénomène se produit avec la violence conjugale : souvent, des femmes battues par leur compagnon ne se révoltent que quand le compagnon s’en prend à leurs enfants. Les personnes harcelées sur leur lieu de travail ou qui doivent subir des brimades à caractère sexuel ou homophobe peuvent devenir plus ou moins catatoniques, même si elles souffrent toujours autant. Quand on vit dans une culture où les survivantes de viol ne sont pas prises au sérieux, une femme violée hésite à porter plainte car elle sait qu’on lui reprochera d’avoir « provoqué l’agression ». Quand un comportement violent est « normalisé » et quand on prive la cible de toute porte de sortie, celle-ci finit par perdre son instinct de survie.

 

Alors, que faire ? Personnellement, je crois que les plus grands combats se déroulent à l’intérieur de nous-mêmes. Les gens qui sont ou ont été harcelés ont en eux un chien traumatisé mais ils doivent à tout prix rassurer ce chien et lui faire comprendre qu’il existe réellement une porte de sortie et qu’il doit s’enfuir et se soustraire aux décharges électriques. On peut tous guérir notre chien intérieur !

 

Enfin, je crois que les proches des survivants ont un rôle important à jouer. Il est toujours facile de dire : « t’avais qu’à demander à changer d’école » ou « mais pourquoi tu t’es pas défendu-e ? » mais les choses s’avèrent bien différentes quand on doit soi-même subir des brimades. Mieux vaut déculpabiliser l’autre. On peut dire beaucoup de choses pour remonter le moral des survivants du harcèlement mais je crois que la chose la plus importante à dire, c’est : « ce n’était pas de ta faute ». Vous ne reprocheriez jamais à un chien d’avoir été agressé, alors pourquoi feriez-vous cela avec un être humain ?

 

Guérir, ça peut prendre du temps, mais on peut tous y arriver. Donnons-nous en la peine.

 

 

Ps : j’ai trouvé l’image ici. Merci, morguefile.com

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 13:12

Bonjour,

Je suis un homme de 40 ans. Durant mon adolescence, j'ai été victime de harcèlement durant à peu près 3 ans au collège.

Le problème est que je suis de grande taille (je mesure 2m13). Le harcèlement a eu lieu principalement au collège, où j'étais régulièrement pris à partie par une bande d'élèves du collège.

Le schéma est classique, j'étais tout seul et personne ne m'aidait. J’étais tout seul, ils étaient dix, je prenais régulièrement des baffes et je me faisais bousculer sans répondre. Cela a eu des conséquences car j'ai été une personne très renfermée durant très longtemps.

J'ai quand même mené ma vie tant bien que mal et j'ai maintenant une maison. C'est là que le destin est intervenu car j'ai acheté cette maison et aussitôt j'ai ressenti une certaine hostilité de la part d'un voisin (insulte à travers la haie, regard en coin...). Je l'ai reconnu assez rapidement car il s'agissait du chef de la bande qui m'avait harcelé au lycée. 30 ans plus tard il reproduit le même schéma, sauf qu'il me fait pitié, car quand ses enfants balancent leurs ballons chez moi, il leur interdit de venir le réclamer, quand je lui dit bonjour il baisse la tête sans rien répondre. En fait je m'aperçois qu'il n'a pas changé et que c'est un malade mental car il se croit toujours au collège.

 

Comme quoi méfiez-vous messieurs les harceleurs, le destin peut réserver des surprises.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 18:05

SOS Éducation, en collaboration avec plusieurs associations spécialisées dans la lutte contre le harcèlement à l’école, lance prochainement un site internet pour sensibiliser sur ce sujet.

Le but est de créer une synergie pour lutter efficacement contre le harcèlement entre élèves en invitant les internautes à :
- prendre conscience de la réalité du harcèlement
- signer la charte Zéro harcèlement entre élèves
- partager les solutions sur le site internet et autour de soi
- se mettre en relation avec d’autres citoyens engagés.

C’est dans le cadre de ce projet que nous cherchons des témoignages de familles touchées par le harcèlement scolaire.

Nous recherchons également des anciennes victimes qui ont su trouver des solutions pour sortir d’une situation de harcèlement et qui souhaiteraient faire part de leur expérience.

Nous cherchons également des experts sur le sujet du harcèlement (médecins, associations…) qui peuvent nous accorder un peu de leur temps pour répondre à nos questions.

