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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 16:43

Je suis une mamie à la retraite. Les mercredis, je garde mes deux petits enfants ainsi que deux petites voisines.
Mercredi dernier, ma petite fille et l'une de mes petites voisines, qui sont toutes les deux en CM2 dans la même école, m'ont raconté ce que l'ensemble des élèves de leur classe, surtout les filles, faisaient subir à l’une de leur camarade et j'ai été scandalisée, catastrophée, épouvantée. C'est inimaginable ! Je ne croyais pas que cela pouvait exister au XXIème siècle !
J'ai élevé mes 4 enfants, j'ai moi-même fait des études assez longues pour une personne de mon âge et je n'ai jamais connu une telle situation ni pour moi-même ni pour mes enfants. Notre monde va de plus en plus mal !

Cette petite élève est apparemment timide, sensible, fragile et introvertie. Aussi deux meneuses ont décidé d'en faire leur bouc-émissaire et l'ensemble de la classe les suit, garçons et filles.
Elle subit humiliations en tous genres, moqueries, insultes… elle est bousculée, tapée dans le dos et dans les jambes... on lui tire les cheveux, on lui vole ses affaires, on les détruit... et surtout elle est complètement isolée, personne ne lui parle, personne ne veut jouer avec elle et elle reste toute seule dans un coin à toutes les récréations. Des filles de la classe inventent des histoires abracadabrantes pour lui faire du tort (du style qu'elle fait pipi dans sa culotte ou qu'elle mange ses crottes de nez...) font courir de fausses rumeurs sur elle (du style qu'elle a déchiré la veste de l'un ou volé la gomme de l'autre...) afin de plaire aux deux meneuses. C'est un enchaînement de violences physiques et verbales.

Les parents de cette jeune fille sont allés trouver l'enseignante ainsi que la directrice de l'école. Ces deux dernières se sont contentées de convoquer les élèves incriminées pendant une récréation pour leur faire une toute petite leçon de morale qui n'a eu strictement aucun effet. A la sortie du bureau de la directrice, les meneuses ont dit aux autres que, non seulement elles n’allaient pas arrêter, mais qu’elles allaient même intensifier leurs actions contre leur victime. En effet, c'est ce qui se passe et ça devient de plus en plus dramatique.

Ma petite fille et ma petite voisine qui n'ont pas voulu entrer dans ce "jeu" pervers et cruel commencent elles aussi à en subir les conséquences néfastes. Lorsqu'elles se rapprochent de leur petite camarade, elles se font à leur tour exclure, insulter, bousculer et dernièrement elles ont reçu quelques coups. La majorité des élèves de CM2 font bloc autour des deux meneuses et les soutiennent en toutes circonstances. Ils vont même jusqu’à mentir effrontément pour les servir si bien que leurs parents se sont rangés à leur tour du côté des harceleuses et de leur famille.

Mon fils qui siège au conseil d’école m'a dit que le harcèlement entre élèves est un phénomène récurrent dans l'école de ma petite fille. Tous les ans cela se reproduit en CM2 (uniquement) avec une nouvelle classe. Chaque fois, c’est une véritable cabale qui est montée contre un élève et sa famille. Mon fils m’a affirmé que, bien sûr, il ne prenait pas part à cette folie mais qu’il se sentait impuissant face à ce problème parce que la directrice elle-même refusait d’en parler et d’en entendre parler.
Cette dernière est proche de la retraite. Elle semble vouloir terminer sa carrière en beauté sans faire de vagues alors elle se montre laxiste et fait un véritable déni de cette situation grave dans son école mais aussi du phénomène en lui-même. Elle prétend que, de tout temps, il y a toujours eu des querelles entre les enfants mais que le harcèlement entre élèves n’existe pas, que c’est une pure invention des médias en quête de sensationnel et de gens en souffrance cherchant à attirer l’attention sur eux.
De plus, elle aurait même une fâcheuse tendance à se ranger du côté du plus fort c’est-à-dire du côté des harceleurs et à faire porter tous les torts sur les victimes. Elle aurait même été vue en train de secouer une élève harcelée et de la disputer en hurlant devant la fenêtre ouverte de son bureau pendant une récréation pour que tous les autres élèves dans la cour l’entendent bien. Elle aurait fait cela sans doute dans le but de dissuader tout autre élève d’aller se plaindre si un jour il devient victime à son tour. Ces faits ont été rapportés par des enfants et malheureusement n'ont jamais pu être prouvés...

