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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 10:59

110505_BULLE_phoebePrinceEX.jpgJe vous avais déjà parlé de Phoebe, cette adolescente de quinze ans harcelée à son école et via Internet, et qui avait fini par se suicider. Le procès de ses harceleurs a finalement eu lieu. Ceci est une traduction d’un article que j’ai trouvé via ce lien. La traduction a été faite à la va-vite, je suis désolée si elle n’est pas très bonne.

 

Très franchement, l’affaire me met mal à l’aise. Tout ce que j'arrive à penser, c'est que j'ai de la peine pour la maman de Phoebe.

 

C’est terminé

Aucun des six ados mis en examen à la suite du suicide de Phoebe Prince n’ira en prison.

 

D’après un article d’ Emily Bazelon

Les procès engagés contre six adolescents à la suite du suicide de Phoebe Prince sont terminés.

Lors de la deuxième journée d’audiences, trois autres ados ont admis les faits pour appuyer la thèse des petites infractions. Ils ont tous reçu une probation et effectueront des services d’utilité publique. Et le juge Daniel J. Swords a continué avec chacun de ces cas, ce qui signifie que s’ils vont aux bouts de leurs peines, leurs casiers judiciaires seront blanchis. Les accusations criminelles graves à leur encontre ont été abandonnées.

 

Sans qu’il y ait eu audience, les procureurs ont également abandonné l'accusation en instance contre un quatrième adolescent, Austin Renaud, qui n'a jamais été accusé d’avoir harcelé Phoebe Prince mais qui a été mis en examen pour viol sur la base des allégations selon lesquelles il avait des rapports sexuels avec Prince quand elle avait 15 ans et lui 18 - une accusation qu'il a toujours niée.

 

Les procédures chargées de tensions et parfois de larmes habituelles dans un tribunal pour mineurs de Hadley, Mass., ont commencé avec l’audience de Sharon Chanon Velazquez, âgée de 17 ans. Velazquez était accusée de délits très graves après avoir été vue l’an dernier en train de harceler Prince au lycée South Hadley, où Prince, âgée de 15 ans, était en seconde et Velazquez en première. Velazquez a admit avoir harcelé Prince. Le procureur Steven Gagne a énoncé les faits sur lesquels la défense et l’avocat général se sont mis d’accord. Selon lui, en début d’année 2010, Velazquez s’est approchée de Prince dans un des couloirs du lycée et l’a appelée par un nom d’oiseau, assez fort pour que les autres l’entendent. Ensuite, le 8 janvier, Velazquez s’est approchée de Phoebe dans le réfectoire, l’a de nouveau insultée et lui a intimé très fort de garder ses distances avec le petit copain de Flannery Mullins, Austin Renaud. Selon Maître Gagne, Velazquez s’est de nouveau approchée de Prince plus tard dans la journée, cette fois-ci en cours de latin. "Velazquez a réprimandé Prince sous le nez d’autres élèves," a déclaré Maître Gagne, et un des élèves a témoigné que Prince était "physiquement bouleversée." Prince à rapporté à un des principaux adjoints de South Hadley High ce qui avait eu lieu. Quand il parla à Velazquez, elle avoua s’en être prise à Phoebe en cours de latin.

 

Flannery Mullins, aujourd’hui âgée de 18, a admis avoir semé le trouble au cours d’une assemblée scolaire (c’est-à-dire un rassemblement d’élèves) et avoir commis une violation des droits civils, même si pour ce qui est de la seconde offense, elle a pris la responsabilité des actions de Velazquez. Selon Maître Gagne, en janvier 2010, Mullins entendit des rumeurs selon lesquelles Renaud avait eu une relation avec Prince. Le 6 janvier, durant un cours d’éducation physique, Mullins "exprima par oral sa frustration à ce sujet." Prince n’était pas présente mais Mullins annonça à une camarade de classe que "quelqu’un devrait lui botter le cul." Elle déclara également à son prof de gym qu’elle était aussi en colère. Selon Maître Gagne, ces faits supportent l’accusation d’avoir mis du désordre lors d’une assemblée scolaire, ou un cours d’EPS.

