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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 09:08

Un très bon ami à moi vous présente cette histoire fictive, un exemple de ce qui peut arriver quand il y a harcèlement. Merci beaucoup, Tim.



Il s'appelait Boris, il était intelligent ,épanoui, aimable, toujours prêt à rendre service.


Les deux premières années au collège, tout allait pour le mieux, mais en 4ème les choses se sont gâtées, dans sa classe il y avait des éléments perturbateurs qui ont fait de Boris leur cible numéro 1.

Ils montèrent la moitié de la classe contre lui et même ses copains d'avant se mirent à l'ignorer voir  à le railler. "Pédé, femmelette, va te coiffer aux P... Va te faire foutre" et autres insultes étaient devenues son quotidien. Pendant certains cours il se faisait agresser et certains élèves allaient jusqu'à prendre sa copie et se la faisaient passer pour l'empêcher de remplir son interro.

En 3ème la situation s'aggrava encore car il fut replacé avec ses ennemis malgré des plaintes émanant  de lui, et dès le jour de la rentrée le cauchemar reprit.

Peu de gens s'étonnèrent de la baisse de ses résultats en cours d'année. Arrivé au mois de Mai il n'en pouvait plus et on lui promettait un avenir difficile au lycée.

Un jour ses camarades lui en firent voir de toutes les couleurs, et après les cours ils se dépêchèrent de mener une expédition punitive contre lui car il avait été se plaindre au directeur.

Alors qu'il sortait et qu'il passait près d'un entrepôt, ils lui tendirent une embuscade et Boris se réfugia dans un vieux meuble et il s'y donna la mort. Il ne voulait pas finir une nouvelle fois sous les coups  de ses agresseurs, qu'il croyait décidés à le tuer. Ils trouvèrent son cadavre et s'enfuirent aussitôt, sans rien dire à personne.

Ils n'ont jamais été punis pour ce qu'ils ont fait.

Boris aurait eu 15 la semaine suivante.

Il laisse une famille meurtrie.

Des parents inconsolables.

Une sœur de 12 ans, il était tout pour elle.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 11:12

Voici un texte dont m’a fait cadeau un bon ami à moi, qui est passé par la case ‘harcèlement’. Il décrit très bien ce qui se passe dans les collèges. Merci, Tim.

 



On est dans une classe de 3ème, on arrive à un cours de technologie, comme toute les semaines c'est la pagaille, le professeur n'a aucune autorité sur cette classe où les élèves ont une sale mentalité.


Deux élèves, L et C, ont un an de retard et sont en quelque sorte les maîtres de la classe, L est le plus fort physiquement et C est son bras-droit, pendant le cours ils bavardent beaucoup et le professeur leur demande de se calmer, alors C, le plus insolent des deux, lui dit que tout le monde parle pendant le cours et qu'il est en classe pour foutre le bordel, L lui emboîte le pas et ils narguent ouvertement le professeur, allant même jusqu'à l'insulter, et les autres élèves, ceux qui travaillent bien notamment rigolent de la situation, car L et C sont des exemples à suivre puisqu'ils s'affranchissent de l'autorité du professeur.


Le professeur, se sentant rejeté par le comportement nocif de la classe décide de ne pas pousser plus loin la conversation.


Puis le chahut reprend dans la classe, les élèves se contrefichent du cours, mâchent des chewing-gum en sachant que c'est interdit, voilà donc pour l'ambiance qui règne. Cependant un élève ne s'amuse pas de la situation, il s'appelle S, et il craint les cours de technologie par dessus tout, car c'est l'anarchie la plus complète et qu'il est le souffre-douleur de la classe.


C s'ennuie un peu alors il sort un élastique l'enfile entre les jambes d'un compas et commence à claquer différents projectiles en direction de S, et d'autres élèves rigolent en voyant ça. C'est au tour de L de se lever et de venir renverser les affaires de S qui décide de le dénoncer au professeur, sur ce, les autres élèves se mettent à traiter de menteur S tout en rigolant tant ils sont fier du mal qu'ils font à S. Ils considèrent que C et L ont tous les droits dans la classe, y compris d'avoir quelqu'un à écraser, à détruire.


Pendant les travaux pratiques qui suivent, S n'ose pas travailler à cause des outils dangereux et d'un éventuel accident dont il pourrait être la victime, car il le sait, ses agresseurs L et C ont tous les droits sur lui, même de le blesser irrémédiablement.


Résultat il se prend un zéro mais trouve que c'est mieux que d'essayer d'avoir une note correcte dans ces conditions.


A la sortie il se fait encore agresser et rentre ensuite chez lui, il a terminé la semaine, il va comme tout les week-ends regarder des séries télés pour oublier son horrible cours de technologie, dans sa classe épouvantable, que son professeur principal considère comme une classe exemplaire.


Il n'a qu'une envie c'est que l'année scolaire se termine pour tourner la page, mais ce sera dur.

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 14:44

 Prenons une classe de cinquième pendant un cours de géographie (par exemple). Le professeur distribue les copies qu’il vient de corriger et beaucoup de notes sont mauvaises. Un élève appelé A (parce que j’ai la flemme de trouver des noms aujourd’hui) ramasse sa copie et fait la grimace. Il pense : « Aïe, ça fait mal, je ne m’y attendais pas ! Mon père va faire la gueule, c’est sûr. Voilà ma journée qui commence mal. Aïe, aïe, aïe ! Bon, courage, ce n’est pas la fin du monde. Je suis bon en gym et en biologie, après tout, je peux encore sauver ma moyenne. Et puis, B est fort en géographie, je vais lui demander de m’expliquer ce que je n’ai pas compris. S’il refuse, ce ne sera pas grave, je demanderai à C. Et puis, je bosserai un peu plus la prochaine fois. Comme ça, j’aurai une meilleure note. »

 

Un autre élève appelé D ramasse sa copie et constate qu’il a lui aussi une mauvaise note, ce qui crée chez lui les pensées suivantes : « Aïe, ça fait mal, je ne m’y attendais pas ! Mon père va faire la gueule, c’est sûr. Je suis sûr que le prof me haït, c’est un pourri ! Et c’est tellement injuste que B et C soient bien notés. Ces fayots, ils m’agressent avec leurs bonnes notes, c’est pas normal qu’ils soient mieux notés que moi ! Dès qu’on sort de cours, je vais aller tabasser B, ça va me défouler. Ou plutôt non : je vais tabasser E : c’est le plus petit et le plus inoffensif de la classe. Après tout, il n’y a pas de raisons pour que je sois le seul à avoir une matinée pourrie ! »

 

Vous l’avez sans doute compris, de ces deux élèves, D a un profil type de harceleur tandis qu’A est un élève agréable, équilibré et apprécié de ses camarades. A possède une bonne intelligence émotionnelle tandis que D est à la fois déconnecté de ses propres émotions et des émotions des autres. Il perçoit autrui comme une menace et ne sait pas communiquer autrement que par l’agression, et cela se manifeste en permanence, pas uniquement quand un professeur distribue des copies. En outre, son attitude brutale entraîne naturellement des réactions de crainte et de méfiance chez ses camarades, qui évitent naturellement d’interagir avec lui. Du coup, il traîne uniquement avec des ados qui ont le même profil psychologique que lui et ensemble, ils s’enfoncent dans leurs propres défauts. Si un élève tente de leur apprendre à communiquer de manière positive, ils prennent cela pour une agression et rejettent cette main tendue. Ils n’apprennent rien, et leur comportement ne fait que nuire à la classe.

