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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 14:22

Tout d’abord, savoir qu’internet n’est pas une zone de non droit. Les règles élémentaires de la courtoisie s’y appliquent comme partout ailleurs.

 

Si quelqu’un vous insulte sur internet, effacez son message, bloquez-le et/ou prévenez immédiatement la personne responsable (modérateur, administrateur, hébergeur…). Si cela se répète, imprimez ses insultes pour avoir une preuve matérielle plus tard, au cas où. Vous pouvez très bien faire un procès pour insultes en retrouvant la personne via son adresse IP. Evidemment, si vous assistez à une agression (un internaute qui en insulte un autre sur un forum, par exemple), rien ne vous empêche de prendre la défense de la cible et de prévenir les personnes responsables vous-même. C’est même recommandé.

 

Encore un conseil : évitez comme la peste les sites où les responsables et administrateurs sont choisis au vote. Ce n’est jamais un gage de qualité.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 14:17

On voit leurs photos dans les journaux, on parle d’eux à la télé… Voici des histoires de gens célèbres qui ont connu l’enfer à l’école.

 

susanboyle

 

Susan Boyle

 

 

ryder-winona

 

Winona Ryder

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 14:14

C’est triste à dire, mais le harcèlement peut parfois tuer. Le risque de faire une tentative de suicide est nettement plus élevé pour un enfant harcelé que pour un autre. Cette page accueillera les histoires d’enfants qui auraient pu apporter énormément au monde, mais qui n’ont pas eu cette chance. Si vous êtes prêts à apporter l’histoire de votre enfant, frère, sœur ou ami (je sais que ce genre de témoignage est très difficile à donner), merci de me prévenir via le forum ou de m'envoyer un message privé.

 

Noelanie 

Noélanie Sené

 

 

phoebe

Phoebe Prince

 

 

 

jamey

Jamey Rodemeyer

 

 

pauline

Pauline Fourment

 

 matteo

Matteo

 

 

rehtaeh-parsons

Rehtaeh Parsons

 

 

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 14:08

Il y a des phrases qu’un enfant harcelé ne devrait jamais entendre, même avec de bonnes intentions, parce qu’elles font encore plus mal…

 

 

Si on te fait ça, c’est parce qu’il y a un problème chez toi.

Au contraire. Seuls les gens faibles et perturbés ressentent le besoin de harceler et de violenter d’autres personnes. Les gens normaux et sains d’esprit n’y pensent même pas : ils connaissent des façons bien plus agréables de communiquer. Dire à un enfant harcelé qu'il mérite d'être agressé équivaut à dire à une femme violée qu'elle mérite d'être violée ou à un enfant victime de pédophilie qu'il y a quelque chose en lui qui attire les pédophiles.

 

Dans tous les groupes, il y a des dominants et des dominés, c'est dans l'ordre des choses.

Il ne faut pas confondre meneur et harceleur. Une personne qui harcèle a un sérieux problème psychologique: les gens sains d'esprit ne pensent même pas à harceler. Le fait qu'il existe des souffre-douleurs n'apporte rien de bon à la société. Au contraire, cela empêche certaines personnes de mettre à profit tout leur potentiel et d'en faire profiter les autres.

 

 

Tu es trop sensible

Votre fils/fille est très sensible ? Tant mieux ! C’est une qualité : tous les grands artistes, écrivains et humanistes sont dotés d’une grande sensibilité. Plutôt que de lui reprocher d’avoir un cœur, incitez-le/la à exprimer ses sentiments plutôt que de les garder jusqu’à ce qu’ils lui fassent mal. Conseillez-lui de s’exprimer via l’art ou l’écriture. Avoir un enfant sensible est une grande chance.

 

A moi, ça ne m'arriverait jamais

Oh, que si, ça peut très bien vous arriver. Il peut arriver à n'importe qui de se faire agresser à un moment ou à un autre et ce n'est jamais de la faute de la cible, c'est celle de l'agresseur, point barre. En vous vantant d'être "inattaquable", vous n'aidez pas la personne harcelée, au contraire: vous faites simplement preuve de bêtise.

 

 

Il t'a seulement insulté? Ce n'est si grave, il aurait pu te frapper.

Toute brimade, quelle qu'elle soit, est une atteinte aux droits de l'homme et devrait être traitée comme telle. Dire à un enfant qu'il faudrait être heureux de recevoir des insultes plutôt que des coups équivaut à dire à un adulte qu'il devrait se réjouir parce que sa voiture vandalisée aurait pu être volée.

 

Un enfant ne peut pas t'avoir attaqué, les enfants sont gentils et innocents.

Depuis quand ? Pourquoi se voiler la face et s'imaginer que les moins de douze ans sont incapables de faire du mal à qui que ce soit ? Si vous en doutez, lisez ces deux témoignages et demandez-vous si les gamins agresseurs dont ils parlent sont si angéliques que ça.

