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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 15:29

Le magazine Sélection du Reader’s Digest recherche des témoignages anonymes ou non de personnes qui donneraient leur accord et qui puissent être jointes par téléphone.

 

Evidemment elles auront un accès à l’article avant parution pour relecture et éventuellement modification.

 

Le cœur du sujet est le cyber-harcèlement sur Internet et plus particulièrement les blogs et Facebook.

 

Si vous êtes intéressés, merci de me contacter par message privé, je transmettrai.

 

Bonne journée.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 14:01

phoebe.jpg

 

 

Elle s'appelait Phoebe.

Ses parents venaient de quitter leur Irlande natale pour s'installer aux Etats-Unis avec leurs cinq enfants. Phoebe, inscrite au lycée, s’était fait des tas de copains. On la disait mignonne, futée, gentille comme tout.

Mais les problèmes commencèrent le jour où le capitaine de l'équipe de football du lycée, Sean Mulveyhill, invita Phoebe à sortir avec lui, vers la fin de l'année 2009. Il avait déjà une petite copine, Kayla Narey, mais il s’était abstenu de le lui dire. Phoebe rompit vite avec lui. Cependant, il était trop tard.

Vous avez déjà vu une de ces séries américaines où les pom-pom-girls sans cervelle s'acharnent sur la fille intelligente de service ? (mes excuses aux pom-pom-girls du monde réel) C'est ce qui se passa pour la pauvre Phoebe. Sa vie au lycée – et sur Internet car les pestes du lycée eurent vite fait de repérer sa page Facebook – devint un enfer.

Les surveillants et les autres élèves voyaient bien ce qui se passait, mais ils ne dénonçaient rien. Sean ne prit jamais sa défense, bien au contraire. Un jour, Phoebe s’entendit traiter plusieurs fois de « salope irlandaise ». En rentrant chez elle à pieds, elle fut agressée par une des garces qui lui balança une canette de boisson à la tête depuis sa voiture. Quand la petite sœur de Phoebe rentra chez elle à son tour, elle trouva sa sœur de quinze ans pendue dans son placard. Phoebe souffrait tellement que la mort lui semblait plus supportable.

Par la suite, la mère de Phoebe décida de faire un procès à ceux qui ont pourri la vie de leur fille. Six mineurs en tout. Le procès a eu lieu récemment, avec des résultats qui me laissent sans voix.

C’est tellement triste qu’il faille que quelqu’un meure pour que les gens se rendent compte que le harcèlement est quelque chose d’inacceptable…

 

Des liens ici et ici.

 

 

Retour au mémorial

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 15:14

Une recherche menée par l'Unicef et dirigée par Eric Debarbieux et Georges Fotinos, évalue à un enfant sur dix le nombre d'élèves subissant un harcèlement répété à l'école.

 

La suite se trouve ici...

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 15:13

Les enfants qui ont un profil de harceleur cachent souvent très bien leur jeu. En général, ils feignent l’innocence quand les adultes responsables sont dans les parages pour commettre des actes inacceptables dès que ceux-ci ont le dos tourné. Si votre enfant harcèle, ne comptez pas sur lui pour venir vous l’avouer.

 

J’ai trouvé sur cette page une liste de caractéristiques qu’on retrouve souvent chez les enfants et les adolescents qui ont un profil de harceleurs. A vous d’en faire ce que vous voulez. Et si vous savez de source sûre que votre enfant harcèle, cette page est pour vous.

 

 

 

Voici la liste :

 

 

  1. Il/Elle vous désobéit régulièrement ;

 

  1. Il/Elle a mauvais caractère ou est impulsif/ve ;

 

  1. Ses enseignants se plaignent de la façon dont il/elle perturbe les cours ;

 

  1. Il/Elle aime les jeux vidéos, musiques ou films violents ;

 

  1. Il/Elle manifeste un manque de chaleur humaine envers ses frères et sœurs ou ses parents ;

 

  1. Il/Elle se montre facilement frustré(e) ;

 

  1. Il/Elle a déjà séché les cours ;

 

  1. La figure qui représente l’autorité dans sa vie se montre franchement laxiste ou extrêmement sévère ;

 

  1. Il/Elle est souvent laissé(e) seul(e) ;

 

  1. Il/Elle a déjà été blessé(e) au cours d’une bagarre ;

 

  1. Il/Elle s’oppose régulièrement à vous et se dispute avec vous ;

 

  1. Il/Elle a déjà été renvoyé(e) de l’école pour s’être bagarré(e) ;

 

  1. Il/Elle a déjà volé (des biens, de l’argent…), que ce soit à vous ou à d’autres personnes ;

 

  1. Il/Elle a déjà détruit des biens qui vous appartenaient ou qui appartenaient à d’autres personnes ;

 

  1. Il/Elle mime des scènes violentes qu’il/elle a vues dans des films ou des jeux vidéos.
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 15:04

Très franchement, je ne sais pas du tout comment je réagirais si j’avais un enfant et si j’apprenais que mon enfant harcèle ses camarades.