 

 Toujours selon le procureur, des élèves ont entendu Mullins faire des commentaires désobligeants sur Prince entre le 8 et le 10 janvier. Il ajouta que, "on a pu entendre Velazquez dire à Mullins qu’elle était prête à frapper Prince ou à demander à quelqu’un de le faire." Quand les responsables de l’école parlèrent à Velazquez, elle leur annonça qu’elle prenait parti pour son amie, "bien que selon elle, Flannery ne lui avait pas demandé de faire quoi que ce soit en son nom." Selon Maître Gagne, à cause des rumeurs sur la colère de Mullins, Prince sécha des cours pour aller à l’infirmerie. Ceci interféra avec son droit à l’éducation, ce qui constitue une violation des droits civils, selon le procureur.

 

Ashley Longe, également âgée de 18 ans, a admis avoir harcelé Prince sur la base d’une infraction civile. Maître Gagne a annoncé que Longe avait lancé des propos insultants à l’adresse de Prince dans la bibliothèque de South Hadley High pendant l’heure du déjeuner le jour de son décès, le 14 janvier 2010. Elle a également hurlé après Prince dans le couloir à l’heure de la sortie. Quand elle vit Prince rentrer seule chez elle à pied, Longe lui lança une boîte de boisson vide depuis sa voiture. La boîte ne toucha pas Prince.

 

La maman de Phoebe, Anne O'Brien, a parlé hier au tribunal, comme elle l’a déjà fait mercredi lors de l’issue des procès de deux autres ados mis en examen à propos du décès de Phoebe. Longe est la seule des six ados pour qui elle eut des paroles gentilles. "Hier, j’ai rencontré Ashley Longe," a déclaré O'Brien. "Même si je ne cautionne pas la façon dont elle a traité Phoebe, elle est la seule à avoir reconnu ce qu’elle a fait." O'Brien a dit qu’elle ne voulait pas discuter de ce dont elle a parlé avec Longe, mais a ajouté "je suis très satisfaite du fait que la seule personne qui a pris ses responsabilités et a manifesté des remords sincères, ce que nous avons demandé depuis le 14 janvier, est Ashley Longe."

 

Au contraire, O'Brien avait auparavant accusé Velazquez de "terroriser" Phoebe. "N’aurait-elle jamais pu s’arrêter, respirer un bon coup et réaliser que ce n’est pas bien de plonger un être humain dans un pareil abîme de peur et de détresse?" a demandé O'Brien. Elle a également accusé Velazquez d’avoir déclaré, après le suicide de Prince, qu’elle se foutait de la mort de Phoebe. Velazquez se mit à sangloter en entendant cela. Après l’audience, l’avocat de Velazquez nia que sa cliente ait dit quoi que ce soit de ce genre. Il n’avait pas vu les déclarations de Mme O'Brien avant l’audience. Cette accusation n’apparaît pas non plus dans le rapport du procureur d’arrondissement sur la conduite de Velazquez. Son avocat a souligné le fait qu’elle n’a admis que les faits exposés par Maître Gagne lors de l’audience. "J’ai dit dès le premier jour que les charges visant à la tenir criminellement responsible de la mort de Phoebe Prince seraient rejetées ou qu’elle serait acquittée," a-t-il déclaré. "C’est ce qui se passe aujourd’hui."

 

Les avocats de Mullins ont fait une déclaration en son nom et en celui de sa famille pour exprimer "leur plus grande sympathie" à la famille de Prince, "dont la mort fut une tragédie à bien des niveaux, nous le reconnaissons tous." Toujours selon cette déclaration: "Aujourd’hui, nous reconnaissons qu’il nous faut nous montrer plus civilisés et compatissants les uns envers les autres dans la vie de tous les jours. … Le bureau du procureur général du nord-ouest reconnaît également qu’on fait payer trop cher pour ces questions."

 

Elizabeth Scheibel, le procureur général qui s’est occupée de l’affaire au début et qui a depuis quitté le bureau, n’est pas d’accord. Dans une déclaration, elle considère les charges comme "appropriées." Le nouveau procureur général, David Sullivan, a également défendu les charges lors d’une conférence de presse.