 

Je ne ferai rien, tu n’as qu’à te défendre

Si vous connaissez une méthode infaillible pour se défendre, j’aimerais la connaître tout de suite. La plupart des adultes ne savent pas comment réagir face à quelqu’un qui les agresse, surtout quand l'agression est quotidienne et répétée. C’est pour cela qu’ils n’apprennent pas à se défendre à leurs enfants. Quelqu'un qui dit "je ne ferai rien, il faut qu'il/elle apprenne à se défendre" est aussi coupable que quelqu'un qui regarde une personne se noyer en disant "je ne ferai rien, il faut qu'elle apprenne à nager".

 

Tu ressasses trop ce qui t'es arrivé.

Une personne qui "ressasse" a été traumatisée. Ce qu'elle ressent est forcément très pénible et si elle veut vous en parler, c'est parce qu'elle a besoin d'être écoutée et comprise pour pouvoir surmonter ce traumatisme. Ecoutez la, essayez de comprendre ses souffrances et ne la jugez pas : c'est le meilleur moyen pour qu'elle arrête de "ressasser". Conseillez-lui aussi d'aller voir un spécialiste, psychiatre ou psychologue. Il n'y a aucun mal à se faire aider.

 

Si on te frappe, contente toi de frapper plus fort.

Cette méthode ne marche pas, et ce, pour plusieurs raisons :
- les agresseurs de cour d'école choisissent systématiquement quelqu'un qui est moins fort qu'eux physiquement, ou se mettent à plusieurs pour attaquer la même personne ;
- quand une cible frappe son agresseur en retour, l'agresseur effectue souvent une manoeuvre particulièrement perverse qui consiste à pleurer abondamment pour qu'un adulte responsable arrive, le prenne pour une victime et punisse la vraie cible, tandis que la cible est trop honnête et trop intègre pour avoir recours à ce genre de bassesses ;
- les bullies s'en prennent généralement à l'enfant le plus pacifique de l'école, celui qui préfère le dialogue à la violence et qui aimerait faire du monde un meilleur endroit quand il sera plus grand. Comme par hasard, les adultes admirent souvent les enfants non-violents, mais se mettent à les prendre pour des faibles dès qu'ils se font agresser.

 

Je ne dis pas qu'il faut rester passif. Il est normal de réagir, y compris de cette façon (on ne va pas se récolter dix bleus quand on en a déjà trois!) mais se contenter de rendre les coups ne suffit pas: il faut demander de l'aide.

 

Apprends un sport de combat, c’est la solution à tous tes problèmes

Cliquez un peu sur les liens suivants
http://www.jaredstory.com/austin.html
http://www.jessicahaffer.com/
Si vous ne parlez pas anglais, laissez moi vous résumez ces pages. Elles parlent d’Austin et de Jessica. Austin était généreux, agréable et intelligent. Il était toujours prêt à aider ceux qui l’entouraient et son rêve était de devenir vétérinaire. Dotée d’un merveilleux sens de l’humour et d’une grande générosité, Jessica aimait l’équitation, l’athlétisme, le chant, écrire des histoires. Ces deux ados au grand cœur de quinze et quatorze ans ont été poussés au suicide par la cruauté d’autres enfants et ce, malgré le fait qu’ils étaient tous deux ceinture noire de taekwondo. Si les sports de combat représentaient la solution à tout, ça se saurait.

 

Ignore-les.

Le harcèlement a justement pour but de faire réagir. Quand un agresseur ne constate aucune réaction, il agresse encore plus fort. Et franchement, qui pourrait rester indifférent quand on l’agresse ?

 

Dis-leur gentiment que tu n’aimes pas ça

Si ce genre de solution marchait, vous pensez bien que la violence scolaire aurait disparu depuis belle lurette. Dire gentiment à un agresseur de cour d’école de se calmer équivaut à dire gentiment à un violeur, un agresseur ou un pédophile de renoncer à ce qu’il veut faire. Cela n’a aucun effet sur eux.

 

Ça te rendra plus fort.

Si un parent incestueux disait : « je pratique l’inceste pour le bien de mes enfants, cela les rendra plus forts », vous seriez totalement horrifiés, n’est-ce pas ? Eh bien, c’est exactement la même chose dans le cas du harcèlement scolaire. Le risque de faire une tentative de suicide est nettement plus élevé pour les enfants qui sont harcelés. Tout les ans, des élèves qui peuvent être très brillants sont obligés d’interrompre leurs études parce qu’on les agresse et les séquelles psychologiques peuvent être graves et durables : manque de confiance en soi, phobies, troubles obsessionnels compulsifs, incapacité à se trouver un travail, à avoir une relation amoureuse… On peut se reconstruire mais je ne souhaite à personne d’être harcelé.

 

Ça s’arrêterait si tu te collais avec une bande de copains

Certains élèves sont harcelés régulièrement en dépit du fait qu’ils ont des tas de copains. A seize ans, Desire’ Dreyer avait plus d’amis qu’on en aura dans une vie entière, ce qui ne l’a pas empêchée de plonger dans la dépression à cause d'élèves qui la harcelaient continuellement. Souvent, des enfants sont harcelés justement parce qu’ils sont agréables et populaires et que leurs agresseurs les envient à cause de cela.