 

A défaut de conseils plus personnels, je vous traduis cette page du site anglophone Bullying UK, que je recommande.

 

 

Votre première réaction peut être l’incrédulité. Vous pouvez avoir du mal à croire que votre fils ou fille au comportement correct est accusé(e) de harcèlement.

 

Vous pouvez vous attendre à ce qu’ils le nient.

Mais avant de rejeter cette pensée, écoutez ce que l’école a à vous dire. Les parents se plaignent rarement auprès de l’école dès que le harcèlement commence. Le malheur s’est généralement installé depuis pas mal de temps. Parfois, la cible a dû s’éloigner de l’école à cause de la peur et peut se sentir tellement désemparé(e) qu’il/elle a eu besoin d’une aide médicale.

 

Vous devez prendre au sérieux ce que dit l’école et travailler avec son personnel pour trouver une solution. Il arrive parfois que des gens soient injustement accusés de harcèlement mais une enquête minutieuse devrait le révéler.

 

Sanctions

Les sanctions contre votre enfant peuvent inclure un avertissement, une punition, une exclusion temporaire ou permanence (expulsion). Un incident unique et violent qui met en danger un autre élève peut entrainer une expulsion.

 

Vous pouvez trouver utile de demander une copie de la politique anti-harcèlement de l’école (s’il y en a une) afin de la lire avec votre enfant.

 

 

Conseils personnels : vous pouvez vous promener sur les liens à droite. Ils conduisent vers d’autres sites sur le harcèlement scolaire, que je recommande. Cet article aussi est très intéressant.

 

Prenez le problème au sérieux. Contrairement à ce qu’on croit parfois, le harcèlement entre élèves est un problème grave. Ça n’a rien à voir avec de petites chamailleries.

 

Emmenez votre enfant voir un psy, il n’y a absolument aucun mal à cela, au contraire. Un suivi psychologique peut prendre pas mal de temps mais il s'agit à la fois du bien-être de votre enfant et de ceux des autres.

 

Bon courage !

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 17:45

Bonjour,



J’ai été souffre-douleur de la sixième jusqu’au lycée. C'est-à-dire que rares furent les jours sans craindre, sans avoir peur, sans avoir mal au ventre. Une véritable guerre !

A mon avis, tout commence avec les règles de bonne conduite que l’on nous impose de respecter dès le plus jeune âge : « Ne réponds pas aux profs car ils te grondent pour ton bien», « ne fait pas de mal à tes copains » bref, on nous apprend et nous impose le respect. Le souffre-douleur est le plus souvent honnête avec ces mignons principes que lui imposent ses parents et les autres adultes.
C’est bien là le problème ! Les grands connaissent-ils ce que subissent leurs petits à l’école de leurs camarades de classe, voir de leurs profs ? La réponse est non ! J’en sais quelque chose et donc je signe et je persiste : Non, peu de grands savent ce que subissent les petits.

Quand, je suis arrivé en classe de CE2, ma maitresse me martyrisais quotidiennement quand je faisais quelque chose quelque soit cette chose. Lorsque je faisais un devoir, que je lui rendais la copie et que je ne comprenais pas ce qu’elle tentait de m’expliquer, j’avais le droit à des baffes et elles étaient fortes. Ou bien, elle me traitait de cinglé, moi un môme de huit ans. Comme si l’on est obligé d’être clair d’esprit à cet âge ! Il y avait donc violence physique et verbale agressive sur mineur. Cela suffisait largement pour la suspendre de ses fonctions et je n’en ai pas parlé pendant des années. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’on me disait que je méritais ces punitions, qu’elle faisait cela pour mon bien ou que je raconte des conneries et, on me rappelait sans cesse d’obéir scrupuleusement aux règles du respect. On est bel est bien comme à l’armée. Lorsque l’on est un enfant on ne peut que croire ces âneries et on subit en pensant qu’on l’a cherché.

Mes années suivantes en primaires ne se sont pas mal passées mais le souvenir de ce que j’ai subit en CE2 est resté bien présent dans mon esprit jusqu’à aujourd’hui.