 

Et cependant la question demeure: si les procureurs pensaient qu’ils pouvaient prouver que les cinq ados accuses de violation des droits civils ont cause le suicide de Phoebe, pourquoi ont-ils laissé ces gosses en liberté sous surveillance et, à l’exception de l’un d’eux (Sean Mulveyhill), avec la promesse d’un casier judiciaire blanchi? S’ils ne pensaient pas pouvoir le prouver, pourquoi une accusation aussi brutale et qui attirait autant l’attention?

 

Selon l’American Bar Association (association américaine du barreau), les procureurs ne devraient porter des accusations que quand ils savant qu’ils disposent de preuves suffisantes pour les appuyer.* Depuis plus d’un an que je couvre cette affaire, il est difficile pour moi de concilier ce devoir avec la façon dont ces cas se sont déroulés. "Si on harcèle quelqu’un à mort, c’est un meurtre," m’a expliqué Joseph Kennedy, professeur de droit criminel à l’université de Chapel Hill, en Caroline du Nord, quand je l’ai appelé plus tôt cette semaine. "Mais si on harcèle quelqu’un, que cette personne se tue et que ce n’est pas quelque chose que vous aviez anticipé, ce n’est pas un crime." Même si le bureau du procureur d’arrondissement ne le dira pas, la résolution de cette semaine signifie peut-être que les procureurs ont dû accepter cette affirmation.

 

 

Correction, 9 mai 2011: A l’origine, cette phrase disait que "l’éthique oblige les procureurs à n’amener des charges qu’ils peuvent prouver dans la limite d’un doute raisonnable." Selon les normes éthiques de l’état du Massachusetts, les procureurs peuvent porter des accusations qui sont soutenues par une cause probable. L’association du barreau d’Amérique met la barre plus haut.

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 08:30

La médiation est un processus coopératif qui facilite la résolution non violente d’un conflit ou le prévient par l’intermédiaire d’un tiers appelé médiateur. Cette méthode est déjà utilisée en France, dans certains lycées.

 

Plus d'information via ce lien.

 

Un grand merci à Naprous pour m'avoir transmis cette information.

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 09:22

Quand on veut avertir une école que son enfant est harcelé ou doit subir des brimades ou des actes de violence, on peut être pris au dépourvu et avoir du mal à trouver ses mots à l'écrit. Voici un modèle de courrier dont vous pouvez vous inspirer :

 

 

 

[Prénom][NOM]

[Adresse1]

[Code Postal] [VILLE]

Tél. : 01.23.45.67.89

[Nom Destinataire]

                                                                                  [Adresse Destinataire]

                                                                                  [Code Postal] [VILLE]

 

 

 

 

Lieu, date

 

Objet : Harcèlement entre élèves

 

Madame la directrice/Monsieur le directeur,

 

 

Ainsi que j'ai pu vous le signaler de vive voix lors de notre dernier entretien du [date], mon enfant, [nom], scolarisé(e) dans la classe [nom de la classe], subit depuis plusieurs mois un véritable harcèlement de la part de ses camarades, [noms].

 

Pourtant, la loi du 4 août 2014 protège les enfants et les faits sont punis qu'ils aient lieu ou non dans les bâtiments de l'école.

 

Malheureusement, je m'inquiète beaucoup car la réalité du quotidien de mon enfant est devenue toute autre depuis qu’il/elle doit se rendre à l’école en présence de [noms]. Il/Elle fait régulièrement l'objet de brimades, de réflexions et d'intimidations visant à l'humilier et à le/la dévaloriser. En outre, [description des brimades].

 

Comme mon fils/ma fille est de nature très pacifique, il/elle a déjà essayé à maintes reprises de résoudre lui-même/elle-même le problème en dialoguant. Malheureusement, cela n’a pas marché car [noms] refusent toute tentative de dialogue.

 

Par la présente, je sollicite votre intervention afin d'informer les parents de [noms] de ces pratiques et de demander une enquête pour établir la réalité de ces faits.

 

Je tiens bien sûr à votre disposition les preuves de ce harcèlement.

 

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes respectueuses salutations.