On reproche aussi parfois à des enfants qui ne font de mal à personne d'avoir un "comportement de solitaire" et d'attirer les ennuis. En fait, ils sont tout simplement autonomes, indépendants et/ou trop mûrs pour être acceptés facilement par des camarades plus enfantins.

En outre, l’une des stratégies des bullies consiste à pourrir la réputation de leurs cibles afin que plus personne n’ait envie d’aller vers eux. On ne fait pas cesser cela en se collant dans une bande.

 

On se moque de tes chaussures ? Changes-en, ça résoudra tout.

D’après mon expérience, quand un enfant décide d’en harceler un autre, il invente un prétexte quelconque et franchement ridicule, alors que la vraie raison peut être complètement différente (envie, jalousie…). Par exemple, un harceleur peut répéter cent fois par jour à la plus jolie fille de l’école qu’elle est laide à faire peur, comme dans le cas de Kristina Calco. On ne rend pas un bully plus gentil en changeant de coupe de cheveux ou en perdant dix kilos : il invente un autre prétexte et continue de harceler.

 

C'est impossible, tu fréquentes un collège privé !

La violence scolaire touche tous les milieux et toutes les classes sociales. J'ai moi-même été harcelée continuellement dans un collège privé très "bourge". Ne dites pas non plus que les enfants agresseurs ont forcément des parents chômeurs ou ouvriers : un de mes agresseurs les plus atteints était fils d'avocat.

 

Moi, je n’embêtais pas mes parents avec ça quand j’avais ton âge.

Toutes les époques et tous les enfants sont différents. Il ne s’agit pas d’embêter les adultes mais de recevoir la protection que toute personne mérite, quelle qu’elle soit.

 

Tu n'as honte de te plaindre de ça ? Il y a des enfants qui meurent de faim ou sont les victimes de pédophiles : eux sont vraiment malheureux !

Et il faudrait se réjouir du malheur des enfants en malnutrition ou victimes d'abus sexuels ? Mais quelle mesquinerie !

Très franchement, ce n'est pas parce qu'une chose est grave que toutes les autres sont bénignes. Tout acte qui avilit un être humain, quel qu'il soit, avilit l'humanité toute entière, et tout acte généreux et désintéressé la fait grandir.

En outre, j'ai remarqué que le plus souvent, les gens qui avancent ce non-argument ne font absolument rien pour lutter contre la pédophilie ou la faim dans le monde. Il y en a qui feraient mieux de balayer devant leur porte...

 

Oh, mais tu dois exagérer !

Il est vrai qu’il existe une petite minorité d’enfants qui se posent en victimes quand on ne leur a rien fait. Mais quand un enfant a été agressé, il s’en sent très souvent coupable (à tort !), comme dans tous les cas de viols, agressions, violences conjugales, et quand il ose en parler, ce qu’il rapporte est bien souvent en dessous de la réalité. Lui reprocher d’exagérer ce qui lui est arrivé ne peut que lui retourner le couteau dans la plaie.

 

Tous les enfants harcelés finissent par commettre des actes de harcèlement un jour, de toute façon.

C’est loin d’être le cas. D’après mon expérience, quand un enfant décide d’agresser un camarade, il choisit très souvent quelqu’un de beaucoup plus honnête et intègre que lui, par jalousie et/ou facilité. Beaucoup d’enfants refusent d’imiter leurs anciens bourreaux pour s’épargner la honte de devenir aussi mauvais qu’eux. Il serait à la fois stupide et cruel de dire à un enfant ou à un ado que sous prétexte qu’il a vécu l’enfer, il va perdre tout libre arbitre.

 

 

Il faut excuser les gens qui t’agressent parce que leurs parents ne sont pas gentils avec eux.

On ne rend pas service à quelqu’un qui a une enfance difficile en lui laissant faire tout ce qu’il veut. Il est absurde et cruel de laisser un enfant souffrir à cause des malheurs d’un autre. Du reste, les gens qui ont des parents pénibles ou une enfance malheureuse ne se mettent pas forcément à harceler : les bullies font tout simplement le choix de devenir ce qu’ils sont.

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 13:56

Voici l’histoire de Noélanie, telle que racontée par sa maman Christine. Ce texte et les photos lui appartiennent ; merci de lui demander la permission si vous voulez les utiliser. Voici l’adresse de son site :

http://www.violencescolaire.fr

 

Noelanie

 

 

C'est une merveilleuse histoire d'amour , un réel coup de foudre que nous avons eu pour Noélanie alors agée de treize mois, lorsqu'en janvier 2000, elle est devenue notre fille pour toujours …


Merveilleuse enfant généreuse, ne supportant ni l'injustice, ni la misère, elle était douée d'une grande intelligence et rêvait de sauver le monde…


Pleine d'affection pour sa famille elle nous promettait monts et merveilles le jour où “elle serait grande”.
Désirée bien plus que neuf mois, elle n'a pas grandi dans mon ventre, mais au plus profond de mes entrailles, dans mon coeur.