 

Evidemment, il faut lutter contre le harcèlement scolaire dès qu’il se présente. Mais personnellement, je pense qu’il serait encore mieux d’apprendre dès le plus jeune âge aux enfants à développer leur intelligence émotionnelle afin de faire en sorte que le moins d’enfants possibles ne deviennent de petites brutes. Paraît-il que dans certains pays, cela se pratique déjà dans les salles de classe, parfois dès la maternelle. Je me demande ce que cela pourrait bien donner en France…

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 10:37

On m’a souvent posé les mêmes questions bien après le collège : « Comment as-tu pu laisser faire ça ? », « comment as-tu pu trouver normal d’être harcelée » et « C’est si facile de se débarrasser de quelqu’un qui vous embête, qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? »

 

Je pourrais poser les mêmes questions à ceux qui m’ont pourri la vie : « Comment as-tu pu me faire ça ? », « Comment as-tu pu trouver normal de harceler quelqu’un qui ne t’a rien fait ? » et « C’est si facile de laisser les autres tranquilles et de s’occuper de sa propre vie, qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? » Mais je suppose que ces questions peuvent obtenir des réponses détaillées et en rapport avec le contexte correspondant. Les voici.

 

Dès la naissance ou presque, nous sommes tous conditionnés. Nos parents, nos proches et les médias nous montrent ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Or, on ne parle presque jamais aux enfants du harcèlement scolaire, sauf en termes très vagues tels que « n’agresse pas », « défend-toi » ou « ignore-les si on t’embête ». Ce genre de conseils n’aide pas dans la réalité.

 

Les médias nous offrent une vision complètement faussée du harcèlement entre élèves. Dans les dessins animés et les séries-télé, si un enfant ou un adolescent est harcelé par ses camarades, cela dure à peine le temps d’un épisode. L’enfant finit généralement par dire « fous-moi la paix ! » à son agresseur, qui le laisse tranquille à jamais, même s’il est deux fois plus costaud que lui. Evidemment, cela ne se passe pas ainsi dans le monde réel : l’agression peut s’étendre sur des mois, parfois sur des années, et un enfant harceleur, dépourvu de sens moral, s’avère complètement indifférent à ce genre d’injonctions.

 

Dans les rares cas où les actes de harcèlement sont présentés comme s’étendant sur une longue période, l’enfant fictif ne souffre d’aucune séquelle psychologique. On le montre parfois s’écriant « oui, on m’a fait souffrir mais ça m’a rendu plus fort ! J’ai envie de remercier ceux qui m’ont agressé. » Dans le monde réel, les séquelles psychologiques du harcèlement peuvent être profondes et durables.

 

On peut ajouter à cela que dans ces fictions, les adultes sont considérés comme complètement inutiles. Un élève spectateur n’y dénonce jamais ses camarades de classe. S’il le fait, c’est la honte pour lui et tout le monde le blâme, y compris ses parents et/ou professeurs.

 

Prenez un enfant normal, poli, honnête et intelligent, et faites-lui regarder ce genre de programmes pendant des années. Laissez-lui entendre à la fois que le harcèlement est une bénédiction, que les enfants harcelés sont forcément des faibles qui l’ont cherché et que dénoncer, c’est mal. Ensuite, faites-le entrer dans une cour d’école et demandez à un enfant déséquilibré, agressif et dysfonctionnel de lui pourrir la vie (ce qu’il fera sans hésiter, croyez-moi). Et essayez d’entrer dans la tête de l’enfant qu’on harcèle.

 

Personne ne l’a préparé à cela, absolument personne. Comme on lui a fait comprendre depuis longtemps que les enfants qui demandent de l’aide aux adultes sont des « fayots » méprisables, il ne demande l’aide de personne. Comme la télévision lui a fait croire qu’on peut très bien venir à bout du harcèlement tout seul, il essaie de se débrouiller seul. Evidemment, ça ne marche pas. Perdu, il constate que personne ne lui vient en aide (parce que tous ses proches ont été conditionnés pour croire que les gens harcelés n’ont pas besoin d’être aidés, que s’ils ne s’en sortent pas tous seuls, ce sont des faibles méprisables et que de toute façon, cela le rendra plus fort). Il finit par croire qu’il a réellement mérité d’être agressé et que si on ne lui tend pas la main, c’est parce que c’est lui le coupable dans l’histoire. Parfois, ce genre de situation peut aller jusqu’au suicide.

 

On est tous conditionnés dès la naissance. Ce qu’il faudrait, c’est briser ce conditionnement.

 

Et le point de vue de l’agresseur, me direz-vous ? Nous verrons cela une prochaine fois…

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 08:58

noelaniedauphin0001.jpg

 

Un petit article en anglais (pour une fois). La version longue (en français) se trouve ici.

 

I’m sorry if I’m making spelling or grammar mistakes: English is not my mother language.

 

The story of Noélanie Sené is a very sad one. Little Noélanie has become a symbol of the fight against bullying and school violence in France. However, little is known about her abroad. Here’s her story, adapted from her mom’s website.

 

Everything begins in January 2000, when Pascal and Christine Sené adopt a little 13-month-old Polynesian girl, Noélanie. They raise her, along with their other children, in Cabestany, a town in the south of France. Noélanie is described by her mom as “a wonderful, generous child who couldn’t stand misery or injustice, was highly intelligent and used to dream of making the world a better place”.

 

The problems begin in 2006, when Noélanie complains of being bullied in primary school. A very trustworthy child psychiatrist is called, says Noélanie is perfectly sane and has excellent relationships with her parents, and calls the court justice and the inspector of schools to denunciate the school director’s passiveness. Nothing much is done and the little girl has to attend another school.