Toutes les précautions seront prises pour garantir un anonymat total si les personnes le souhaitent. Il suffit simplement de nous le préciser.

N'hésitez pas à nous contacter et surtout à transmettre cet appel à témoins.
Merci d'avance de nous aider dans ce projet.

Contact : Audrey LONGIN
audrey.longin@soseducation.org

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 18:06

Bonjour, je m'appelle Mathilde Beauvois. Je suis étudiante en Master de Sociologie à l'Université de Bordeaux.

Dans le cadre de cette année universitaire je réalise une recherche qualitative sur le cyber-harcèlement entre jeunes. Pour mener à bien cette étude, je suis à la recherche de jeunes témoins, victimes ou auteurs de ce phénomène afin de réaliser des entretiens individuels et confidentiels.

Si vous êtes intéressés ou que vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter, cela m'aiderait beaucoup. Mail : mathilde.beauvois@yahoo.fr Tél : 06 61 14 35 58

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 15:16

Un reportage télé sur les dangers des réseaux sociaux est actuellement en cours dans le cadre de l'émission Tout peut changer, présentée par Laurent Bazin sur France 3. Dans le cadre de cette enquête, on recherche le témoignage d'un enfant ayant subi du cyberharcèlement et/ou de ses parents.

Evidemment, l'anonymat des témoins sera garanti sur simple demande.

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Christophe Tisseyre au c.tisseyre@noos.fr.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 09:05

Salut!

 

Aujourd'hui, j'aimerais faire un petit coup de pub et vous parler de Noémya et Pierre, deux amis engagés dans la lutte contre le harcèlement scolaire. Ils ont tous deux connu les brimades à l'école et ils s'occupent maintenant d'associations. Ils font du très beau boulot!

 

Pour en savoir plus, allez donc faire un tour sur:

 

le site de l'ALCH

 

le blog de l'ALCH

 

le site de Génér'Action Solidaire et

 

le forum de Génér'Action Solidaire

 

 

Dites-le moi si j'oublie quelque chose. Bonne lecture!

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 12:49

Vous venez de vous faire un-e nouvel-le ami-e ou partenaire amoureux. Tout va bien, vous passez des moments fantastiques ensemble.

 

Et voilà que soudain, votre ami-e vous annonce qu'il/elle a été traumatisé-e par des brimades à l'école. Comment réagir?

 

Vous pouvez très bien vous sentir gêné-e, avoir envie de fuir ou de détourner la conversation. C'est humain. Il est normal de ne pas savoir quoi dire dans ces moments-là et il ne faut pas culpabiliser. Seulement, il faut savoir aussi qu'énormément de survivants ont été fragilisés par ces brimades. Si vous réagissez mal, cela risque de les blesser encore plus.

 

 

Alors, comment réagir?

 

S'il y a eu un mauvais départ, vous pouvez leur expliquer votre propre ressenti. Vous pouvez dire, par exemple: 

"Excuse-moi d'être parti-e aussi vite. Quand tu m'as parlé de ce qui t'es arrivé au lycée, ça m'a mis-e tellement mal à l'aise que j'ai fait n'importe quoi."

 

Si la personne veut vous parler en détail de ce qui lui est arrivé, vous avez le choix entre dire "oui" et "non". 

Par exemple:

 

"Bien sûr, tu peux m'en parler".

 

Ou:

 

"Ecoute, je suis désolé-e. Je sais que ça a dû être pénible mais je ne sens pas capable de t'écouter. Je suis vraiment mauvais-e pour ce genre de choses." (éventuellement, ajouter: "peut-être que j'y arriverai un jour" ou "je te conseille d'en parler à Untel, il/elle est doué-e pour ça")

 

Votre amitié/amour ne résistera peut-être pas à la deuxième réponse mais au moins, vous aurez été honnête. Tout le monde n'est pas capable de gérer les traumatismes d'autrui.

 

 

Comment écouter?

 

Si votre ami-e vous décrit les brimades et son ressenti, efforcez-vous de l'écouter sans trop le/la juger. Evitez de le/la culpabiliser encore plus et si possible, essayez de le/la valoriser.

 

Ne dites surtout pas:

 

- C'était pas un peu bête de venir au collège en jupe?

- T'aurais dû faire ceci au lieu de faire cela.

- Mais pourquoi t'as pas demandé à changer d'école?