 

 

- Octobre 2006 , premières violences : premières négligences.

 

En 2006, à l'école Jacques Prevert, Noélanie subit des faits de ” harcèlement avec agression physique, morale, et de racket” sur fond de racisme de la part d'une élève qui est plus âgée qu'elle.

 

Suite à la découverte de ces faits, Noélanie est entendue par la pédopsychiatre en chef des services hospitaliers de Perpignan.

 

Le médecin, après avoir précisé qu'elle n'est atteinte d'aucun trouble psychologique, d'aucune pathologie intrinsèque, qu'elle ne présente aucun élément délirant ou mythomaniaque et que sa relation avec ses parents est excellente, fait un signalement d'enfant en danger à l'école auprès du Parquet des mineurs et de l'inspecteur d'académie.


Dans ces courriers et compte rendu elle pointe les négligences du Directeur d'école (exerçant une fonction de président FSU (premier syndicat enseignant) très impliqué politiquement), qui “ne prend pas en compte ces phénomènes” de violence et demande directement à ce que l'enfant soit protégée.

 

Elle dirige alors Noélanie vers un pédopsychiatre afin de prévenir les conséquences psychologiques liées à ces agressions.

 

Le Procureur, en 2007 classera l'affaire sans suites.

 

Sur l'avis du médecin, les gendarmes ainsi que les parents de Noélanie demandent à ce qu'elle soit changée d'établissement scolaire.

 

Après un premier refus du Maire, un conseil scolaire extraordinaire comptant la présence de l'inspectrice d'académie viendra faire planer le doute sur les déclarations de l'enfant, venant protéger ainsi le directeur négligent.

 

En effet, selon certains intervenants, Noélanie se sentirait persécutée, mentirait quant aux violences … préferants nier systématiquement l'existance de violences dans la commune de Cabestany.

 

Le signalement d'enfant en danger est entendu comme étant un certificat ” de complaisance” .

 

La rumeur d'une enfant instable psychologiquement est diffusée avec l'appui du Directeur, soutenu alors par le Maire ainsi que l'inspectrice d'académie, au sein de tout le personnel scolaire et extra scolaire des différentes écoles de Cabestany. Et ce, malgré les dangers de repercussions psychologiques graves pour l'enfant, dont ils avaient été alertés.

 

Cependant, après insistance des gendarmes ( et de ce fait, leur menace de sanction de la part du maire! … ) et des parents (alors considérés comme des fauteurs de troubles) Noélanie est enfin changée d'école.

 

En représailles de la part du maire, elle finira l'année scolaire à l'école Ludovic Massé : école la plus lointaine du domicile familial, et à l'opposé de celle de ses soeurs, qui avait été légitimement demandée (par le pédopsychiatre et les gendarmes) pour des soucis de commodité évidente.

 

-Novembre 2006 Ecole Ludovic Massé : les violences reprennent

 

Deux mois après l'arrivée de Noélanie dans sa nouvelle école, une Maman prévient les parents de l'enfant que celle-ci subit à nouveau des faits de racket et de violence de la part de cinq élèves de sa classe, dont S. un initiateur particulièrement transgressif et violent.

 

Noélanie qui avait gardé le silence, avoue.

 

Un rendez-vous avec le directeur scolaire est pris cependant, le dialogue s'avère impossible, comme en témoigne une amie de la famille présente au moment des faits. Il semble que les rumeurs lancées avant son arrivée à l'école perdurent.

 

Le directeur punira les cinq agresseurs.

 

Noélanie recevra pour sa part une punition plus sévère “pour avoir gardé le silence” et “s'être défendue” . Vivant une injustice , elle ne parlera plus…

 

-Ecole Ludovic Massé : les violences s'intensifient

 

Evidemment, les violences ne se stoppent pas …les enfants violents se sentent dès lors tout puissants ,et autorisés à poursuivre en toute quiétude leurs sévices.

 

Les parents de Noélanie apprennent une nouvelle fois par la mère d'un élève que leur fille est toujours la victime de faits de racket et de violence.

 

Elle vise S. l'initiateur et le décrit comme un enfant dangereux et sans limite.

 

Elle en paraît persuadée : “ce gamin, qui a également agressé son fils et un autre élève avant l'arrivée de Noélanie dans cette école, finira par tuer quelqu'un, car l'ecole s'en contrefout”.

 

C'est apparemment ce que pense aussi Noélanie, qui cache alors dans son cartable un petit couteau qu'elle s'est fabriqué pour se défendre de deux élèves, dont S. qui la menace “avec un vrai couteau” dans l'enceinte même de l'école.

 

Elle se livre, par ailleurs, à son instituteur sur les faits dont elle est la victime et lui demande sa protection. Celui ci ne prendra pas la peine d'en avertir ses parents.

 

La violence au sein de cette école crée ainsi un véritable climat de tension.