Je ne connais rien à ce problème de harcèlement entre élèves et jusqu'à mercredi dernier je ne me sentais même pas concernée. Depuis, j'ai passé la semaine à chercher sur internet des forums, des blogs, des sites traitant ce problème. J'ai l'impression que c'est encore un sujet tabou qui n'est même pas reconnu par le milieu enseignant. De plus, je n'ai trouvé dans ce domaine aucune association de défense et d'aide aux victimes et je pense que ce serait la première chose à faire car les familles de ces élèves harcelés ont bien du mal à se faire entendre et se sentent bien seules face au front qui se forme contre elles.

Mon témoignage ne servira sans doute à rien pourtant j'aimerais qu'il contribue à réveiller les consciences des parents des harceleurs et à faire que ceux-ci recadrent leur progéniture.

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Published by Iron Calimero - dans Témoignages
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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 15:21
  • Bonjour,
    Journaliste au Parisien-Aujourd'hui en France, je prépare une double-page sur le harcèlement à l'école publié demain dans nos colonnes à l'occasion de la sortie d'une étude de l'Unicef sur cette question.
  • Je suis à la recherche de témoins (parents et/ou enfants), idéalement en primaire ou au collège, qui pourraient nous raconter cet après-midi ou ce soir par téléphone les brimades vécues au quotidien.
  • Evidemment, l'anonymat peut être totalement respecté. Je suis joignable au XXXXX. (numéro effacé, appel à témoin terminé) 
  • Merci d'avance.
  • Cordialement.
  • Vincent Mongaillard

 

 

L'article peut être lu dès aujourd'hui, mardi 29 mars 2011 dans Le Parisien, en pages 2 et 3. Merci, Monsieur Mongaillard.

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Published by Iron Calimero - dans Appels à témoins
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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 17:27

Une émission sur le harcèlement entre élèves à l'école primaire à été diffusée par la radio Europe 1. L'appel à témoins est terminé.

 

Voici le lien. 

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Published by Iron Calimero - dans Appels à témoins
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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 15:28

Cette pétition, rédigée par le collectif contre le harcèlement scolaire, a pour but de lutter contre ce phénomène. Plus d'informations en cliquant sur le lien ci-dessous.

 

 

 

petition

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 10:02

J’ai remarqué que dans tous les cas de harcèlement qui m’ont été soumis, la même chose se produit : les témoins estiment régulièrement que la cible est plus ou moins coupable lors de l’agression. On blâme l’enfant ou l’adolescent harcelé pour avoir été harcelé. D’ailleurs, j’en ai déjà parlé ici.

 

Le blâme peut prendre des formes diverses. On peut très bien reprocher à l’enfant agressé d’être timide, d’avoir peu d’amis pour le protéger, d’avoir une attitude provocante, de ne pas savoir se défendre, de ne pas ignorer l’agresseur pour qu’il se lasse, de faire des histoires pour peu de choses, etc. Parfois, le reproche est cousu de fil blanc, comme par exemple quand on reproche à un élève de se montrer bruyant alors que d’autres élèves sont nettement plus bruyants. Cependant, c’est une constante qui revient toujours.

 

Et cette attitude de blâme ne se retrouve pas que dans les cas de harcèlement : dans notre société, on a toujours tendance à blâmer les victimes. Notre voisin nous fait savoir qu’on lui a volé sa voiture ? On a peur que la même chose nous arrive et on se rassure en pensant « oh, c’est sa faute à lui, il n’avait qu’à la garer ailleurs, à moi ça ne m’arriverait jamais ». On lit dans les journaux qu’une femme s’est fait violer dans le quartier ? « Mais ça doit être une allumeuse, pourquoi prend-elle le risque de sortir de chez elle en jupe courte après huit heures du soir ? » Et ainsi de suite.

 

Et cette attitude de blâme a un effet pervers : en voyant qu’on la blâme, la victime a tendance à penser qu’effectivement, elle mérite plus ou moins d’être agressée. D’ailleurs, de nos jours, le mot victime est devenu plus ou moins péjoratif : on pense tout de suite à une personne faible, molle, passive, crédule et stupide. Le mot coupable est devenu presque moins insultant. C’est pour cela que sur mon blog, je parle toujours de cible.