 

 

 

 

Signature

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 15:07

Bonjour,


Je suis journaliste à La Chaîne Parlementaire. Nous préparons une émission de débat sur le harcèlement et la violence entre élèves à l'école. Je suis à la recherche d'un témoignage, un élève victime et ses parents ( primaire et collège ) L'anonymat peut être respecté ( floutage des visages )

Merci d'avance


Cordialement


Marion Lefebvre m.lefebvre@lcpan.fr / 01 40 63 90 97

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 15:29

Le magazine Sélection du Reader’s Digest recherche des témoignages anonymes ou non de personnes qui donneraient leur accord et qui puissent être jointes par téléphone.

 

Evidemment elles auront un accès à l’article avant parution pour relecture et éventuellement modification.

 

Le cœur du sujet est le cyber-harcèlement sur Internet et plus particulièrement les blogs et Facebook.

 

Si vous êtes intéressés, merci de me contacter par message privé, je transmettrai.

 

Bonne journée.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 14:01

phoebe.jpg

 

 

Elle s'appelait Phoebe.

Ses parents venaient de quitter leur Irlande natale pour s'installer aux Etats-Unis avec leurs cinq enfants. Phoebe, inscrite au lycée, s’était fait des tas de copains. On la disait mignonne, futée, gentille comme tout.

Mais les problèmes commencèrent le jour où le capitaine de l'équipe de football du lycée, Sean Mulveyhill, invita Phoebe à sortir avec lui, vers la fin de l'année 2009. Il avait déjà une petite copine, Kayla Narey, mais il s’était abstenu de le lui dire. Phoebe rompit vite avec lui. Cependant, il était trop tard.

Vous avez déjà vu une de ces séries américaines où les pom-pom-girls sans cervelle s'acharnent sur la fille intelligente de service ? (mes excuses aux pom-pom-girls du monde réel) C'est ce qui se passa pour la pauvre Phoebe. Sa vie au lycée – et sur Internet car les pestes du lycée eurent vite fait de repérer sa page Facebook – devint un enfer.

Les surveillants et les autres élèves voyaient bien ce qui se passait, mais ils ne dénonçaient rien. Sean ne prit jamais sa défense, bien au contraire. Un jour, Phoebe s’entendit traiter plusieurs fois de « salope irlandaise ». En rentrant chez elle à pieds, elle fut agressée par une des garces qui lui balança une canette de boisson à la tête depuis sa voiture. Quand la petite sœur de Phoebe rentra chez elle à son tour, elle trouva sa sœur de quinze ans pendue dans son placard. Phoebe souffrait tellement que la mort lui semblait plus supportable.

Par la suite, la mère de Phoebe décida de faire un procès à ceux qui ont pourri la vie de leur fille. Six mineurs en tout. Le procès a eu lieu récemment, avec des résultats qui me laissent sans voix.

C’est tellement triste qu’il faille que quelqu’un meure pour que les gens se rendent compte que le harcèlement est quelque chose d’inacceptable…

 

Des liens ici et ici.

 

 

Retour au mémorial

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 15:14

Une recherche menée par l'Unicef et dirigée par Eric Debarbieux et Georges Fotinos, évalue à un enfant sur dix le nombre d'élèves subissant un harcèlement répété à l'école.

 

La suite se trouve ici...

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 15:13

Les enfants qui ont un profil de harceleur cachent souvent très bien leur jeu. En général, ils feignent l’innocence quand les adultes responsables sont dans les parages pour commettre des actes inacceptables dès que ceux-ci ont le dos tourné. Si votre enfant harcèle, ne comptez pas sur lui pour venir vous l’avouer.

 

J’ai trouvé sur cette page une liste de caractéristiques qu’on retrouve souvent chez les enfants et les adolescents qui ont un profil de harceleurs. A vous d’en faire ce que vous voulez. Et si vous savez de source sûre que votre enfant harcèle, cette page est pour vous.