De mon entrée au collège jusqu’en classe de troisième, un problème supplémentaire s’est ajouté aux profs : c’était mes collègues de classe.

C’est en effet là que j’ai appris à connaitre les durs à cuire, les caïds, ceux qui dominaient. En général, ce sont eux qui mènent les brimades (garçon d’abord mais les filles s’y joignent). Et peu importe pour les profs que cela se déroule sous leurs yeux car ils se contentent de donner leurs cours et rien d’autre. On se croirait à la Mafia avec les parrains qui dominent parce qu’ils ont plus d’hommes, les autres qui laissent faire car ils sont plus faibles et donc plus influencés et, les autorités corrompues : Là au lieu des flics et des juges, c’étaient les profs. Bref, une véritable Mafia ! Et cela n’a rien à voir avec le romantisme de certains films !

Quelle perte de temps pour le personnel éducatif ! En effet à quoi bon tenter d’enseigner si l’on ne repère pas ce que subissent certains élèves ? Tout ce qu’on tente d’apprendre aux victimes ne leur sert à rien ! Dans la plupart des cas, l’élève souffre-douleur ne réussit pas à obtenir de bons résultats car il manque de confiance en lui-même et il sera donc d’autant plus victime de brimades compte tenu de ses résultats car pour les autres, ses mauvais résultats ne viennent que de lui-même. Il passera pour le con de la classe et subira insultes, moqueries, y compris de certains professeurs, comme si l’on n’avait pas assez à subir des bourreaux ! Tout cela ne fera qu’aggraver son cas (ce que j’ai subit) : Pas d’amélioration des résultats, décrochage scolaire et absentéisme car enfin, entre subir des humiliations à l’école ou rester au chaud à la maison, le choix est vite fait ! Moi, j’ai choisit la maison.

Quel est le quotidien de nombreux souffre-douleurs ?

Lorsque l’on se lève, on a déjà mal au ventre car avant d’être allé se coucher, on n’a pas cessé d’avoir peur de ce qui allait nous arriver le lendemain. Et l’on est traité de peureux ou de fainéant.

Lorsque l’on arrive à proximité de l’établissement, on y entre le plus tard possible pour retarder les premières railleries.

En classe, il y a toujours quelqu’un qui se trouve devant ou derrière ou sur les cotés ou de partout pour vous embêter discrètement sans que le prof intervienne et les autres, voyant ce qui se passe en rigolent. Pire, ils participent à la raillerie.

Pourquoi ne pas demander de l’aide au prof ? Il y a plusieurs réponses :

-On a peur des représailles. On peut toujours recevoir plus d’humiliations durant l’intercours. Moi, ca m’est souvent arrivé et, lorsque le prof du cours suivant arrivait, je me faisais engueuler parce que je bougeais pour me défendre alors que j’étais la victime. Le prof étant plus du coté des bourreaux, l’humiliation était pire et les rires moqueurs étaient plus nombreux et plus intenses.
A ce moment là on est vraiment seul face aux autres puisque même le prof fait partie des bourreaux.

-On a peur d’être insulté de « balance ». En effet, la loi du silence s’impose.

-On sait que si le prof intervient, il ne se contentera que d’un sage rappel au calme, de faire moins de bruit. Est ce vraiment suffisant ?

-On peut être traité de peureux, et être peureux est aux yeux des autres un défaut, un aveu de faiblesse, là ou la loi du plus fort l’emporte.

-On a peur de perdre les rares copains que l’on a. Ils peuvent en effet être influencés par les bourreaux et avoir honte d’être du coté de la victime.

-On ne veut tout simplement pas subir davantage d’humiliations. On en a déjà assez comme ça.

Mais le plus souvent tous ces facteurs se combinent et c’est largement plus efficace que de mettre un sparadrap sur la bouche.



A midi, on évite de manger au self. Mieux vaut être externe ou se planquer à midi pour souffler un peu avant de retourner dans cet enfer car si l’on mange au self, on a le droit aux entartrages, aux insultes : « tiens regardes l’autre con en train de manger. », « Qu’est ce que tu fous à coté de moi, vas y casses toi, tu ne manges pas à coté de moi ! ». Les autres font de même et rigolent haut et fort. L’effet de contagion est là !

Lorsqu’il y a récré il vaut mieux se planquer à un endroit isolé ou l’on ne sera pas repéré, car si l’on s’expose pendant la récré, on sait ce que l’on risque (moqueries, humiliation devant tout le monde…).On le sait car on a est habitué a cela.

La fin de la journée est le meilleur moment car le calvaire prend officiellement fin. Il s’agit de sortir de l’établissement en vitesse si l’on ne veut pas être bousculé ou moqué dans la rue.