 

Noélanie gets bullied again by five cruel kids in that school. One of them, S., is considered particularly vicious and dangerous by practically everyone (except the adults in charge). The mother of another kid denunciates but the director refuses to do much and even punishes Noélanie for having remained silent. The poor child is so shocked that she won’t speak up again.

 

The bashing carries on. Noélanie actually writes to her teacher to complain, and the teacher doesn’t react. She is also accused of being crazy by adults, just because she sees a child psychiatrist.

 

Her parents try to help her as much as they can. They contact associations. Unfortunately, school bullying is still quite an unknown concept in France, pays des droits de l’homme (this is irony), and nobody knows much about it. Noélanie also has to go to kung fu lessons.

 

In October 2007, Noélanie actually writes to the police and gives a copy of the letter to the employee who watches the playground during the breaks. Here’s a translation of the letter:

 

‘I trust you to keep this very important secret.

 

There has been a serious problem at school about S. strangled me several times in the rank of the second playground. I know that if I don’t stand up for myself I’ll die in the end forever. I hope this is not for now. S. already strangled me several times and once in front of A. and I can’t find a solution to help myself and to stop suffering. Anyway it doesn’t change as he’s going to kill me. I make even more than a big lot of nightmares and I manage to fall asleep when I just close my eyes but I don’t sleep because of all of these (because he strangled me and I fainted) and he kicked me to wake me up and this is for real. Also I can’t eat in the school restaurant. I’m afraid of him. Could you protect me in the playground? YES or NO. Do you have a solution? YES or NO. Circle the answer. He also told me that if I left my home he would kill me and if this carries on, he may come to my home, he knows where I live. I wanted to tell the teacher, she really doesn’t care, she says “go and play, we’ll see later.” When is later? It's never. He also tells me “filthy black girl and fxxx you” (etc…)

 

I hope it will get better. I hope you’re going to protect me. Don’t tell anybody otherwise it’s not a secret anymore and it will be worse for me.

 

Noélanie Sené

 

(drawing of a crying heart) please’

 

 

The school doesn’t react and neither does the police.

 

The letters are only heard of on the 7th of November. The parents sue the director as he failed to render assistance to a person in danger, all the more so since they have medical proof that their child has been attacked as well as a written confession from S.. However, the police are reluctant to act as they think Noélanie must be mentally disturbed.

 

On the 16th of November, Noélanie slowly comes back from school with a painful head and neck. The headaches get worse and worse. Her parents are worried and the day after, she gets an epilepsy attack. Pascal and Christine call the emergency medical service immediately. Unfortunately, it gets worse and worse and the little girl dies from a cerebral oedema in the hospital shortly afterwards. She was only eight.

 

 

I’m not related to Noélanie myself and I’ve never met her. But do you think it’s normal when a child kills another child and walks away unharmed? Where’s the justice when bullies are protected while their targets aren’t? In what kind of world are we living?

 

At least Noélanie will never be forgotten. After her death, her parents found little notes in her bedroom saying how much she loved them and how grateful she was to them having adopted her. On her grave in Cabestany, you can read this quote by Berthold Brecht: “the one who doesn’t know is ignorant, but the one who knows and doesn’t do anything is criminal.” I wish such tragedies would never happen again.

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 13:30

Quand on fréquente les forums et les réseaux sociaux sur Internet, il y a des choses qu'il vaut mieux savoir, afin d'éviter les ennuis.

 

- Ne jamais exposer ses coordonnées (adresse, numéro de téléphone, adresse email) sur sa page perso, sur un forum public ou à tout endroit ou tout le monde pourrait y avoir accès.

 

- Eviter les mots de passe trop évidents comme 123456, sésame ou m0tdepasse, ou encore le prénom de votre amoureux/se. Préférez les combinaisons de chiffres et de lettres plus difficiles à deviner.

 

- Si on veut donner son email ou son numéro de téléphone à un inconnu sur le net, mieux vaut attendre longtemps pour faire connaissance, bien s'assurer qu'il s'agit d'une personne de confiance et faire ça par message privé. Dans le doute, mieux vaut demander conseil à un adulte de confiance.

 

- Ne jamais donner ses coordonnées bancaires à un inconnu, et ne jamais lui transmettre d'argent de quelque manière que ce soit.

 

- Ne pas annoncer publiquement qu'on part en vacances (ce serait donner le feu vert aux cambrioleurs!)

 

- Toujours rester poli, même avec quelqu'un dont on ne partage pas l'avis. L'agressivité entraîne l'agressivité.

 

- Ne pas mettre en ligne une vidéo qui ne vous appartient pas (et cela vaut pour les vidéos téléchargées) ou mettant en scène quelqu'un qu'on a filmé sans son consentement.

 

- Ne jamais ouvrir une pièce jointe provenant d'un email envoyé par un inconnu.

 

- Se méfier des emails d'inconnus, en particulier de ceux qui vous annoncent que vous avez gagné à la loterie ou qui vous proposent de partager un héritage. Dans le doute, consulter un site de recensement des hoax et/ou un site de type croque-escroc.

 

- En cas de problème, bloquer l'expéditeur ou signaler le troll aux modérateurs (selon les cas). Se rappeler qu'on peut porter plainte pour diffamation.

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 11:24

de la part d'une maman qui en a gros sur le coeur.

 

 

Christine, si vous lisez cette page, sachez qu'on est tous avec vous.

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 09:20

Voici le témoignage de Cassandra, tel que recopié (à sa demande) depuis le blog http://piedsale.wordpress.com/ , que je recommande.

 

 

De la 6ème à la 3ème je fus victime de rumeurs, insultes (sur mon nom de famille et mon physique la plupart du temps), humiliations et coups et blessures! Quand je demandais à mes bourreaux ce qu’ils avaient à me reprocher: soit ils ne répondaient pas soit ils se contentaient de m’insulter en m’affirmant que c’était à cause de mon physique! Soit-dit en passant, j’ai souvent constaté que la plupart des personnes qui se moquent du physique des autres sont moins « belles » que la moyenne!