 

 

 

Voici la liste :

 

 

  1. Il/Elle vous désobéit régulièrement ;

 

  1. Il/Elle a mauvais caractère ou est impulsif/ve ;

 

  1. Ses enseignants se plaignent de la façon dont il/elle perturbe les cours ;

 

  1. Il/Elle aime les jeux vidéos, musiques ou films violents ;

 

  1. Il/Elle manifeste un manque de chaleur humaine envers ses frères et sœurs ou ses parents ;

 

  1. Il/Elle se montre facilement frustré(e) ;

 

  1. Il/Elle a déjà séché les cours ;

 

  1. La figure qui représente l’autorité dans sa vie se montre franchement laxiste ou extrêmement sévère ;

 

  1. Il/Elle est souvent laissé(e) seul(e) ;

 

  1. Il/Elle a déjà été blessé(e) au cours d’une bagarre ;

 

  1. Il/Elle s’oppose régulièrement à vous et se dispute avec vous ;

 

  1. Il/Elle a déjà été renvoyé(e) de l’école pour s’être bagarré(e) ;

 

  1. Il/Elle a déjà volé (des biens, de l’argent…), que ce soit à vous ou à d’autres personnes ;

 

  1. Il/Elle a déjà détruit des biens qui vous appartenaient ou qui appartenaient à d’autres personnes ;

 

  1. Il/Elle mime des scènes violentes qu’il/elle a vues dans des films ou des jeux vidéos.
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 15:04

Très franchement, je ne sais pas du tout comment je réagirais si j’avais un enfant et si j’apprenais que mon enfant harcèle ses camarades.

 

A défaut de conseils plus personnels, je vous traduis cette page du site anglophone Bullying UK, que je recommande.

 

 

Votre première réaction peut être l’incrédulité. Vous pouvez avoir du mal à croire que votre fils ou fille au comportement correct est accusé(e) de harcèlement.

 

Vous pouvez vous attendre à ce qu’ils le nient.

Mais avant de rejeter cette pensée, écoutez ce que l’école a à vous dire. Les parents se plaignent rarement auprès de l’école dès que le harcèlement commence. Le malheur s’est généralement installé depuis pas mal de temps. Parfois, la cible a dû s’éloigner de l’école à cause de la peur et peut se sentir tellement désemparé(e) qu’il/elle a eu besoin d’une aide médicale.

 

Vous devez prendre au sérieux ce que dit l’école et travailler avec son personnel pour trouver une solution. Il arrive parfois que des gens soient injustement accusés de harcèlement mais une enquête minutieuse devrait le révéler.

 

Sanctions

Les sanctions contre votre enfant peuvent inclure un avertissement, une punition, une exclusion temporaire ou permanence (expulsion). Un incident unique et violent qui met en danger un autre élève peut entrainer une expulsion.

 

Vous pouvez trouver utile de demander une copie de la politique anti-harcèlement de l’école (s’il y en a une) afin de la lire avec votre enfant.

 

 

Conseils personnels : vous pouvez vous promener sur les liens à droite. Ils conduisent vers d’autres sites sur le harcèlement scolaire, que je recommande. Cet article aussi est très intéressant.

 

Prenez le problème au sérieux. Contrairement à ce qu’on croit parfois, le harcèlement entre élèves est un problème grave. Ça n’a rien à voir avec de petites chamailleries.

 

Emmenez votre enfant voir un psy, il n’y a absolument aucun mal à cela, au contraire. Un suivi psychologique peut prendre pas mal de temps mais il s'agit à la fois du bien-être de votre enfant et de ceux des autres.

 

Bon courage !

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 17:45

Bonjour,



J’ai été souffre-douleur de la sixième jusqu’au lycée. C'est-à-dire que rares furent les jours sans craindre, sans avoir peur, sans avoir mal au ventre. Une véritable guerre !

A mon avis, tout commence avec les règles de bonne conduite que l’on nous impose de respecter dès le plus jeune âge : « Ne réponds pas aux profs car ils te grondent pour ton bien», « ne fait pas de mal à tes copains » bref, on nous apprend et nous impose le respect. Le souffre-douleur est le plus souvent honnête avec ces mignons principes que lui imposent ses parents et les autres adultes.
C’est bien là le problème ! Les grands connaissent-ils ce que subissent leurs petits à l’école de leurs camarades de classe, voir de leurs profs ? La réponse est non ! J’en sais quelque chose et donc je signe et je persiste : Non, peu de grands savent ce que subissent les petits.