 

La fête de l'école sera le théâtre d'une altercation entre la mère de Noélanie et celle d'un autre élève qui se montrera particulièrement virulente et agressive : “Noélanie est folle, elle se sent persécutée, le directeur me l'a dit, tout le monde le sait qu'elle voit un psychiatre”.

 

-2007, Noélanie doit apprendre à se défendre

 

Pendant l'été la famille Sené entourée de ses amis, soucieux de sortir Noelanie de son isolement psychologique, tente à tout prix “d'aider Noélanie” à savoir se défendre et à comprendre que les actes racistes qu'elle endure à l'école ne sont pas uniquement son combat, mais aussi celui de beaucoup d'autres .

 

Ses parents contactent le MRAP (mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) qui à défaut d'autre solution lui propose d'envoyer à l'école Ludovic Massé une offre d'intervention au sein des classes pour y exercer de la prévention.

 

Noélanie est aussi inscrite au Kung fu pour apprendre à se défendre.

 

Elle suit par ailleurs un “atelier marionnette” encadré par des psychologues afin de l'aider à sortir du contexte de “victime incapable de se défendre”.

 

Cependant , rien n'y fait , Noélanie se plaint d'être maltraitée et le retour en classe fait renaître chez elle un comportement emprunt d'anxiété.

 

Malgré toutes ces réactions, le pédopsychiatre minimise et l'école nie la situation.

Noélanie doit aller à l'école…

 

-Octobre 2007 Chef des gendarmes, Aide moi !

 

Début octobre la petite fille s'applique à écrire une lettre de détresse dans laquelle elle se plein d'être victime “d'un problème grave”, d'être étranglée régulièrement par S. , et explique qu'il va la tuer.

 

Elle envoie ce SOS aux gendarmes de Cabestany, mais aussi à une juge ( la lettre n'a jamais été retrouvée), et le délivre en mains propres à l'assistant d'éducation en charge de la surveillance de la cour de récréation.

 

Cette lettre est transmise aussitôt au nouveau Directeur de l'école ainsi qu'à la maîtresse, qui malgré leurs obligations légales (circulaires ministérielles) ne signaleront pas cet enfant en danger, et la prévention préconisée dans les cas de “jeux dangereux et pratiques violentes”, tels que les jeux de non oxygénation n'est pas mise en place: l'enfant est en situation de danger de mort imminente.

 

Ils ne prendront pas non plus la peine d'en informer les parents de Noélanie , considérés comme des gens “hors de l'ordinaire” l'affaire sera donc traitée en interne.

 

Fin octobre, le MRAP intervient dans la seule classe de Noélanie à la demande de l'école, qui lui certifie que l'enfant ne subit aucune maltraitance à l'ecole et ne lui fait mention d'aucune lettre.

 

La BPDJ (la Brigade de prévention de la délinquance juvénile) formée spécialement dans la prévention des pratiques dangereuses telles que celles subies par Noélanie, intervient à son tour dans la même et seule classe le 25 octobre, la lettre est toujours passée sous silence, non seulement par la gendarmerie mais aussi par le directeur et la maîtresse ne signalant aucun problème particulier.

 

Etrangement une deuxième journée de prévention similaire sera alors prévue pour le 19 novembre à la demande de l'école et toujours dans 1 seule classe, celle de Noélanie.

 

Les violences n'existant apparemment pas dans l'école, s'agit-il d'une simple précaution ? Il nous est permis d'en douter…

 

Nous avons appris par les gendarmes que Noélanie leur avait écrit cette lettre reçue en gendarmerie de Cabestany le 06 octobre 2007…qu'elle aurait adressée à “chef gendarme ” 66330 Cabestany. Au dos était écrit ” chef gendarme aide moi,je vais mourir”. En réponse, les gendarmes sont venus le 7 novembre 2007 (soit 1 mois plus tard!). pour dire qu'il n'avaient pas que ça a faire que de s'occuper des problèmes de mômes… que ma fille avait de graves problèmes psychiatriques pour “oser écrire des trucs pareil et que ce n'était pas lui rendre service que d'entrer dans son jeu,!” il m'a précisé qu'il était inutile de l'entendre, je lui ai donc répondu en insistant, que vu qu'il minimisait la gravité de la situation le Procureur classerait sans doute sans suites, le gendarme m'a alors rétorqué:”parceque vous croyez que ça va aller bien loin?”…en effet!

 

Pourtant , les recommandations ministerielles préconisent bien la déscolarisation pour l'enfant victime de ces faits, la vie de l'enfant etant alors en danger de mort imminente par anoxie cerebrale. Malheureusement, à cette époque là, nous n'en avions pas connaissance.

 

- Une intervention trop tardive

 

Le 7 novembre (soit un mois après la réception de l'appel à l'aide de la petite Noélanie), le pédopsychiatre informe les parents qu'une lettre de détresse lui a été transmise par le psychologue scolaire faisant état des violences subies par la petite fille. Il explique que celle-ci s'est confiée en ce sens, et que l'enfant “S” l'étrangle et la menace de la tuer.