 

Mais pourquoi un enfant est-il harcelé plutôt qu’un autre ? Bonne question. D’après ce site (en anglais, partiellement traduit en français ici), les harceleurs visent en priorité des enfants polis et respectueux, qui n’aiment pas la violence et préfèrent résoudre tous les problèmes en dialoguant. Ce sont des qualités que les adultes apprécient énormément chez les enfants et il est vraiment triste que l’on blâme les personnes pacifiques pour avoir des réactions de personnes pacifiques dès que quelqu'un se met à les harceler.

 

Je ne le dirai jamais assez, il n’y a que les gens faibles et stupides qui ressentent le besoin d'agresser. Il est temps qu’on arrête de blâmer les enfants harcelés pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 17:34

couvertureCe livre a été publié par Jean-Pierre Bellon et Bertrand Gardette aux Editions Fabert en 2010. C’est l’un des rares ouvrages traitant du harcèlement scolaire en langue française (ou le seul ?). Moi qui ai un diplôme de traductrice, je me demande si je ne vais pas proposer mes services aux maisons d’édition pour que les Français aient accès aux ouvrages anglophones.

 

Mais je m’égare. Je recommande cet ouvrage, qui est très bien fait (selon moi). Ses auteurs travaillent réellement dans un lycée et ont réellement rencontré de nombreuses personnes concernées par le harcèlement, qu’ils soient cibles, harceleurs ou parents. On y décrit (entre autres) le comportement des acteurs du harcèlement, les conséquences, et des solutions sont proposées. Ce qui est dommage, c’est que pour le moment, rien ne se fait à grande échelle. D’ailleurs, je n’ai même pas trouvé ce bouquin à la Fnac et j’ai dû le commander par internet, comme c’est dommage…

 

Un lien utile, celui du site internet de messieurs Bellon et Gardette :

http://harcelement-entre-eleves.com

 

Allez, bonne lecture...

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 10:26

Un message qui vient de m'être transmis et que je reproduis ici dans son intégralité:

 

 

 

Bonjour,

Notre collectif tient à vous transmettre la lettre ouverte que nous adressons aux pouvoirs publics sur la question du harcèlement entre élèves (souffre-douleur et bouc émissaire à l’école) Ce sujet est peu traité alors que des campagnes de prévention et même des lois “anti Bullying” existent dans d’autres pays, le “School - bullying», étant l’équivalent de “harcèlement à l’école”.

En France, 1 jeune sur 5 est concerné, c’est pourquoi, nous avons saisi le Ministre de l’Education Nationale, le Ministre de la Santé, la Ministre de la Cohésion sociale, le Président de la HALDE, la Défenseure des Enfants, de façon à ce que des préconisations soient adoptées qui puissent déboucher sur des actions de prévention et de formation de portée nationale dès la rentrée 2011- 2012.

C’est aussi un appel à signatures.

Restant à votre disposition ainsi que les autres membres du collectif pour répondre à toutes vos questions.


Bien cordialement.

Au nom du Collectif contre le harcèlement à l’école

Gabriel GONNET
Réalisateur
g.gonnet@lacathode.org

À Saint Denis, le 26 Janvier 2011

À : Mr le Ministre de l’Education Nationale, Mr le Ministre de la Santé, Mme la Ministre de la Cohésion sociale,
Mr le Président de la HALDE, Mme la Défenseure des Enfants

Nous souhaitons par la présente attirer votre attention sur la question des enfants harcelés à l’école, maltraitance à l’origine des phénomènes de « souffre-douleur » ou de « bouc-émissaire ». Nous saisissons donc vos instances afin de trouver des solutions précises et concrètes pour protéger ces jeunes et l’ensemble de la communauté éducative.

Notre intention est également de sensibiliser l’opinion publique, les médias, les acteurs de la communauté éducative (parents comme enseignants), les politiques et les institutions.

Le phénomène du harcèlement entre pairs dans l’espace scolaire est devenu tellement fréquent qu’on ne peut plus faire mine de l’ignorer… Quelle que soit la sociologie de l’établissement, 15 % des élèves environ (9% en tant que victimes, et 6% en tant qu’auteurs) sont concernés régulièrement par ces phénomènes entre pairs d’humiliations par violences verbales, ou physiques, répétées, insistantes, qui entament la confiance des victimes en l’école, et en eux – mêmes.