Quand, je suis arrivé en classe de CE2, ma maitresse me martyrisais quotidiennement quand je faisais quelque chose quelque soit cette chose. Lorsque je faisais un devoir, que je lui rendais la copie et que je ne comprenais pas ce qu’elle tentait de m’expliquer, j’avais le droit à des baffes et elles étaient fortes. Ou bien, elle me traitait de cinglé, moi un môme de huit ans. Comme si l’on est obligé d’être clair d’esprit à cet âge ! Il y avait donc violence physique et verbale agressive sur mineur. Cela suffisait largement pour la suspendre de ses fonctions et je n’en ai pas parlé pendant des années. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’on me disait que je méritais ces punitions, qu’elle faisait cela pour mon bien ou que je raconte des conneries et, on me rappelait sans cesse d’obéir scrupuleusement aux règles du respect. On est bel est bien comme à l’armée. Lorsque l’on est un enfant on ne peut que croire ces âneries et on subit en pensant qu’on l’a cherché.

Mes années suivantes en primaires ne se sont pas mal passées mais le souvenir de ce que j’ai subit en CE2 est resté bien présent dans mon esprit jusqu’à aujourd’hui.

De mon entrée au collège jusqu’en classe de troisième, un problème supplémentaire s’est ajouté aux profs : c’était mes collègues de classe.

C’est en effet là que j’ai appris à connaitre les durs à cuire, les caïds, ceux qui dominaient. En général, ce sont eux qui mènent les brimades (garçon d’abord mais les filles s’y joignent). Et peu importe pour les profs que cela se déroule sous leurs yeux car ils se contentent de donner leurs cours et rien d’autre. On se croirait à la Mafia avec les parrains qui dominent parce qu’ils ont plus d’hommes, les autres qui laissent faire car ils sont plus faibles et donc plus influencés et, les autorités corrompues : Là au lieu des flics et des juges, c’étaient les profs. Bref, une véritable Mafia ! Et cela n’a rien à voir avec le romantisme de certains films !

Quelle perte de temps pour le personnel éducatif ! En effet à quoi bon tenter d’enseigner si l’on ne repère pas ce que subissent certains élèves ? Tout ce qu’on tente d’apprendre aux victimes ne leur sert à rien ! Dans la plupart des cas, l’élève souffre-douleur ne réussit pas à obtenir de bons résultats car il manque de confiance en lui-même et il sera donc d’autant plus victime de brimades compte tenu de ses résultats car pour les autres, ses mauvais résultats ne viennent que de lui-même. Il passera pour le con de la classe et subira insultes, moqueries, y compris de certains professeurs, comme si l’on n’avait pas assez à subir des bourreaux ! Tout cela ne fera qu’aggraver son cas (ce que j’ai subit) : Pas d’amélioration des résultats, décrochage scolaire et absentéisme car enfin, entre subir des humiliations à l’école ou rester au chaud à la maison, le choix est vite fait ! Moi, j’ai choisit la maison.

Quel est le quotidien de nombreux souffre-douleurs ?

Lorsque l’on se lève, on a déjà mal au ventre car avant d’être allé se coucher, on n’a pas cessé d’avoir peur de ce qui allait nous arriver le lendemain. Et l’on est traité de peureux ou de fainéant.

Lorsque l’on arrive à proximité de l’établissement, on y entre le plus tard possible pour retarder les premières railleries.

En classe, il y a toujours quelqu’un qui se trouve devant ou derrière ou sur les cotés ou de partout pour vous embêter discrètement sans que le prof intervienne et les autres, voyant ce qui se passe en rigolent. Pire, ils participent à la raillerie.

Pourquoi ne pas demander de l’aide au prof ? Il y a plusieurs réponses :

-On a peur des représailles. On peut toujours recevoir plus d’humiliations durant l’intercours. Moi, ca m’est souvent arrivé et, lorsque le prof du cours suivant arrivait, je me faisais engueuler parce que je bougeais pour me défendre alors que j’étais la victime. Le prof étant plus du coté des bourreaux, l’humiliation était pire et les rires moqueurs étaient plus nombreux et plus intenses.
A ce moment là on est vraiment seul face aux autres puisque même le prof fait partie des bourreaux.

-On a peur d’être insulté de « balance ». En effet, la loi du silence s’impose.