Malgré mon caractère timide à cette époque, je les insultais (peut-être n’aurais-je pas dû!), essayant de leur faire rabaisser leur caquet; j’étais une fille impulsive! Dès le début de la 6ème j’ai averti mes parents, qui m’ont cru: ils ont tenté de contacter les parents des tarés mais, pas de chance, la plupart étaient sur liste rouge!!! Mais je me suis vite rendu compte que quoique l’on fasse, ces personnes se calment pendant 3 jours puis recommencent! C’est un cercle vicieux! Puis, à la fin de la 6ème, mes parents se sont lassés et ont commencé par me soupçonner d’être responsable, de les avoir provoqué plus ou moins consciemment! Mon intuition m’indiquait alors de faire gaffe, je sentais le vent tournait! Je ne leur ai plus rien dit jusqu’à la 4ème: cette année a été la pire de ma vie : plus le temps passait et plus je devenais parano! Ma classe était supra-bordélique! Contrairement aux autres années, les élèves se battaient, s’insultaient en cours! Les profs n’avaient aucune autorité!! À partir de cette période, j’ai commencé à avoir des mauvaises notes et à psychosomatiser! Résultat: je suis spasmophile et sujette à des crises d’angoisses depuis cette époque maudite!!Mes parents sont allés discuter avec l’adjoint du principal qui leur a fait des promesses non tenues! comme d’hab! tout le monde s’en fout! J’ai réalisé grâce à ça la véritable personnalité de mes proches et le mauvais côté de l’être humain: ma mère m’a dit que si je prenais aussi mal ce que les autre m’infligeaient c’est que j’ai un caractère « entier », « que je n’essaie pas de me mettre à leur place »!!!!


J’ai continué à avoir de mauvaises notes en 3ème même si j’ai réussi, je ne sais comment, à obtenir le BEPC! Malheureusement, ayant du retard et démotivée à cause de tout ça, j’ai dû redoubler la 2nd et suivre une filière qui ne me plaisait pas! Je n’arrive toujours pas à réaliser le fait que j’ai le BAC, c’est dire!


Morceaux choisis 1996- 2000:
- à mon prof qui vient de voir une de mes copines se faire frapper par plusieurs garçons et qui ne réagit pas: « on boycottera votre cours tant que vous ne prendrez pas vos responsabilités! c’est dégueulasse! » réaction: il me regarde et s’en va!
-après m’être plainte auprès d’un prof pour coups et blessures de la part d’un garçon, le psychopathe s’adresse à moi: « tu te rends compte de ce que tu me fais! c’est pas sympa, à cause de toi j’ai eu un mot sur le carnet « ce n’est pas bien de taper les filles »j’espère que t’es fière de toi!  »
-alors que les élèves refusent de m’intégrer dans leur équipe de foot en classe de sport, le prof d’eps me balance: « t’auras beau avoir 20/20 en cours (je plafonnais à 12 mais tout le monde me prenait pour un génie, une « fayotte ») si t’arrives pas à te socialiser t’es 0, tu vaux rien! »
-alors qu’elles voyaient qu’il me harcelait certaine filles ont osé me dire : « mais enfin, tu trouves pas qu’il est beau?! », « il te frappe parce que vous êtes amoureux l’un de l’autre! », « arrête de t’en prendre à lui, il est beau! »
- « t’es qu’une salope! c’est rien ce qu’il te fait! à cause de ta plainte au proviseur le pauvre risque de se faire jeter par ses parents! »
etc…etc…


En gros, pour les gens j’étais : « foute-merde, caractérielle, asociale, parano, malade mentale, entière, sans psychologie, coincée, sans sens de l’humour, trop sensible, trop susceptible  » etc…
J’aurais de quoi en écrire un roman, vraiment!

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 18:04

Voici le témoignage de Timothée, extrait (à sa demande) de son blog.

 

 

 

La sixième et la cinquième

 

 

Je rentre au collège le 3 Septembre 1998.
J'arrive rapidement à m'intégrer parmi les autres élèves et mes résultats scolaires sont plutôt satisfaisants.

Un bonne partie de l'année se déroule sans histoire, puis vers le mois de Mars 1999, je vais être victime à 2 ou 3 reprises de faits graves, notamment un coup de raquette en plein dans la gueule pendant un cours de sport, et un bel hématome.

Puis il y a un fait plus grave qui se produit le 30 Avril, en rentrant de l'école, des élèves font claquer des pétards, parmi eux un gars de ma classe (Nicolas L.) qui va pour s'amuser m'en lancer un depuis l'autre côté de la rue, ça tombe sur mon épaule et ça explose, j'ai été protégé par le col de ma veste qui a pris le plus gros de l'impact, j'en ressortais quand même avec quelques centimètres carrés de peau brulés dans le cou.

Mes parents ont alors voulu porter plainte, mais le lendemain le gars est venu s'excuser en chialant devant chez moi alors mes parents ont retirés la plainte (on avait cru sur le coup que c'était un acte délibéré).

Après ça le gars avec qui il n'y avait jamais eu de problème commence à manifester un comportement antipathique envers moi, disant limite que je suis responsable de ce qui est arrivé, et le restant de l'année fût marquée par un conflit entre nous deux.

en 6ème j'ai eu 13,3 de moyenne sur toute l'année scolaire.

Passons à la 5ème, c'est vers cette année qu'un lent déclin s'est amorcé.
Le 7 Septembre 1999 je reprends les cours et je retombe dans une classe où il y avait un peu tout les meilleurs de la 6ème l'an passé.
On peut penser que ça va bien se passer, erreur!!
Déjà même si je travaillais toujours bien (12,5 de moyenne générale sur l'année) je me retrouvais tout le temps dans les 3 où 4 derniers de la classe alors que les autres années j'étais toujours dans les premiers, et ça je le vivais mal, et d'ailleurs à partir de cette époque, systématiquement je vais être dans les derniers de la classe, jusqu'à la fin de ma scolarité.

Mes relations avec les autres ont commencé à mal tourner, je me faisais souvent snober et ils me rejetaient ouvertement, et je commençais plus à parler à des élèves d'autres classes, j'étais quelqu'un de très épanoui qui s'intéressait à beaucoup de choses et avec les autres qui étaient plutôt ignorants fiers de l'être ça ne faisait pas bon ménage.
Ils me traitaient de mongol ou de triso.

Mais j'arrivais encore à surmonter ces problèmes, ça ne pourrissait pas ma vie.

 

La quatrième

 

Cette année scolaire commence le 6 Septembre 2000, et de nouveaux problèmes vont apparaitre.
Je fus d'ailleurs délégué de classe.

Commençons par mes résultats scolaires, en chute libre pour plusieurs raisons:
-Le nombre important de matières à étudier(une douzaine),car de nouvelles s'ajoutaient tous les ans, il y avait l'Espagnol que j'avais choisi comme deuxième langue vivante, où j'étais bon au premier trimestre de la 4ème et que j'allais trainer comme un boulet tout le reste de ma scolarité, j'étais aussi descendu par les matières moins importantes,
Je me rappelle qu'en sport on ne m'avait pas laissé courir à un teste d'endurance et qu'on m'avait flanqué un double zéro!!Tout le monde s'était foutu de moi!!
Et puis en math on avait une prof trop souvent absente et sur le bulletin du 1er trimestre m'avait affiché des notes fantaisistes, je l'ai signalé, elle a dit qu'elle vérifierait mais en réalité elle m'a validé quand même le résultat du bulletin fantaisiste,10 de moyenne au lieu de 12  en réalité. D'ailleurs on a perdu beaucoup d'heures en math cette année là.
Résultat du trimestre:10,3 moyenne générale
16,8 en anglais
14 en français
6 en SVT
4 en sport, pour illustrer grosso modo.