Les conséquences sur les souffre-douleur sont désormais bien connues : perte d’estime de soi, repli social, baisse de l’efficience scolaire, refus scolaire (un quart des élèves absents chroniques ne peuvent entrer à l’école parce qu’ils ont peur), phobie sociale, dépression, violence contre soi (conduites à risque et conduites addictives, prises de risques sexuels, tentatives de suicide), violence contre l’autre (les victimes de violence ont près de 5 fois plus de risques de devenir auteur de violences envers les autres).

La « loi du silence » contraint à la fois les victimes et les témoins de ces brimades : on ne fait que peu appel aux adultes, par peur de ne pas être pris au sérieux, et par peur des représailles, mais aussi par un consensus latent qui désigne la victime comme coupable de la situation, ce qui nourrit chez cette dernière un fort sentiment de honte (le sentiment d’être « nul ») qui alimente la marginalisation et réamorce les brimades.

Prévenir ces situations si désastreuses pour les victimes comme pour tout le public scolaire, consiste avant tout à mieux les repérer, à améliorer la qualité des interventions, à valoriser les ressources, mais aussi à mettre en place des dispositifs aptes à briser les enchaînements avant que ces violences ne s’installent, comme inéluctables.

Notre collectif, réunissant des acteurs du champ éducatif mais aussi du soin psychologique et psychiatrique, invite à l’ouverture d’une réflexion nationale sur cette question, afin que la communauté des adultes ne passe plus « à côté » d’un phénomène devenu à la fois banal et grave, pour les souffre – douleur comme pour l’ambiance générale de l’école française.

Nos voisins européens ont déjà obtenu d’importantes avancées dans ce domaine :
- En Norvège, Dan OLWEUS a largement fait connaître le phénomène des brimades à l’école et le terme anglo-saxon de « School-bullying » (harcèlement à l’école) en prônant la formation des enseignants et des programmes de prévention précoce.
- Au Royaume Uni, une loi anti Bullying sanctionne les faits de harcèlement dans l’école, une semaine anti bullying (anti bullying week) a été créée.
- En Belgique et en Suisse, des « kits de prévention » sont mis à la disposition des écoles et des intervenants sociaux, et aux Pays Bas, des politiques de prévention pour un « comportement prosocial ».
- Le Canada a conçu de s programmes spécifiques pour traiter les questions d’« intimidation », et d’« enfants isolés », une journée anti bullying au Canada (anti bullying day) a été créée, appelée « the pink shirt day ».
- L’Australie et les États Unis ont mis en place des actions et des campagnes spécifiques
- L’UNESCO promeut des travaux très aboutis sur la « gestion non violente des conflits ».


La France dispose aussi de tous les éléments pour analyser ce phénomène et en tirer les conséquences, grâce aux travaux d’Eric DEBARBIEUX, de Nicole CATHELINE, de Jean-Pierre BELLON et Bertrand GARDETTE de l’APHEE, d’Eric VERDIER, de Brigitte LIATARD avec MédiActeurs Nouvelle Génération sur la médiation par les pairs, et aux Colloques organisés par l’Association des Psychiatres et des Médecins Scolaire (APSYMED) présidée par le Dr Michel FOUILLET et par Fil Santé Jeunes et Jeunes Violence Ecoute (EPE Ile de France)…

D’autre part, des actions innovantes ont été mises en place dans différentes régions de France : à Clermont Ferrand, Evreux et Louviers, en Seine-Saint-Denis, qui n’ont malheureusement pas été assez soutenues par nos institutions nationales.