-On sait que si le prof intervient, il ne se contentera que d’un sage rappel au calme, de faire moins de bruit. Est ce vraiment suffisant ?

-On peut être traité de peureux, et être peureux est aux yeux des autres un défaut, un aveu de faiblesse, là ou la loi du plus fort l’emporte.

-On a peur de perdre les rares copains que l’on a. Ils peuvent en effet être influencés par les bourreaux et avoir honte d’être du coté de la victime.

-On ne veut tout simplement pas subir davantage d’humiliations. On en a déjà assez comme ça.

Mais le plus souvent tous ces facteurs se combinent et c’est largement plus efficace que de mettre un sparadrap sur la bouche.



A midi, on évite de manger au self. Mieux vaut être externe ou se planquer à midi pour souffler un peu avant de retourner dans cet enfer car si l’on mange au self, on a le droit aux entartrages, aux insultes : « tiens regardes l’autre con en train de manger. », « Qu’est ce que tu fous à coté de moi, vas y casses toi, tu ne manges pas à coté de moi ! ». Les autres font de même et rigolent haut et fort. L’effet de contagion est là !

Lorsqu’il y a récré il vaut mieux se planquer à un endroit isolé ou l’on ne sera pas repéré, car si l’on s’expose pendant la récré, on sait ce que l’on risque (moqueries, humiliation devant tout le monde…).On le sait car on a est habitué a cela.

La fin de la journée est le meilleur moment car le calvaire prend officiellement fin. Il s’agit de sortir de l’établissement en vitesse si l’on ne veut pas être bousculé ou moqué dans la rue.

Il y a également autre chose de pénible : C’est de voir les autres et surtout les bourreaux réussir à être heureux, à se faire respecter alors qu’ils ne respectent pas les plus fragiles, réussir à draguer alors que les victimes sont tellement fragilisées et tellement dévalorisées qu’elles ne peuvent pas. C’est ainsi une partie importante de la jeunesse sinon essentielle qui est gâchée et ca, les victimes ne l’oublient pas.



Pourquoi ne pas en parler aux parents ?

Lorsque l’on est humilié on a honte de soi même et on se sent dévalorisé. On pense que si l’on en parle aux parents, cela les attristera car ils sont attachés à nous. Pire, on se sentira honteux d’être humilié.



Cela n’est bien sur pas sans conséquences sur la vie adulte car lorsque l’on a été humilié, dévalorisé on n’a plus confiance aux gens, on ne sait pas comment leur parler, on a toujours peur d’être rejeté, et ca arrive assez souvent. L’ancien bouc émissaire risque de le rester encore longtemps et de rester solitaire.



Tout cela marque à vie et l’on aurait tort de ne prendre en compte que les jeunes qui sont souffre-douleurs sur le moment. Il faut également s’occuper de ceux qui ont été souffre-douleur pour faire
en sorte à ce que ce genre de drame ne soit plus qu’une parenthèse dans leur vie.

QUEL IMMENSE GACHIS!



Ces années décrites vont de 1996 à 1999.
Cela a bien sûr des conséquences sur la vie adulte de bien des souffre-douleurs car quand on grandit, notre construction et notre façon d’agir se font sur les rapports que l’on a avec autrui.
Evidemment, il y a les souvenirs qui marquent et l’on se dit que notre vie de jeunesse aurait pu être meilleure et que l’on a perdu des années durant lesquelles on aurait du être heureux. Mais plus encore, hormis ces regrets, on a toujours peur que lorsque l’on commence une relation avec une personne (professionnelle ou amicale ou autre chose), ça recommence. Et bien souvent, ca recommence parce que l’on appréhende nos rapports avec autrui et, pour ne pas prendre ce risque, au lieu de se défendre on reste replié et non offensif. Les autres deviennent ainsi dominants et sans gène.
Bref, ça continue, rien ne change par rapport à la période école. Et puis, sachez qu’il n’y a pas d’âge pour être souffre-douleur.

Actuellement, ce n’est plus le cas pour moi car je suis devenu plus offensif lorsque l’on m’attaque (qu'on vienne me chercher maintenant !) et puis, je maitrise bien le domaine dans lequel je travaille, ce qui fait que je suis �

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