 

Le même jour, les gendarmes de Cabestany, dans le cadre de leur investigation, préviennent la famille Sené de la réception de la même lettre en gendarmerie le 7 octobre.

 

Dès le lendemain, une plainte est déposée très difficilement contre le Directeur pour “négligences et mise en danger de la vie d'autrui”.

 

Le gendarme en charge de l'affaire refusera d'entendre Noélanie ” dont la place n'est pas dans une école mais en Institut psychiatrique spécialisé”.

 

Un certificat médical constatant des traces au niveau du cou ainsi qu'une lettre d'aveu de violence exercées sur Noélanie écrite de la main de S. sont cependant déposés.

 

Noélanie ne sera donc jamais entendue.

 

Le gendarme n'aura cesse de dédramatiser la situation en effet: “un enfant ne peux pas en tuer un autre en l'étranglant”.

 

Un rendez-vous avec les parents sera pris avec le Directeur le 15 novembre, celui-ci le reportera au 19 novembre…

Le jeudi 15 novembre à la sortie de classe, Noélanie présente à sa mère l'enfant bourreau et lui demande de la protéger.

 

Elle paraît très anxieuse : “il m'a encore étranglée, il dit qu'il va me tuer, qu'il s'en fout que tu ailles voir la police et sa mère, il se fout de tout!”.

 

Le soir même, le pédopsychiatre estime que l'enfant dit en effet la vérité mais qu'elle amplifie sans doute un peu la situation, qu'il s'applique à dédramatiser.

 

Il demande à ce que les parents de Noélanie lui accordent leur totale confiance, en effet la déscolarisation souhaitée provoquerait selon lui chez l'enfant une phobie scolaire.

 

Il faut se rassurer. C'est ce que feront en effet ses parents pourtant très inquiets…

 

:Le pédopsychiatre nous a tenu un discours totalement à l'inverse des recommandations qui sont faites dans des cas tel que celui-ci et que évidemment, nous ignorions à l'époque : “Noélanie croit qu'elle va mourir, mais un enfant n'a pas la force physique suffisante pour en tuer un autre en l'étranglant, elle crois qu'il va la tuer car c'est ce qu'il lui dit, mais c'est juste pour lui faire peur” il s'adresse alors à Noélanie : d'ailleurs quand il t'étrangle, tu crois que tu vas mourir car tu n'arrives plus à respirer et que tu tombes dans les pommes;mais tu vois bien qu'à chaque fois tu te réveilles bien ! c'est bien qu'il ne peut pas te tuer… fais moi confiance, laisse-moi le temps de régler ce problème avec l'école…

La situation avec l'école étant très tendue, il ne souhaitait pas compliquer davantage les problèmes de l'enfant. Sa déscolarisation n'étant pas dans l'intérêt de Noélanie, il nous alors remémoré les menaces de l'Inspectrice d'académie 10 mois auparavant de nous envoyer les services sociaux si Noélanie manquait l'école pour quelque raison que ce soit…

 

- La descente aux enfers

 

Le vendredi 16 novembre, à la sortie de l'école, Noélanie est lente, comme assommée, elle a les yeux rouges, sa tête et son cou sont douloureux.

 

Dans la nuit elle se plaint de très forts maux de tête et de douleurs ” à l'intérieur du cou”. Elle n'a cependant pas de fièvre. Le doliprane semble calmer sa douleur.

 

Le samedi matin, son état va en s'empirant, elle ne se plaint plus de maux de têtes mais est de plus en plus lente, comme “au radar”. Ses gestes sont mécaniques, elle paraît inconsciente alors même que ses yeux sont ouverts et ne parle quasiment plus.

 

Vers 16h, Ses parents la couchent, celle-ci s'endort très profondément en quelques minutes.

 

Brusquement , elle se met à convulser, ses yeux se révulsent, l'enfant s'urine dessus. La famille appelle aussitôt les secours, qui tardent à arriver.

 

Après 10 minutes, Les convulsions se stoppent net, pour laisser place à une raideur extrême de tout le corps, puis, à des cycles alternant raideur avec les membres qui s'enroulent jusqu'au cou et relâchements de façon réguliere et très mécanique qui la dévisagent. De la mousse sort de sa bouche, elle est toujours inconsciente.

 

Les secours arrivent et lui administrent du Vallium ce qui fait céder quelque peu la crise. Ils l'emmènent à l'hôpital de Perpignan sans urgence. Les parents les informant alors des étranglements qu'elle a subit ces derniers temps.

 

A l'arrivée à l'hôpital, la petite fille est toujours inconsciente, il paraîtrait cependant qu'elle eut repris connaissance durant le transport.

 

18h : La pédiatre rassure alors les parents en leur indiquant que, selon elle, l'enfant est agitée suite à un effet secondaire du vallium, qui dans de rares cas peut donner un état d'agitation.