- Oh, tu sais, c'est pas grave. Moi, mon père me traitait d'idiot-e tous les soirs.

- J'ai vu un reportage sur les gosses qui sont dans des réseaux de pédophilie. Toi, t'as de la chance quand on te compare à eux.

- On t'a seulement insulté? C'est pas grave, ils auraient pu te frapper!

 

Dites plutôt:

 

- Mon/ma pauvre, ça a dû être pénible!

- Je te félicite d'avoir photographié les bleus pour avoir une preuve. C'était bien pensé!

- Non, c'était pas ta faute.

- Tu sais, à ta place, personne n'aurait sû comment réagir. Tu t'es senti-e perdu-e, c'est normal.

- Mais non, t'es pas nul-le. T'es mon pote et je t'apprécie!

 

A l'inverse, si votre ami-e n'a pas envie de vous parler de ce qui lui est arrivé, n'insistez pas. On n'a pas forcément envie de se confier, même à quelqu'un de proche.

 

Attention: vous devez garder à l'esprit que vous êtes un-e ami-e ou un-e amoureux/se, pas un-e thérapeute. Ne mélangez pas les deux. Si votre ami a besoin d'une thérapie, conseillez-lui simplement d'aller voir un-e spécialiste. Vous risquez de vous/lui faire très mal si vous vous prenez pour son psy.

 

 

Cas particulier: malaise sous les draps

 

Après avoir subi un harcèlement de type sexuel, certaines personnes peuvent avoir des problèmes à ce niveau.

 

Si vous aimez le sexe et que vous êtes en couple avec une personne que le harcèlement a justement dégoûtée du sexe, je n'ai pas de solution miracle. Essayez simplement de dialoguer, de prendre votre temps, de trouver quelque chose qui vous convienne à tou-te-s les deux et évitez autant que possible de culpabiliser votre partenaire. Relativisez: l'immense majorité des couples connait des problèmes ou des mésententes au lit à un moment ou à un autre, c'est humain. Oh, et je recommande toutes les vidéos de cette chaîne (beaucoup sont sous-titrées en français).

 

 

Les survivants toxiques

 

Beaucoup de survivants du harcèlement sont des gens charmants, j'en ai rencontrés. Malheureusement, certains d'entre eux peuvent mal tourner et devenir narcissiques, passifs-agressifs ou hystériques (par exemple). J'en ai aussi rencontrés et à une époque, j'ai moi-même fait des choses dont j'ai plutôt honte aujourd'hui.

 

Si vous avez un-e ami-e ou partenaire toxique (appelons-le/la Pétunia), vous ne vous en rendrez probablement pas compte tout de suite. Il/elle peut très bien commencer par avoir un comportement gentil et correct pour montrer son vrai visage bien plus tard. Voici quelques indices d'un comportement toxique:

 

- Il/elle vous dénigre,

- si vous protestez, il/elle dit que vous faites des histoires pour pas grand-chose,

- il/elle tient des propos méprisants envers tel ou tel groupe,

- il/elle essaie de vous isoler,

- il/elle se vante de valoir cent fois mieux que les autres...

- ou à l'inverse, se rabaisse continuellement dans le but de recevoir des compliments,

- il/elle vous reproche de ne pas le/la rendre heureux/se,

- si vous essayez de lui raconter vos problèmes, il/elle n'écoute pas et vous ignore ou répond qu'il/elle a connu pire et que vous avez tort de vous plaindre,

- il/elle essaie de contrôler votre vie,

- il/elle ne tient pas compte de vos demandes (par exemple, en vous appelant par un surnom que vous détestez ouvertement),

- il/elle ne supporte pas d'être critiqué-e et peut alors piquer d'énormes crises (mais critique énormément autrui),

- il/elle croit avoir de l'humour mais ne fait que se moquer des autres et ne sait pas rire de lui/elle. Si on fait une blague, même gentille à son sujet, il/elle le prend mal!

- il/elle considère toujours autrui comme responsable de ses propres problèmes,

- il/elle essaie de vous culpabiliser et de vous faire croire que si votre relation ne marche pas, c'est de votre faute,

- il/elle vous demande de lui pardonner sous prétexte qu'en tant qu'ancien-ne harcelé-e, il/elle a beaucoup souffert,

- il/elle glisse des remarques désobligeantes ou dévalorisantes dans ses propos (par exemple: "tu serais super belle si tu voulais bien te mettre au régime" ou "mon ex, lui, il m'écoutait")

- il/elle croit avoir toujours raison,

- il/elle vous menace de se suicider ou de faire une grosse bêtise si jamais vous le/la quittez,

- de temps en temps, il/elle vous demande pardon, vous promet de ne plus jamais être méchant et se met aux petits soins... mais retombe vite en mode toxique, comme si rien ne s'était passé,

- de manière générale, interagir avec cette personne vous épuise et vous stresse.