Le 2ème trimestre j'ai remonté dans plusieurs matières et descendu dans d'autres, et j'affichais
encore 10,3 de moyenne générale.
Et c'était pareil pour le 3ème trimestre, donc j'étais très moyen et très fragile niveau scolaire.

Parlons à présent de mes relations avec mes camarades, encore pire qu'en 5ème.
Dans notre classe il y avait quelques élèves qui avaient des résultats médiocres, et avec lesquels j'avais parfois des problèmes, notamment Nicolas L.,qu'on a refourgué dans ma classe, et aussi Loïc M., qui n'avait jamais été avec moi avant.
Ces 2 là m'ont pourri une partie de l'année.
en sport c'était pire car on avait cours avec une autre classe de 4ème où il y avait aussi des élèves comme ça je m'arrangeait pour éviter de rester trop longtemps dans les vestiaires.
Et tous ces lascars, hé bien une bonne partie des autres élèves leur prêtaient allégeance.

3 incidents m'ont illustré à merveille la mentalité de ma classe.

Le premier se produit le 29 Novembre 2000, en rentrant à la maison après un cours de sport, je découvre que ma trousse a disparu avec tout son contenu, et bien sur comme si ça suffisait pas ma mère va m'engueuler en disant que je fais pas attention à mes affaires, pendant celui  qui a fait le coup devait bien se marrer.
Aucune mesure n'a été prise pour éviter que ça se reproduise et j'ai dû augmenter de manière drastique les mesures de sécurités pour protéger mes affaires, je savais que si je me faisais voler personne ne dirait rien.
En Mars,Loïc M. m'a dit que c'était lui qui m'avait volé ma trousse et menaçait régulièrement de m'en voler encore, heureusement il n'y est jamais parvenu!

Le deuxième incident se produit le 10 Avril 2001,pendant un cours d'arts plastique, on a tous fait un travail et on devait faire une démonstration en se soumettant à la critique des autres, quand ce fût mon tour ils ne se gênèrent pas pour me critiquer ouvertement, après j'étais  derrière les autres élèves et un gars s'amusait avec un bonhomme en plastique qui faisait  parti du travail d'un élève d'une autre classe, et puis il a cassé le bonhomme, le prof n'a rien vu mais a entendu.
il a demandé ce qui s'était passé, et aussitôt Loïc M. a dit "c'est Timothée je l'ai vu!"
Sans chercher à en savoir plus, le prof me punit et me demande de copier 100 fois pour le lendemain une phrase qui fait 3 lignes, et comme 3 jours après j'avais toujours pas fait sa punition j'ai écopé d'une heure de colle.
Je lui disait qui c'était qui a cassé le bonhomme, et il répondait toujours:
Mais je ne veux rien savoir!
Phrase que j'adore entendre!!
Merci au gars qui ne s'est pas dénoncé et aux autres qui ont fait semblant de rien voir.

Le troisième incident se produit le 21 Juin et là ça dépasse l'entendement.
Nous sommes en 2ème heure de la matinée pendant un cours de math, 2 élèves parmi lesquels Nicolas L. perturbent le cours ce qui agace sérieusement  la prof (une remplaçante).
Soudain Nicolas L. rote bruyamment, et tout le monde savait que c'était lui, alors la prof se retourne et dit à lui et à son pote "j'en ai marre vous deux vous sortez!"
Pendant quelques secondes ils vont tenter de dire que ce n'est pas eux, mais comme la prof ne marche pas, Nicolas L. me pointe du doigt et dit "c'est Timothée qui a roté!"
La prof me demande si c'est vrai, je lui réponds bien sur que non.
Sur ce, plusieurs élèves se mettent à dire "Si c'est Timothée on l'a vu!"
Et là, ni une ni deux, la prof me vire et pour m'envoyer dans le bureau, désigne l'autre délégué de classe qui faisait parti de mes accusateurs.
En quittant la salle je leur ai dit "Un jour vous me payerez ça bande d'enfoirés!"
Dans le couloir je disais à l'autre délégué "Surtout dis pas que c'est moi qu'à roté!"
Et l'autre mort de rire "Si si c'est toit qu'à roté hi hi!"
Il arrive complètement hilare devant le principal adjoint et lui dit:
-Il s'est fait viré parce que hi hi il a roté en classe!
-En effet c'est très amusant lui dit la P.A.
Après en récréation Nicolas L. venait plein se foutre de moi et honnêtement il m'a donné une envie de meurtre, autant vous dire que si j'avais eu un M-64 entre les mains ce type je lui aurait vidé 50 chargeurs dessus pour qu'il n'en reste que de la bouillie!!
et ils s'amusaient tous à dire Timothée il s'est fait viré parce qu'il a roté.

Ma seule consolation était que l'année se terminait et qu'on me disait que tous ces élèves aux résultats mauvais allaient partir en apprentissage et qu'ils ne seraient plus là en 3ème.
J'espérais aussi ne plus être dans une classe avec tous ces lâches qui les avaient cautionnés.

 

La troisième

 

Je viens de passer de belles vacances dans l'insouciance.

Les cours reprennent le 5 Septembre 2001.

Mauvaise nouvelle, Loïc M. est toujours là et comble de l'horreur on le répète dans la même classe que moi ainsi que Luke B.,un gars avec qui il y avait eu des problème quelques  années plus tôt. J'ai alors su que ces 2 là allaient me pourrir mon année scolaire et que  personne n'allait rien y changer, d'autant plus que les lâches de la 4ème retombent aussi avec moi, j'ai tout de suite compris que mon sort était déjà scellé dans une classe comme
celle là. En cours ils disent qu'on a pas voulu d'eux soi-disant parce que leurs résultats étaient insuffisants, et comme l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans ils sont venu repostuler au collège et on a accepté qu'ils y passent une 3ème. Le prof principal nous les présente alors comme étant des élèves en difficulté et demande aux autres si ils veulent bien les aider à travailler en classe, le pire c'est que certains acceptent sans hésiter alors qu'on sait bien que les autres ils ne vont rien cirer de l'année. Donc d'entrée la racaille a droit à un traitement de faveur.