Nous vous proposons donc d’organiser, sous votre haut patronage, une consultation nationale permettant que toutes les pistes de solutions soient explorées et débattues et débouchant sur des préconisations précises ; elle pourrait être structurée autour des quatre axes suivants :

1° Diagnostiquer, repérer, dépister le phénomène :
- Inscrire le harcèlement comme une priorité dans la lutte contre les violences par l’institution scolaire, et dans la formation (initiale et continue) des personnels ;
- Former et accompagner des pairs et des référents de proximité, fréquentant l’établissement ou plus âgés (comme les jeunes en service civique).
2° Prendre en compte la souffrance des victimes :
- Créer des lieux ressources, des espaces de parole à leur destination ainsi qu’à celle de leurs proches, et des accompagnements individualisés que les technologies multimédia viendraient renforcer (comme l’aide en ligne).
3° Intervenir auprès des auteurs(es) :
- Intégrer de manière prioritaire le harcèlement dans les violences à combattre dans les instances liées à la vie scolaire (règlement intérieur, CESC, CVL, Heures de Vie Classe, formation des délégués,…)
- Mentionner clairement et concrètement les sanctions sur le plan de la Loi.
4°Mobiliser les tiers :
- Développer les dispositifs de participation active des élèves à la gestion pédagogique et domestique des établissements : conseils au sens des pédagogies coopératives, formation aux exigences du droit, c'est-à-dire mise en œuvre effective des articles 12 à 15 de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant.
- Compléter les dispositifs de formation et de régulation interne par des équipes d’intervention académiques, ou par des partenaires extérieurs, appuyées sur la diffusion d’outils pédagogiques sur le plan local et national.

Les résultats de ces consultations donneraient lieu à l’organisation d’un colloque développant les préconisations retenues et annonçant une campagne nationale de prévention à la rentrée scolaire 2011.

Nous tenant à votre disposition pour évoquer plus amplement avec vous ce projet d’envergure, nous vous prions d’accepter, madame, monsieur le Ministre, l’assurance de notre considération respectueuse.


Principe 2 de la déclaration des droits de l’enfant du 20 Novembre 1959:
« L'enfant doit bénéficier d'une protection spéciale et se voir accorder des possibilités et des facilités par l'effet de la loi et par d'autres moyens, afin d'être en mesure de se développer d'une façon saine et normale sur le plan physique, intellectuel, moral, spirituel et social, dans des conditions de liberté et de dignité. Dans l'adoption de lois à cette fin, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être la considération déterminante. »













Premiers signataires :



Jean Pierre BELLON et Bertrand GARDETTE, APHEE- Auteurs du livre Harcèlement et brimades entre élèves,

Marie-Françoise BONICEL, Maitre de conférence en Psychologie sociale, Membre du Laboratoire de Psychologie appliquée de Reims : Stress et société
Dr Alain BRACONNIER, Psychanalyste - Centre Albert Binet- Paris
Nicole CATHELINE, CHU Poitiers – auteur du livre le Harcèlement à l'école
Olivier CLERC Ecrivain, Co-auteur de l'ouvrage Ecole changer de cap
Dr Marie Josèphe CHARDRONNET, Médecin scolaire, Membre du bureau d'APSYMED : Association des Psychologues et des Médecins scolaires,
Dr Jean-Jacques CHAVAGNAT, Président du GEPS (Groupement d'Etudes et de Prévention du Suicide)
Henri CHARPENTIER, ancien Directeur de l'IUT de Villetaneuse, Ass. REVEIL,
Dr Roland COUTANCEAU - Ligue Française de Santé Mentale
Bernard DEFRANCE - Défense des Enfants International
Dr Michel FOUILLET - CHU Saint ANNE - Président d'APSYMED
Isabelle GAYRARD, Journaliste
Catherine GIRAUD Psychologue clinicienne à la Maison de Solenn et en grandes écoles d'ingénieurs, membre du bureau d'APSYMED
Gabriel GONNET - Réalisateur - La CATHODE,
Maridjo GRANER Psychologue, Ass. Couple et famille,
Claire HÉBER SUFFRIN, Docteur en Sciences de l'Éducation - Initiatrice des Réseaux d'échanges réciproques de savoir
Georges HERVÉ, Psychologue scolaire - association REVEIL
Jacques LECOMTE, Docteur en Psychologie - Université Paris 10 - Président de l'association Française de Psychologie Positive
Brigitte LIATARD, MediActeurs nouvelle génération
Hubert MONTAGNER, Directeur de recherche INSERM
Edgar MORIN, Sociologue, Philosophe, Ecrivain
Jean Marie MULLER, Philosophe et écrivain auteur de La non-violence en éducation édité par l'UNESCO Jacques NIMIER, Professeur Honoraire de Psychologie Clinique de l'Université de Reins
Laurent OTT, Docteur en philosophie, Chercheur en Travail Social
Marcel RUFO, Pédopsychiatre, Directeur médical de l'Espace Méditerranéen de l'adolescence, CHU Marseille Armen TARPINIAN, Directeur de la Revue Psychologie de la Motivation, coresponsable du site « Ecole changer de cap »
Edith TATAR GODDET – Psychologue, Formatrice, Ass. Temps d'écoute, temps de parole
Eric VERDIER, Psychologue, LFSM : Discriminations, violences et santé