Il y a également autre chose de pénible : C’est de voir les autres et surtout les bourreaux réussir à être heureux, à se faire respecter alors qu’ils ne respectent pas les plus fragiles, réussir à draguer alors que les victimes sont tellement fragilisées et tellement dévalorisées qu’elles ne peuvent pas. C’est ainsi une partie importante de la jeunesse sinon essentielle qui est gâchée et ca, les victimes ne l’oublient pas.



Pourquoi ne pas en parler aux parents ?

Lorsque l’on est humilié on a honte de soi même et on se sent dévalorisé. On pense que si l’on en parle aux parents, cela les attristera car ils sont attachés à nous. Pire, on se sentira honteux d’être humilié.



Cela n’est bien sur pas sans conséquences sur la vie adulte car lorsque l’on a été humilié, dévalorisé on n’a plus confiance aux gens, on ne sait pas comment leur parler, on a toujours peur d’être rejeté, et ca arrive assez souvent. L’ancien bouc émissaire risque de le rester encore longtemps et de rester solitaire.



Tout cela marque à vie et l’on aurait tort de ne prendre en compte que les jeunes qui sont souffre-douleurs sur le moment. Il faut également s’occuper de ceux qui ont été souffre-douleur pour faire
en sorte à ce que ce genre de drame ne soit plus qu’une parenthèse dans leur vie.

QUEL IMMENSE GACHIS!



Ces années décrites vont de 1996 à 1999.
Cela a bien sûr des conséquences sur la vie adulte de bien des souffre-douleurs car quand on grandit, notre construction et notre façon d’agir se font sur les rapports que l’on a avec autrui.
Evidemment, il y a les souvenirs qui marquent et l’on se dit que notre vie de jeunesse aurait pu être meilleure et que l’on a perdu des années durant lesquelles on aurait du être heureux. Mais plus encore, hormis ces regrets, on a toujours peur que lorsque l’on commence une relation avec une personne (professionnelle ou amicale ou autre chose), ça recommence. Et bien souvent, ca recommence parce que l’on appréhende nos rapports avec autrui et, pour ne pas prendre ce risque, au lieu de se défendre on reste replié et non offensif. Les autres deviennent ainsi dominants et sans gène.
Bref, ça continue, rien ne change par rapport à la période école. Et puis, sachez qu’il n’y a pas d’âge pour être souffre-douleur.

Actuellement, ce n’est plus le cas pour moi car je suis devenu plus offensif lorsque l’on m’attaque (qu'on vienne me chercher maintenant !) et puis, je maitrise bien le domaine dans lequel je travaille, ce qui fait que je suis �

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 16:43

Je suis une mamie à la retraite. Les mercredis, je garde mes deux petits enfants ainsi que deux petites voisines.
Mercredi dernier, ma petite fille et l'une de mes petites voisines, qui sont toutes les deux en CM2 dans la même école, m'ont raconté ce que l'ensemble des élèves de leur classe, surtout les filles, faisaient subir à l’une de leur camarade et j'ai été scandalisée, catastrophée, épouvantée. C'est inimaginable ! Je ne croyais pas que cela pouvait exister au XXIème siècle !
J'ai élevé mes 4 enfants, j'ai moi-même fait des études assez longues pour une personne de mon âge et je n'ai jamais connu une telle situation ni pour moi-même ni pour mes enfants. Notre monde va de plus en plus mal !

Cette petite élève est apparemment timide, sensible, fragile et introvertie. Aussi deux meneuses ont décidé d'en faire leur bouc-émissaire et l'ensemble de la classe les suit, garçons et filles.
Elle subit humiliations en tous genres, moqueries, insultes… elle est bousculée, tapée dans le dos et dans les jambes... on lui tire les cheveux, on lui vole ses affaires, on les détruit... et surtout elle est complètement isolée, personne ne lui parle, personne ne veut jouer avec elle et elle reste toute seule dans un coin à toutes les récréations. Des filles de la classe inventent des histoires abracadabrantes pour lui faire du tort (du style qu'elle fait pipi dans sa culotte ou qu'elle mange ses crottes de nez...) font courir de fausses rumeurs sur elle (du style qu'elle a déchiré la veste de l'un ou volé la gomme de l'autre...) afin de plaire aux deux meneuses. C'est un enchaînement de violences physiques et verbales.