Dès les premiers jours je commence à être la cible de moqueries d'un goût douteux,  puis de coup de pieds notamment pendant les intercours. Bientôt un troisième lascar, sensé également partir en apprentissage après la 4ème s'y met. Les autres lâches les couvrent et si je me plains que le gars assis devant moi en classe m'a mis une baffe les autres disent que je suis mythomane.

Je me rappelle aussi le conseil de classe au cours duquel sont triomphalement élus délégués Luke B. ainsi que Valérian V. qui deviendra plus tard un agresseur, ça illustre à merveille la mentalité qu'il y avait dans cette classe, alors qu'en parallèle je découvrais les joies du vote blanc.

Niveau études j'arrive à suivre dans un peu toutes les matières, ma moyenne générale étant de 10,5.
Je croyais pouvoir continuer comme ça toute l'année et avoir mon Brevet, j'étais loin d'imaginer la suite.


A partir du 2ème trimestre mes agresseurs mettent les bouchées doubles, les coup de pieds se multiplient et même en cours je me fais agresser parce qu'ils trouvent des prétextes pour se déplacer en classe et me mettent discrètement des baffes sous les regards amusés des autres, j'essuie aussi des jets de projectiles.
Je me découvre alors un 4ème agresseur en la personne de Valérian V., le second délégué, un intello avec 16 de moyenne, qui est le premier de la classe, qui se prend pour un leader, et il mettait des plaquettes de bois aiguisées sous l'avant de ses chaussures et s'en servais pour me mettre des coups de pieds douloureux qui laissaient des ecchymoses, quand il était seul il m'attaquait par surprise et lorsqu'il m'attaquait de face c'était avec un ou deux acolytes ,il me surnommait tchotte racaille et des fois il se foutait de moi avec un petit sourire que je saurais même pas vous refaire.

Refusant de passer pour quelqu'un de soumis, je me rebelle contre mes agresseurs et contres les lâches qui les cautionnent, je leur attribue des surnoms grotesques, je tourne la réputation de ma classe en ridicule auprès d'autres élèves avec lesquels je parle en récréation, et il m'arrive aussi d'aller mettre une baffe à l'un deux,
après tout je ne vais pas être le petit garçon gentil qui dit merci chaque fois qu'on lui met une claque.
Les autres commencent alors à sous-entendre que c'est moi qui les persécute et certains allaient jusqu'à s'en plaindre à leur famille.
Ce qui m'a valu dans l'après-midi du 25 Février 2002 alors que je me rendais à l'école de me faire engueuler par le grand-père d'une fille de ma classe, et vous auriez dû être là pour voir ça...
Mes agresseurs avaient tous les droits, ils pouvaient se lever et aller voler du matériel, personne ne les dénonçait.
Les professeurs disaient ne rien constater au harcèlement dont j'étais victime, seuls les surveillants s'apercevaient qu'il se passait des choses pas normales dans notre classe, je dois dire que les élèves avaient une sale mentalité, en classe ils bavardaient et mâchaient des chewing-gum sans arrêt  alors que c'était interdit.

Mes résultats scolaires commencent à chuter parce que dans certaines matières je ne peux plus travailler, notamment les sciences physique et les sciences naturelles où il y a des matériaux  dangereux, je craignais les cours de sports car j''y étais souvent agressé, et le pire c'était les cours de technologie, Luke B. venait avec des morceaux de fil électrique recourbés qu'il me claquait dessus au moyen d'un élastique.
Quand je rentrais chez moi j'étais lessivé, je commençais à ne plus faire mes devoirs, et je n'arrivais pas à apprendre mes leçons, je virais élève en difficulté sauf que dans mon cas tout le monde s'en foutait, Timothée ça nous intéresse pas de l'aider, il va avoir des mauvaises notes et on se foutra de sa gueule.
En Mars nous avons les résultats, je n'ai plus que 8,43 de moyenne générale, et comme si ça suffisait pas, pendant le conseil de classe Loïc M. commence à demander si il n'y a pas moyen de prendre des mesures contre moi, disant que j'insulte certaines personnes à longueur de journée et que je met une mauvaise ambiance dans la classe, et plusieurs lâches lui emboîtent le pas.
J'ai alors tenté de me défendre mais le prof principal ne voulait rien entendre car pour lui on est la  classe qui donne l'exemple dans le collège(hé oui,2/3 des élèves sont des lâches et des racailles, mais on donne l'exemple)!!!
Concernant mes résultats il convoque mon père et ils vont se rencontrer après les vacances de Pâques et pour le prof la solution est toutes trouvée, si j'ai des mauvaises notes, c'est parce que je ne fiche plus rien.


Le 3ème trimestre va être pire, parce que maintenant les adultes me mettent la pression, dès que je me
divertis j'essuie une remarque genre:
-Si tel élève a 16 de moyenne c'est parce qu'il travaille tout le temps et qu'il s'amuse pas comme toi tu fais!
-T'es déjà crevé avant de commencer ta vie!
-Ce qui se passe au collège c'est des gamineries, au lycée ça va être sérieux tu dois penser à ton avenir!

De l'autre côté en classe ils continuent de plus belle personne ne leur dit rien, je me retrouve seul au monde dans une situation pas possible, et vont tellement mettre la dose que je termine avec 7,48 de moyenne générale, je devais être le dernier de la classe car même mes agresseurs avaient plus que moi, normal on les aidait, eux!!
voici quelques moyennes que j'avais:
-Français:11,2(meilleure moyenne)
-Musique:11
-Anglais:9,8
-Math et Histoire Géo: environ 9
-Arts plastiques:6
-Espagnol:5
-Sciences physique:4,7(dire que j'excellais dans cette matière en 4ème)
-SVT:1,8(le prof me mettait des notes fantaisistes pour dire que j'ai une moyenne)

Mon orientation ça a été du n'importe quoi, au fond de moi je voulais redoubler ma troisième, mais les autres ils n'ont pas voulu, on nous a bombardé avec l'orientation pendant les 2ème et 3ème trimestres, nous disant "à la fin de l'année vous aurez tous quitté le collège vous devez songer immédiatement à votre avenir!"
en aucun cas le redoublement fût proposé.
Les prof parlaient de me mettre en pensionnat, mais d'autres on préféré me faire passer en seconde.
J'ai choisi la seconde et on a accepté que j'y aille malgré mes résultats!!

Voilà ce que je pouvais dire sur cette pitoyable année de 3ème.

 

La seconde

 

Je suis entré au Lycée le3 Septembre 2002.