 

Et préconise de ce fait de ne surtout rien lui donner comme traitement antiépiléptique au risque de voir s'aggraver son état. Il faut donc attendre 7 à 8h, que l'effet du Vallium cesse…

 

A la lecture de la lettre de detresse remise par le SAMU, elle leur glisse qu'il est probable que Noélanie en rajoute un peu pour se faire remarquer et prescrit pour lundi une consultation psychiatrique, en précisant aux parents.

En revanche, la demande d'électroencéphalogramme et de consultation neurologique en urgence demandée par les parents essuiera un refus catégorique.

 

La pédiatre diagnostique cependant un Glasgow à 10, son état de conscience est donc bien altéré, cet état correspond donc déja à un coma et nécéssite une intubation et un transfert en réanimation en urgence.

 

Les crises n'ont pas cessé une seule seconde depuis son départ de la maison et continuent de plus belle. La température augmente…

 

22h30 : Le médecin décide en conséquence de faire passer un scanner et d'effectuer une ponction lombaire. Le compte rendu est diagnostiqué normal , le cliché n'est en fait pas observé. Quelle erreur, il est évocateur d'une souffrance cérébrale…

Or, dans de tels cas, une ponction lombaire est contre-indiquée, en effet, elle peut précipiter l'engagement cérébral et entraîner le décès.

 

La ponction lombaire alors pratiquée sur Noélanie ne fera qu'empirer son état déja critique.

 

de 2h à 8h Le dimanche matin: Noélanie n'ayant toujours pas cessé les crises, le médecin commence à s'interroger, et déclare que ce n'est finalement pas le vallium qui cause cette agitation, mais un état de mal épileptique. Elle lui administre une faible dose de RIVOTRIL, qui est censée mettre une fin aux crises et laisser Noélanie inconsciente pendant 24 heures environ. Elle n'est toujours pas conduite en réanimation.

 

Pourtant, devant le désarroi des parents les crises ne cèdent pas…

 

Dès l'arrivée de Noélanie dans le service, et à plusieurs reprises, le médecin, de façon totalement indécente, nous a assuré que Noélanie simulait ces crises pour attirer notre attention. Elle s'est mise à l'imiter : son visage déformé, le corps qui se raidissait et s'enroulait sous son cou : “Vous voyez ,moi ça aussi je peux le faire!” elle nous adressait alors un clin d'oeil sollictant notre complicité.

 

8 heures : Changement de garde du médecin.

 

11h30 : le médecin de garde passe enfin la la voir en fin de matinée, et s'alarme de son état, il augmente les doses et prévient le médecin réanimateur.

Noélanie se relâche enfin.

 

11h45 : Le médecin réanimateur vient consulter l'enfant.

 

Noélanie , ne va pas bien … “elle va mal , elle va très très mal, elle est loin …” , le cerveau souffre et le coeur fatigue … le medecin du samu déclare l'urgence de l'intuber et de la transferer en réanimation.

 

Pourtant , ce n'est qu'à 13h30 que cela sera fait.

 

Noélanie, sera jugée non réanimable par le samu lors de son transfert en rea.

 

A son arivée à Montpellier elle subit toutefois une batterie d'examens qui mènent au même point, du fait des strangulations subies a l'école (les traces au cou le prouvent), elle est en anoxie cérébrale et en état de mal épileptique, depuis son départ de la maison.

 

20h : le diagnostic est annoncé aux parents : Noélanie est cliniquement morte. Elle est dès lors maintenue artificiellement en vie par des techniques médicales qui permettront de faire don de ses organes.

 

Malheureusement, le don d'organe ne sera pas réalisable, les médecins de Montpellier ayant déclaré le “décès suspect” la vérité doit être révélée et de ce fait une autopsie sera nécessaire.

 

Noélanie a été débranchée le 20 novembre 2007 le jour des droits de l'enfant. Elle avait 8 ans.

 

A l’annonce de la mort clinique de notre enfant, j’ai cessé de vivre, j’ai voulu rester une bonne maman pour ma fille jusqu’au bout, au cas ou elle entendait quand même ce qu'il se passait autour d’elle.
Je voulais lui dire tout l’amour que nous avions pour elle qui continuerait au delà de sa mort, et qu’on se retrouverait… qu’elle devait nous laisser un peu de temps pour s’occuper de ses soeurs, les faire grandir… les faire vivre.
Je lui ai dit que nous avions eu beaucoup de chance d’avoir été ses parents et la remercions pour toute ses années de bonheur. Que même morte, elle serait toujours notre petite fille. Nous nous devons de vivre pour elle ; c’est la plus grande preuve d’amour qu’on puisse lui donner aujourd’hui et aussi combattre pour faire éclater la vérité et lui rendre justice. Mais aussi pour que plus jamais, un tel drame ne se reproduise. Je sens au fond de moi que jamais nous ne pourrons cicatriser de nos plaies béantes au coeur, tant que justice ne lui sera pas rendue.