Les parents de cette jeune fille sont allés trouver l'enseignante ainsi que la directrice de l'école. Ces deux dernières se sont contentées de convoquer les élèves incriminées pendant une récréation pour leur faire une toute petite leçon de morale qui n'a eu strictement aucun effet. A la sortie du bureau de la directrice, les meneuses ont dit aux autres que, non seulement elles n’allaient pas arrêter, mais qu’elles allaient même intensifier leurs actions contre leur victime. En effet, c'est ce qui se passe et ça devient de plus en plus dramatique.

Ma petite fille et ma petite voisine qui n'ont pas voulu entrer dans ce "jeu" pervers et cruel commencent elles aussi à en subir les conséquences néfastes. Lorsqu'elles se rapprochent de leur petite camarade, elles se font à leur tour exclure, insulter, bousculer et dernièrement elles ont reçu quelques coups. La majorité des élèves de CM2 font bloc autour des deux meneuses et les soutiennent en toutes circonstances. Ils vont même jusqu’à mentir effrontément pour les servir si bien que leurs parents se sont rangés à leur tour du côté des harceleuses et de leur famille.

Mon fils qui siège au conseil d’école m'a dit que le harcèlement entre élèves est un phénomène récurrent dans l'école de ma petite fille. Tous les ans cela se reproduit en CM2 (uniquement) avec une nouvelle classe. Chaque fois, c’est une véritable cabale qui est montée contre un élève et sa famille. Mon fils m’a affirmé que, bien sûr, il ne prenait pas part à cette folie mais qu’il se sentait impuissant face à ce problème parce que la directrice elle-même refusait d’en parler et d’en entendre parler.
Cette dernière est proche de la retraite. Elle semble vouloir terminer sa carrière en beauté sans faire de vagues alors elle se montre laxiste et fait un véritable déni de cette situation grave dans son école mais aussi du phénomène en lui-même. Elle prétend que, de tout temps, il y a toujours eu des querelles entre les enfants mais que le harcèlement entre élèves n’existe pas, que c’est une pure invention des médias en quête de sensationnel et de gens en souffrance cherchant à attirer l’attention sur eux.
De plus, elle aurait même une fâcheuse tendance à se ranger du côté du plus fort c’est-à-dire du côté des harceleurs et à faire porter tous les torts sur les victimes. Elle aurait même été vue en train de secouer une élève harcelée et de la disputer en hurlant devant la fenêtre ouverte de son bureau pendant une récréation pour que tous les autres élèves dans la cour l’entendent bien. Elle aurait fait cela sans doute dans le but de dissuader tout autre élève d’aller se plaindre si un jour il devient victime à son tour. Ces faits ont été rapportés par des enfants et malheureusement n'ont jamais pu être prouvés...

Je ne connais rien à ce problème de harcèlement entre élèves et jusqu'à mercredi dernier je ne me sentais même pas concernée. Depuis, j'ai passé la semaine à chercher sur internet des forums, des blogs, des sites traitant ce problème. J'ai l'impression que c'est encore un sujet tabou qui n'est même pas reconnu par le milieu enseignant. De plus, je n'ai trouvé dans ce domaine aucune association de défense et d'aide aux victimes et je pense que ce serait la première chose à faire car les familles de ces élèves harcelés ont bien du mal à se faire entendre et se sentent bien seules face au front qui se forme contre elles.

Mon témoignage ne servira sans doute à rien pourtant j'aimerais qu'il contribue à réveiller les consciences des parents des harceleurs et à faire que ceux-ci recadrent leur progéniture.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 15:21
  • Bonjour,
    Journaliste au Parisien-Aujourd'hui en France, je prépare une double-page sur le harcèlement à l'école publié demain dans nos colonnes à l'occasion de la sortie d'une étude de l'Unicef sur cette question.
  • Je suis à la recherche de témoins (parents et/ou enfants), idéalement en primaire ou au collège, qui pourraient nous raconter cet après-midi ou ce soir par téléphone les brimades vécues au quotidien.
  • Evidemment, l'anonymat peut être totalement respecté. Je suis joignable au XXXXX. (numéro effacé, appel à témoin terminé) 
  • Merci d'avance.
  • Cordialement.
  • Vincent Mongaillard

 

 

L'article peut être lu dès aujourd'hui, mardi 29 mars 2011 dans Le Parisien, en pages 2 et 3. Merci, Monsieur Mongaillard.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 17:27

Une émission sur le harcèlement entre élèves à l'école primaire à été diffusée par la radio Europe 1. L'appel à témoins est terminé.

 

Voici le lien. 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 15:28

Cette pétition, rédigée par le collectif contre le harcèlement scolaire, a pour but de lutter contre ce phénomène. Plus d'informations en cliquant sur le lien ci-dessous.

 

 

 

petition

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