 

Une personne toxique n'a pas forcément toutes ces caractéristiques mais même une seule d'entre elles n'est pas acceptable.

 

 

Vous avez une Pétunia dans votre entourage? Eloignez-vous d'elle/lui, c'est la meilleure chose à faire!

 

(Mes excuses à toutes celles qui portent ce prénom. Je n'ai rien contre vous, c'est juste une référence littéraire.)

 

Ce conseil (prendre ses distances) peut paraître étrange sur un blog d'aide aux personnes harcelées. Oui, c'est très bien d'aider et d'aimer les autres. Seulement, on ne peut pas aider une personne toxique, sauf si elle l'a vraiment décidé. Même les psychologues et les psychiatres expérimentés ont souvent du mal à aider ce genre d'individu alors pourquoi vous imposeriez-vous ce calvaire? Vous avez déjà assez de problèmes sans vous empoisonner avec ceux de quelqu'un qui, de surcroit, ne sait pas vous aimer. Même si cette personne vous fait du chantage au suicide, ne cédez pas: vous êtes responsable de votre vie, pas de la sienne (et au passage, mon ex m'a fait ce genre de menace mais n'a jamais sauté le pas).

 

Il se peut que vous soyez obligés d'interagir avec un-e Pétunia (parce que c'est un-e collègue ou un membre de votre famille, par exemple). Voici quelques conseils pour ce genre de situations:

 

- Posez clairement vos limites et ne le/la laissez pas vous marcher sur les pieds,

- dites-lui que le fait d'avoir été harcelé-e ne lui donne pas le droit d'agresser les autres,

- osez vous affirmer. Dites, par exemple: "J'ai mon opinion, tu as la tienne", "j'ai la conscience tranquille" ou "non, je ne te prêterai pas ma voiture, point".

- ne culpabilisez pas. On ne peut pas aider une personne toxique en l'aimant.

- renseignez-vous sur les troubles de la personnalité. Il y a des livres et des sites internet qui peuvent vous aider.

- s'il/elle pique une crise, isolez-vous et laissez-le/la se calmer seul-e (ne nourrissez pas le troll),

- si cette personne va vraiment trop loin, vous pouvez porter plainte. Ne culpabilisez pas d'en arriver là: en faisant ça, vous le/la traitez en adulte, pas en bébé dont on accepte tous les caprices,

- même si c'est tentant, ne l'agressez pas. Si il/elle vous énerve, dites-lui clairement et TOUT DE SUITE ce qui ne va pas. Si vous vous sentez vraiment sur les nerfs, vous pouvez lui écrire.

- Chassez les pensées négatives de votre tête. Après avoir interagi avec cette personne, exercez des activités sympas pour vous détendre. Vous avez droit à la sérénité.

 

 

Finissons par le plus important

 

Surtout, rappelez-vous que tous les survivants du harcèlement ne deviennent pas des personnes toxiques, heureusement. Quelle que soit la situation, gardez à l'esprit que le harcèlement ne représente qu'une partie de l'histoire de votre ami-e. Essayez de le/la voir comme un être humain autonome et pas comme l'archétype de la victime. En un mot, soyez son ami-e.

 

 

ps: j'ai trouvé l'image ici. merci, morguefile.com!

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 18:51

harcelement-et-cyberharcelement-a-l-ecole.jpeg

 

Auteurs : Jean-Pierre Bellon et Bertrand Gardette

Paru chez ESF Editeur

 

 

Cet ouvrage dresse un bilan du harcèlement électronique aujourd’hui, avec le profil des personnes concernées, des chiffres, l’exposé des difficultés, des exemples concrets et des propositions d’actions concrètes. Il est très complet. La lecture étant assez « technique », donc accessible seulement à partir d’un certain âge, je le recommande aux lecteurs de plus de quinze ans (élèves, profs, parents).

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  • : Ce blog est consacré à la lutte contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire. Tous ensemble, nous pouvons faire une différence.
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