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 09:08

Un très bon ami à moi vous présente cette histoire fictive, un exemple de ce qui peut arriver quand il y a harcèlement. Merci beaucoup, Tim.



Il s'appelait Boris, il était intelligent ,épanoui, aimable, toujours prêt à rendre service.


Les deux premières années au collège, tout allait pour le mieux, mais en 4ème les choses se sont gâtées, dans sa classe il y avait des éléments perturbateurs qui ont fait de Boris leur cible numéro 1.

Ils montèrent la moitié de la classe contre lui et même ses copains d'avant se mirent à l'ignorer voir  à le railler. "Pédé, femmelette, va te coiffer aux P... Va te faire foutre" et autres insultes étaient devenues son quotidien. Pendant certains cours il se faisait agresser et certains élèves allaient jusqu'à prendre sa copie et se la faisaient passer pour l'empêcher de remplir son interro.

En 3ème la situation s'aggrava encore car il fut replacé avec ses ennemis malgré des plaintes émanant  de lui, et dès le jour de la rentrée le cauchemar reprit.

Peu de gens s'étonnèrent de la baisse de ses résultats en cours d'année. Arrivé au mois de Mai il n'en pouvait plus et on lui promettait un avenir difficile au lycée.

Un jour ses camarades lui en firent voir de toutes les couleurs, et après les cours ils se dépêchèrent de mener une expédition punitive contre lui car il avait été se plaindre au directeur.

Alors qu'il sortait et qu'il passait près d'un entrepôt, ils lui tendirent une embuscade et Boris se réfugia dans un vieux meuble et il s'y donna la mort. Il ne voulait pas finir une nouvelle fois sous les coups  de ses agresseurs, qu'il croyait décidés à le tuer. Ils trouvèrent son cadavre et s'enfuirent aussitôt, sans rien dire à personne.

Ils n'ont jamais été punis pour ce qu'ils ont fait.

Boris aurait eu 15 la semaine suivante.

Il laisse une famille meurtrie.

Des parents inconsolables.

Une sœur de 12 ans, il était tout pour elle.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 11:12

Voici un texte dont m’a fait cadeau un bon ami à moi, qui est passé par la case ‘harcèlement’. Il décrit très bien ce qui se passe dans les collèges. Merci, Tim.

 



On est dans une classe de 3ème, on arrive à un cours de technologie, comme toute les semaines c'est la pagaille, le professeur n'a aucune autorité sur cette classe où les élèves ont une sale mentalité.


Deux élèves, L et C, ont un an de retard et sont en quelque sorte les maîtres de la classe, L est le plus fort physiquement et C est son bras-droit, pendant le cours ils bavardent beaucoup et le professeur leur demande de se calmer, alors C, le plus insolent des deux, lui dit que tout le monde parle pendant le cours et qu'il est en classe pour foutre le bordel, L lui emboîte le pas et ils narguent ouvertement le professeur, allant même jusqu'à l'insulter, et les autres élèves, ceux qui travaillent bien notamment rigolent de la situation, car L et C sont des exemples à suivre puisqu'ils s'affranchissent de l'autorité du professeur.


Le professeur, se sentant rejeté par le comportement nocif de la classe décide de ne pas pousser plus loin la conversation.


Puis le chahut reprend dans la classe, les élèves se contrefichent du cours, mâchent des chewing-gum en sachant que c'est interdit, voilà donc pour l'ambiance qui règne. Cependant un élève ne s'amuse pas de la situation, il s'appelle S, et il craint les cours de technologie par dessus tout, car c'est l'anarchie la plus complète et qu'il est le souffre-douleur de la classe.