En effet, l'analyse nous semble claire: Noélanie a été sacrifiée aux ambitions politiques et syndicale dés 2006. le Directeur de l'école J. Pevert étant un “intouchable”du fait de ses fonctions, selon les dires de l'Inspectrice d'académie, il a été préférable de le protéger de ses propres faits et d'étouffer l'affaire: les violences à Cabestany ne devant pas exister officiellement, sous peine de nuire à la popularité du Maire élu depuis plus de 30 ans et politiquement très influent (ex député et vice président du Conseil général). Le contexte électoral, et la dénonciation de violences et d'insécurité mise en valeurs par un candidat, a sans doute pesé dans l'ensemble des décisions prises pour la vie de Noélanie. Il est étonnant de voir à quel point tous les intervenants sont liés politiquement. En effet la maîtresse elle même étant concernée de part les ambitions politiques avérées de son mari alors en pleine campagne éléctorale auprès du Maire de Cabestany et exerçant une fonction de conseiller régional.

 

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 13:54

anti-b11

Cette section comprend des conseils pour faire face aux situations de harcèlement et de violence scolaire. D’autres sites, en particulier les sites anglophones, peuvent vous aider. Les liens vers ces sites sont à votre droite.

Merci au Groupe Arthur pour l'image.

 

Si vous êtes visé

 

Si vous êtes témoin

 

Si vous êtes parent

 

Si vous êtes professeur

 

Si vous êtes agresseur

 

 

Si c'est votre enfant qui harcèle

 

Les choses à ne pas dire

 

Comment se défendre

 

 

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 13:51

Quelques chiffres pour évaluer l’ampleur du problème (source : bullyonline.org) :

  • On estime que 60% des personnes qui ont commis des actes de harcèlement en milieu scolaire ont un casier judiciaire à l’âge de 24 ans ;
  • Le risque de faire une tentative de suicide est quatre fois plus élevé pour un élève harcelé que pour un autre ;
  • Tous les ans, au moins 16 mineurs se suicident à cause de la violence scolaire au Royaume-Uni, probablement autant pour la France ;
  • 85% des actes de harcèlement ont lieu en présence d’autres élèves ;
  • Les témoins n’interviennent que dans 11% des cas ;

On estime que quand un témoin intervient, plus d’une fois sur deux, l’agression prend fin en moins de dix secondes.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 13:36

susanboyle.JPG

 

Enfant, la petite Susan avait des difficultés d’apprentissage, ce qui lui valait beaucoup de remarques cruelles, non seulement de la part des autres élèves, mais aussi de celle des professeurs. Mais cela ne se limitait pas à des insultes. Tous les jours, elle se rendait à l’école la peur au ventre, en sachant qu’on allait lui infliger des coups de ceinture. Plus tard, elle trouvait refuge dans le chant et dans la prière. Elle chantait dans les chorales des églises : Dieu au moins ne la brimait jamais.

 

Des années plus tard, Susan, alors sans emploi, célibataire et âgée de 47 ans, décide de tenter sa chance dans l’émission « Britain got talent », l’équivalent britannique de « Incroyables talents », dans l’espoir de devenir chanteuse professionnelle. Le jury toise avec dédain cette femme mal fagotée, à l’accent écossais prononcé et au physique très banal, mais reste bouche bée quand elle se met à interpréter « I dreamed a dream » avec une grâce incomparable. Le public l’applaudit à tout rompre. Elle a la voix d’un ange.

 

Depuis, Susan a fait du chemin et a enregistré un disque à succès. Le vilain petit canard est devenu un cygne magnifique.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 13:33

bullie10.jpg

Cette section recevra des témoignages. Si vous voulez soumettre le votre, merci d'envoyer un commentaire ou de passer par le forum, directement ou par message privé.

Merci au Groupe Arthur pour l'image.

 

Histoires de gens célèbres

 

Témoignages d'internautes

 

Le mémorial

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 13:21

 

ryder-winona.JPG

 

Enfant, la petite Winona n'avait pas toujours la vie rose. Les autres enfants se moquaient régulièrement d'elle parce que ses parents vivaient comme des hippies et parce qu'elle s'habillait de façon excentrique à l'école.

 

Un jour, alors qu'elle se rendait dans les toilettes de l'école, vêtue d'une vieille tenue de garçon de l'armée du salut, d'autres élèves la coincèrent dans un coin, l'insultèrent et lui cognèrent la tête contre le premier obstacle venu. Elle s'effondra et ils se mirent à la bourrer de coups de pieds, à tel point qu'il lui fallut des béquilles par la suite. Quand Winona alla se plaindre aux adultes responsables, ce fut elle qu'ils virèrent de l'école, pas les garces qui l'avaient agressée.

 

Des années plus tard, Winona, devenue une actrice célèbre, croisa une de ces filles dans un café. Celle-ci se précipita vers elle en piaillant: "Winona, Winona, je peux avoir un autographe?"

 

"Tu te souviens?" répondit-elle. "Tu te souviens de la façon dont tu as tabassé cette gosse en septième année?"

 

"A peu près" répondit la garce.

 

Et Winona s'écria: "C'était moi. Va te faire foutre."

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