Déjà j'ai beaucoup de mal à m'adapter et niveau scolaire je suis complètement largué. On nous demande souvent de nous exprimer en faisant des rédactions, et même si je comprends pas mal de choses et que je m'exprime bien, on me flanque sans arrêt des 5 et des 6 sur 20.
Les autres qui ont une orthographe déplorable on leur met 2 fois plus que moi, et j'avais l'impression que les prof ne corrigeaient même pas mes copies et qu'ils distribuaient  les notes comme ça.
Au premier trimestre j'ai 6,47 de moyenne générale, dernier de la classe, deuxième trimestre pareil 6,53 de moyenne, on me demande "Tu veux faire quoi plus tard?"
Je répondais une 1ère S, et on me disait "Avec des notes pareilles tu vas déjà même pas  pouvoir redoubler la seule issue ça va être un BEP, tu vas te retrouver avec tous les zouaves"!
au troisième trimestre j'avais 7 de moyenne et ils ont accepté que je redouble.
Je n'avais pas l'impression que les professeurs me prêtaient attention tout simplement.

Avec les camarades c'était pas top non plus, ils me rejetaient souvent et j'ai l'impression que c'était à cause de mes résultats inférieurs aux leurs, ils sous-entendaient que j'étais con ou que je ne foutais rien, ce qui faisait plaisir à entendre.
Il y avait notamment dans cette classe une fille, Marie-Sophie B. qui faisait de la boxe et à qui  ma tête ne revenait pas non plus, car je sais pas pourquoi, mais dès qu'il y avait un emmerdeur dans ma classe il s'en prenait à moi.
Cette fille commence à m'observer, à rire de mes moindres faits et geste, puis vient s'assoir derrière moi pour taper dans ma chaise, puis me mets des claques en riant comme une sotte, un jour j'en  ai eu marre alors j'en ai parlé à la CPE, la fille a eu droit à un avertissement comportement et s'est mise à chialer parce qu'elle ne trouvait pas ça normal.
Elle m'a laissé pendant quelques semaines et après c'est reparti de plus belle, elle n'hésitait  plus à expérimenter sur moi des trucs qu'elle apprenait en boxe française, genre des coups de pieds et en cours elle renversait des fois mes affaires.
J'ai même souvenir d'un jour à la fin de l'année où dès qu'elle me croisait elle me flanquait une rafale de coups de pieds et de claques.
Elle faisait ça par méchanceté pure et simple.
Le problème c'est qu'elle me disait "Essaye de me taper et mon copain qui est champion de boxe  française il va te casser la gueule devant tout le lycée"!
Et en plus elle était genre grande gueule et s'est fait plein d'amis.

Heureusement c'était la dernière personne ce cette catégorie.

 

Redoublement

 

Je reprends les cours le 2 Septembre 2003, je suis dans une classe où il n'y a pratiquement que des garçons et pour la première fois je vais me sentir à l'aise dans ma classe, personne en particulier n'était la cible de tout les autres, on se faisait parfois des vannes, mais sans plus.
Le problème va venir des profs, car ils ont établi un climat de dictature au sein du lycée, ils sont particulièrement autoritaires, nous mettent des heures de colles pour un oui ou pour un non, et j'étais ciblé par leurs attaques, pendant les 3 premiers mois mes parents ont été convoqués 3 fois par les profs qui disaient que j'étais persécuté par mes camarades(étonnant parce qu'en 3ème on ne  voyait rien)puis après c'était moi qui les incitais à mal se comporter.

Niveau résultats scolaires c'était reparti comme l'année précédente, d'entrée c'est à moi qu'on met les plus mauvaises notes et j'ai rapidement compris que ça allait être ma dernière année scolaire, car ça ne pouvait plus continuer comme ça.
En Décembre tombe le résultat:7,5 de moyenne générale.

A partir du 2ème trimestre je ne m'embêtais plus à travailler, je bossais et on disait que je ne foutais rien donc si je ne fous plus rien pour de vrai, qu'est-ce que ça va changer?!
Un coup j'étais même rentré subitement chez moi en disant que je ne voulais plus aller dans ce lycée parce qu'un prof m'avait viré de son cours SANS LA MOINDRE RAISON!
Puis j'y suis retourné passer les mois de Février-Mars 2004 et 6 des 9 professeurs que j'avais notaient mes moindres faits et gestes:
-Timothée a parlé avec tel camarade pendant mon cours.
-Timothée a dessiné quelque chose sur un bout de papier
ils ne notaient que le négatif ,et si je travaillais pendant leur cours, ils n'en tenaient pas compte.
En Mars ils ont fait savoir qu'un conseil de discipline était organisé pour le 31 Mars et qu'ils allaient décider de mon avenir, on n'y est pas allé à leur conseil car on nous aurait bombardé de questions sans nous laisser y répondre.
A la fin Mars il n'y avait plus qu'en SVT que je travaillais car le prof était sympa, j'ai même eu 14/20 à un dernier devoir que j'ai rendu, au moins j'aurais terminé ma scolarité là-dessus.

La dernière fois que je suis allé à l'école c'était le 30 Mars 2004, seulement le matin, à 12h05 c'était la fin des cours et de ma scolarité.
Je n'oublierai jamais ce jour.


APRES LE 30 MARS

Le matin du 2 Avril on a reçu une lettre annonçant que j'étais viré DEFINITIVEMENT du lycée.

Dans un premier temps mes parents ont cherché à me réorienter, mais sincèrement je n'étais pas pressé d'y songer, ma scolarité était devenue comme une prison depuis 2002,un tunnel sombre dont je voyais la fin, je n'avais nulle envie de replonger là dedans.
J'ETAIS LIBRE!

Les mois suivants furent plus cools, mais j'ai ensuite recommencé à avoir une très mauvaise sensation en repensant à tout ça, pourquoi avais-je si mal terminé alors que tous ces pourris s'en tiraient?
Le 4 novembre 2004 j'ai fais ma journée militaire et pendant un test ils ont conclu que j'avais  des difficultés en français et que je devais faire du soutien, franchement comment après ça je peux me sentir accepté dans la société?
Si je suis nul en français, qu'on m'explique comment écrire!
En 2005 on a déménagé et j'ai mis du temps à me faire à ma nouvelle région.
Je me suis beaucoup marginalisé sur cette période 2004-2006.

en 2007 j'ai recommencé à m'épanouir ce que je croyais encore impossible peu avant, ça a continué en 2008 où j'ai découvert les joies d'internet, grâce à ça j'arrive enfin à avoir des conversations avec les autres.
2009 a été une année difficile, à la fin de laquelle j'ai eu mon blog, ce qui me permet encore  plus de choses!!