C s'ennuie un peu alors il sort un élastique l'enfile entre les jambes d'un compas et commence à claquer différents projectiles en direction de S, et d'autres élèves rigolent en voyant ça. C'est au tour de L de se lever et de venir renverser les affaires de S qui décide de le dénoncer au professeur, sur ce, les autres élèves se mettent à traiter de menteur S tout en rigolant tant ils sont fier du mal qu'ils font à S. Ils considèrent que C et L ont tous les droits dans la classe, y compris d'avoir quelqu'un à écraser, à détruire.


Pendant les travaux pratiques qui suivent, S n'ose pas travailler à cause des outils dangereux et d'un éventuel accident dont il pourrait être la victime, car il le sait, ses agresseurs L et C ont tous les droits sur lui, même de le blesser irrémédiablement.


Résultat il se prend un zéro mais trouve que c'est mieux que d'essayer d'avoir une note correcte dans ces conditions.


A la sortie il se fait encore agresser et rentre ensuite chez lui, il a terminé la semaine, il va comme tout les week-ends regarder des séries télés pour oublier son horrible cours de technologie, dans sa classe épouvantable, que son professeur principal considère comme une classe exemplaire.


Il n'a qu'une envie c'est que l'année scolaire se termine pour tourner la page, mais ce sera dur.

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 14:44

 Prenons une classe de cinquième pendant un cours de géographie (par exemple). Le professeur distribue les copies qu’il vient de corriger et beaucoup de notes sont mauvaises. Un élève appelé A (parce que j’ai la flemme de trouver des noms aujourd’hui) ramasse sa copie et fait la grimace. Il pense : « Aïe, ça fait mal, je ne m’y attendais pas ! Mon père va faire la gueule, c’est sûr. Voilà ma journée qui commence mal. Aïe, aïe, aïe ! Bon, courage, ce n’est pas la fin du monde. Je suis bon en gym et en biologie, après tout, je peux encore sauver ma moyenne. Et puis, B est fort en géographie, je vais lui demander de m’expliquer ce que je n’ai pas compris. S’il refuse, ce ne sera pas grave, je demanderai à C. Et puis, je bosserai un peu plus la prochaine fois. Comme ça, j’aurai une meilleure note. »

 

Un autre élève appelé D ramasse sa copie et constate qu’il a lui aussi une mauvaise note, ce qui crée chez lui les pensées suivantes : « Aïe, ça fait mal, je ne m’y attendais pas ! Mon père va faire la gueule, c’est sûr. Je suis sûr que le prof me haït, c’est un pourri ! Et c’est tellement injuste que B et C soient bien notés. Ces fayots, ils m’agressent avec leurs bonnes notes, c’est pas normal qu’ils soient mieux notés que moi ! Dès qu’on sort de cours, je vais aller tabasser B, ça va me défouler. Ou plutôt non : je vais tabasser E : c’est le plus petit et le plus inoffensif de la classe. Après tout, il n’y a pas de raisons pour que je sois le seul à avoir une matinée pourrie ! »

 

Vous l’avez sans doute compris, de ces deux élèves, D a un profil type de harceleur tandis qu’A est un élève agréable, équilibré et apprécié de ses camarades. A possède une bonne intelligence émotionnelle tandis que D est à la fois déconnecté de ses propres émotions et des émotions des autres. Il perçoit autrui comme une menace et ne sait pas communiquer autrement que par l’agression, et cela se manifeste en permanence, pas uniquement quand un professeur distribue des copies. En outre, son attitude brutale entraîne naturellement des réactions de crainte et de méfiance chez ses camarades, qui évitent naturellement d’interagir avec lui. Du coup, il traîne uniquement avec des ados qui ont le même profil psychologique que lui et ensemble, ils s’enfoncent dans leurs propres défauts. Si un élève tente de leur apprendre à communiquer de manière positive, ils prennent cela pour une agression et rejettent cette main tendue. Ils n’apprennent rien, et leur comportement ne fait que nuire à la classe.

 

Evidemment, il faut lutter contre le harcèlement scolaire dès qu’il se présente. Mais personnellement, je pense qu’il serait encore mieux d’apprendre dès le plus jeune âge aux enfants à développer leur intelligence émotionnelle afin de faire en sorte que le moins d’enfants possibles ne deviennent de petites brutes. Paraît-il que dans certains pays, cela se pratique déjà dans les salles de classe, parfois dès la maternelle. Je me demande ce que cela pourrait bien donner en France…

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