 

 

Conclusion

 

Bon maintenant expliquez-moi comment j'aurais pu réussir en étant entouré par des gens pareils?

Est-il possible pour moi de reprendre une formation professionnelle si je le souhaite un jour?

Le harcèlement dont je fus victime autrefois m'a laissé des séquelles:

-Du mal à aller demander quelque chose aux autres par crainte d'être rejeté.

-Manque de confiance en moi, peur de subir encore l'échec.

-Un léger sentiment de honte vis-à-vis de personnes qui ont mieux réussi que moi (potentiel mépris de leur part).

 

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 07:19

Voici le témoignage d'Elisa, tiré (à sa demande) du blog Les voix de la vérité, que je recommande. La page d'origine se trouve ici.

 

 

Bonjour. Je m'appelle Élisa, j'ai 15 ans.


J'ai vécu et vis encore cela...


Je vous raconte.


Ça a commencé en 6°. J'étais la petite naïve, qui croyais que les "méchants" n'existait que dans les contes de fées. Trop naïve. Donc mon année en 6ème, je l'ai passée à me faire agresser par des gens que je ne connaissait même pas ! La raison : je ne m'habille pas comme il "le faudrait". Je vous explique : les gens, dans mon collège jugent par les apparences, c'est du genre "Tu es belle donc tu sera ma meilleure amie", "Tu es moche donc je vais te haïr" !

Évidemment, je HAIS ceux qui font cela. Donc je disais que moi, j'ai passé mon année à me faire agresser dans les couloirs et j'en passe. Et ce n'est pas le pire : dans mon collège, la CPE et le principal défendent... les agresseurs !! Surtout la CPE (oh que je le hais aussi !) ! Et en plus de ne pas me défendre quand je me faisait agresser, elle... m'engueulais !!! Et ça, je le jure sur mes propres yeux ! Je me rappellerais TOUJOURS la fois où elle m'a engueulée la première fois. Ma grande sœur (qui a deux ans de plus que moi) venait de se faire agresser par un gars de ma classe dont j'étais devenue la souffre-douleur. Et la CPE l'a d'abord convoquée pour lui dire... de ne plus me défendre. Et après, elle m'a convoquée pour me dire que c'était de ma faute (là, je suis en train de pleurer...).


Et ça a continuée tout au long de l'année ! Mon père a faillit me faire changer de collège mais le principal l'en a dissuadé...


En 5°, pas mieux... Enfin, comme dit mon père, j'ai pris le poil de la bête. Et donc je me retrouve dans une classe qui n'est pas mieux. J'avais une meilleure amie. Qui n'est plus une amie. Elle n'arrêtais pas de se venter comme quoi elle était une fille pourrie gâté, qu'elle avait ce qu'elle voulait et elle se moquait de moi, du coup. On s'est disputés. Elle a mis TOUTE la classe contre moi. Les gens m'insultaient, etc... Un jour, je me suis énervée et je me suis bagarrée contre elle. Et la CPE a engueulée... Moi, sans surprise. Et rien que moi. Donc j'ai dit à la CPE " Vous me détestez". Elle n'a pas aimé mais c'était vrai !


Après, les gens de ma classe continuaient donc je me suis bagarrée contre une autre fille. Pareil, c'est moi et rien que moi qui s'est fait engueulée. J'en avait assez.


La CPE continuais de "me mettre des battons dans les roues". Exemple : un jour, j'avais super mal au genoux. Je voulais aller à l'infirmerie et le CPE ne voulais pas, elle disait que personne n'avais le droit d'y aller. En classe, deux personnes étaient en retard...car elles étaient à l'infirmerie ! J'en ai pleins, des exemples de ce genre !!


Ensuite, j'ai fait une 3° bagarre avec un gars qui m'avait giflé (et qui n'était pas dans ma classe). Je précise bien une chose : je ne cherche JAMAIS les histoires ! Et je ne me bagarre pas pour rien. Le truc, c'est que je suis tranquille, je ne demande RIEN et à personne et il y a toujours des gens "prêts à m'agresser, à m'insulter" !


En 4° (l'année dernière) il n'y a eu que des petites histoires. A part que je me suis fait agresser par toute une bande ! Ils étaient au moins 8 autour de moi !! Il y avait une fille en particulier qui voulais me taper ! Mais bon, je ne suis allée voir personne (je veut dire des grandes personnes du collège), si c'est pour me faire engueuler...


Cette année, en 3°, pas mieux ! Je me suis retrouvée dans la classe, avec la fille qui était à la tête de la bande. Et aussi, quand j'ai vu ma classe, je savais qu'il y aurais des histoires ! Et déjà le lendemain de la rentrée, tout les gens de ma classe me haïssaient ! Je n'avais pas d'amie et tout ! J'étais seule. Et aussi, les gens jugent toujours sur mon apparence. Une fille de ma classe m'avait dit "Élisa, si tu habillerais mieux, tu aurais plus d'ami". Vous pouvez pas savoir à quel point ça m'a blessé. Et toute la classe m'insultait déjà. Je suis rentrée de chez moi en pleurant.


L'après midi, on était mon père et moi dans le bureau du principal. Mon père n'arrêtais pas de crier contre le principal. Mon père voulait que je change de collège mais a encore changé d'avis...


Dans la classe, il y avait aussi une autre fille qui n'arrêtais pas de se moquer de moi et de m'insulter. Un jour, je lui ai rentré dedans. Elle a bien pleuré. Les gens de ma classe n'en revenait pas, il croyaient que j'étais "la petite naïf qui se laisse faire". Du coup, la fille qui était en tête de la bande me faisait plus c****, au contraire, elle me disais "J'en reviens pas" et elle m'avais même défendue durant la bagarre !!!


Mais bon, les gens de ma classe me détestaient quand même, même si ça s'est calmé.


Une 3° fille me faisait ch*** ! Et elle me traitait et tout. Un jour, elle m'a menacée dans le vestiaire des filles. Et une fille a filmé avec son portable !! Et personne ne faisait rien ! Mon père voulait me faire changer de collège mais a encore changé d'avis... L'après midi, je ne suis pas allée en cours, je ne voulais pas, je n'arrêtais pas de pleurer.
Après, ça s'est calmé petite à petit, même si là, ça a recommencé.


Un gars n'arrête pas de me traiter de "Godzila", une autre fille n'arrête pas de se moquer de moi, comme une bonne partie de la classe. Je n'ai que deux copains de la classe mais je sais que s'il y a une histoire, ils ne seraient pas prêts à m'aider...


En gros, j'ai passé mon année scolaire à être la tête de turc !


L'année prochaine, je rentre au Lycée et j'ai déjà peur d'avoir des histoires !

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